La beauté, ce cadeau à double tranchant

La beauté comme motif de valorisation sociale.

Ce n’est un secret pour personne. La beauté est une vitrine. Comme une preuve concrète que l’on fait partie des personnes «élues par la vie». «Sélectionnées par la nature pour réussir».

La beauté physique est une chance supplémentaire de s’ouvrir des portes, certes. Un visage harmonieux et une silhouette agréable augmentent le capital confiance en soi dans certaines situations. Et la société, en mettant la beauté physique en avant comme n’importe quelle qualité ne rend pas particulièrement service. Comme je l’explique dans mon article sur la confiance en soi en soirée.

Les femmes ont un rapport au physique particulier. En effet il est LE plus important critère de valorisation sociale que nous ayons.

La raison est simplement qu’une femme, dès sa plus tendre enfance, est conditionnée pour plaire. C’est la première clause du contrat sociale que signe une petite fille en arrivant au monde.

L’un des buzz de cette année a été l’affaire des «bodys Petit-Bateaux». Ils ont été perçu comme sexistes. En effet ils portaient des adjectifs différents pour les deux sexes. Les petites filles portaient les adjectifs suivants: «Jolie, têtue, rigolote, douce gourmande coquette, amoureuse, mignonne, élégante, belle». Les petits garçons portaient les inscriptions: «Courageux, fort, fier, robuste, vaillant rusé, habile, déterminé, espiègle, cool». Si nous étions vierges d’à priori sur les caractères que doivent revêtir ces enfants, ils porteraient les mêmes adjectifs. Notez que sur le body de la petite fille, 5 mots ont attrait à l’apparence physique.

Être beau: Et après?

Mais si la beauté est une vitrine, elle n’est qu’ UNE vitrine. Miser sur cet unique atout, c’est miser sur un chouette emballage vide. Est-ce l’impression que vous avez envie de laisser ? De décevoir une fois le paquet-cadeau défait?

L’apparence physique est la première chose que l’on voit et certaines personnes ont, à ce jeu là, reçut des cartes plus faciles à jouer que d’autres. Mais comme tous les jeux de cartes, une combinaison gagnante au premier abord (joli minois + plastique parfaite) peut se retourner contre vous. C’est comme compter sur son unique chance insolente au poker. Vous vous ferez toujours battre par ceux qui ont pris la peine de développer leurs techniques de jeu.

C’est d’autant plus vrai que les personnes partantes avec un «mauvais jeu de départ» vont avoir à cœur de trouver d’autres techniques.

Prenez le temps de cultiver votre personnalité.

J’ai toujours été admirative des gens qui ne se laissent pas aller à la facilité. Et les personnes qui prennent la peine de s’élever intellectuellement et moralement alors qu’ils avaient déjà une arme à leur disposition sont à mes yeux les personnes les plus sexy qui soient.

Et ne me dites pas que votre physique avantageux est l’unique atout que vous ayez pour vous, je ne vous croirai pas. Et si c’est le cas pour l’instant, c’est une raison de plus pour agir.

Vous avez forcément un rêve, une qualité inexploitée, une envie à laquelle vous aspirez. Vous pouvez effectivement compter sur votre beauté pour obtenir gain de cause. Mais vous passerez a coté de bien des richesses.

Vous misez sur votre physique

Vous prenez le temps de développer votre talent

Vous passez la majorité de votre temps face à votre miroir à travailler l’effet «décoiffé» de votre coiffure Vous avez certes un fâcheux épi mais pas le temps de vous apitoyer dessus, y a cours de japonais dans 20 minutes et vous n’aimez pas être en retard.
Vous rencontrez Nathalie. Elle bave littéralement sur vos chaussures. Vous rencontrez Nathalie. Elle vous trouve tout à fait à son goût.
Vous conversez avec Nathalie. Elle vous parle de l’influence dans la culture nipponne dans la civilisation occidentale. Vous la regardez comme si elle vous parlait ouzbek. Elle vous ramène chez elle tout de même, vous êtes vraiment canon. Mais vous n’avez décidément rien en commun. Vous conversez avec Nathalie. Elle vous parle de l’influence de la culture nipponne dans la civilisation occidentale. Vous lui donnez votre avis sur la question. La conversation se termine chez elle autour d’un verre. La nuit est belle. Au réveil, elle vous trouve intéressant. Vous rappelle dans la semaine. Vous avez gagné une amoureuse.
Vous postulez pour rentrer  à la GNB Managment Corporation Enternainment. Par chance, le recruteur est une recruteuse sensible a votre gel «effet saut du lit» et votre auto-bronzage discret.  Elle vous embauche tout de même. Vous postulez pour rentrer  à la GNB Managment Corporation Enternainment. Par chance, le recruteur est une recruteuse sensible a votre bouille, et à votre CV et à vos qualifications. Vous lui faites une démonstration de votre plus beau japonais. Elle est subjuguée.
Vous ne passez pas la période d’essai. Vous n’avez effectivement pas les qualifications requises. Tous vos précédents postes ont été pourvus pour les mêmes raisons, ce n’est donc pas étonnant. Vous passez la période d’essai et la moitié de vos collègues louchent sur vous. Bah oui, vous êtes quand-même pas mal. Et puis c’est pas courant de savoir parler japonais…

Certes l’effort fourni pour grandir et vous forger une personnalité intéressante prend du temps. Il nécessite de se remettre en question, de se tromper, de s’investir… Mais la récompense de ce choix  vaudra largement le coup. A la clé un entourage présent pour les bonnes raisons, une estime de vous méritée et une vraie valeur personnelle.

Vous rencontrez sa famille: Que faire?

C’est un moment bien délicat dans la vie d’un couple. Le moment où il (ou elle) vous annonce avec des étoiles dans les yeux: «Ma maman t’invite à diner dimanche ! Qu’en penses-tu ?»

Vous êtes alors à la fois flatté(e) de voir cette étape supplémentaire franchie dans votre relation et paniqué(e) à l’idée de ne pas savoir ce que l’on attend de vous.

Chaque famille est différente et la même attitude peut vous servir chez les uns et vous desservir chez les autres.

La bonne nouvelle, c’est que la rencontre avec la belle-famille n’est pas un exercice compliqué pour peu que cela soit un minimum préparé…

Rencardez- vous

Votre bien-aimé(e) a tout intérêt à ce que vous fassiez bonne impression auprès des siens. N’hésitez pas à lui demander les fautes élémentaires à ne pas commettre, les personnes les plus susceptibles, les sujets de conversation à ne jamais aborder, les questions pieds-dans-le-plat. Toutes les familles en ont, croyez-moi j’en suis la reine. Déclarer gaiment que le petit garçon qui vient d’arriver  dans le salon « te ressemble, Jaques, c’est fou ! » quand tout le monde sait qu’il n’est pas le vrai père de cet enfant, ça s’appelle une gaffe… Donc n’oubliez pas de vous renseigner au préalable…

Ah, et j’allais oublier: On se rencarde également sur les éventuels mensonges que notre moitié peut avoir dit. Qu’ils vous concernent ou non. Il serait dommage que sa mère apprenne de votre bouche que son enfant chéri dont elle est si fière a abandonné le droit depuis deux semestres déjà…

Tenue vestimentaire discrète.

Vous n’allez pas au bureau et vous n’allez pas au VIP Room. Dans la mesure ou vous n’avez pas forcément idée des convenances de rigueur, adoptez l’uniforme simple: Jean-chemise. Pull Col V s’il fait froid.  Jupe aux genoux s’il fait chaud pour vous mesdames. Même les familles les plus exigeantes ne verront aucune faute de goût dans cette tenue.

On ne met pas en avant ses attributs sexuels secondaires. Par conséquent on évite le décolleté, le moulant, le court et le transparent. Pour messieurs… on se lave et on se rase. C’est déjà bien.

Évitez: La tenue que vous n’avez jamais mise ainsi que la tenue -certes très jolie- mais que vous n’êtes pas sûr d’assumer plus de trente minutes. Jean-chemise donc.

La rencontre familiale, c’est d’abord de l’observation…

Personne ne vous demandera de raconter une blague de Toto au bout de cinq minutes. Vous avez tout intérêt à faire profil bas.  Profitez du fait que l’on vous autorise à être timide pour observer ce qui se passe et relever les fautes de goûts à ne pas faire. Certaines familles ne vous pardonneront pas de mettre les coudes sur la table. Un conseil: observez les réprimandes que l’on fait aux enfants. Ou la façon dont on parle des absents. C’est un moyen très efficace de savoir ce que l’on attend de vous et de la façon dont a été éduqué l’élu(e) de votre cœur. Si le neveu de votre cher(e) et tendre se fait réprimander parce qu’il a tenu sa fourchette à l’envers, évitez de commettre la même erreur…

Le plus dur: être le centre de l’attention…

C’est toujours compliqué pour une personne timide. Les membres de la famille de la personne que vous aimez vont vous poser pleins de questions. Répondez-y en toute franchise et retournez-les. C’est le meilleur moyen de faire comprendre que la famille de votre amoureux(se) vous intéresse. Et de déplacer l’attention sur quelqu’un d’autre…

Quelques règles de savoir-vivre

  • On ne vient pas les mains vides: Des fleurs et un dessert, pour être sûr de faire plaisir. Là aussi, si vous avez envie de taper juste, demandez conseil à votre fiancé(e).
  • Si l’on vient en avance, on aide à la cuisine: Double bonus: passer un petit moment en tête à tête avec votre future belle-maman, apprendre à la connaître, et faire valoir votre caractère serviable.
  • Sinon on débarrasse la table: Pour la même raison que vous devez aider en cuisine.
  • On ne tutoie pas les personnes plus âgées que soi. Sauf si elles vous le demandent.
  • On retient les prénoms ainsi que les liens de parenté: C’est l’exercice de mémoire le plus compliqué. Mais c’est la preuve que vous écoutez ce que l’on vous dit. Oui, la grand mère a eu la bonne idée de faire 10 enfants. Un petit effort néanmoins…
  • Surtout pas de médisance: Même s’il s’agit d’une personne décriée par l’intégralité de la famille. N’espérez pas créer de connivence ainsi. Si tout le monde peste sur la tante Jeannine et ses 12 maris, ce n’est pas votre histoire. N’alimentez pas le mépris général avec un « C’est vrai qu’elle exagère ».  Eux ont le droit, pas vous. Ne donnez votre avis sur ce genre de conversations uniquement si l’on vous le demande. Et encore, pas d’avis trop tranché, faites preuve d’ouverture d’esprit.

Gardez en tête qu’eux aussi auront à cœur de vous plaire.

Parce que le désir d’approbation se fait bien souvent dans les deux sens. Si votre future belle-mère a passé trois heures dans sa cuisine et une heure à multiplier les allers retours dans la salle de bain pour surveiller la cuisson de ses cailles pendant son brushing, ce n’est pas uniquement pour le folklore. Elle aussi a envie de vous mettre à l’aise, de vous régaler et de vous donner une bonne impression. Les compliments sont par conséquent les bienvenus.

Alors faites l’impasse sur les fausses notes de la soirée. Les cailles trop cuites (Mais brushing impeccable, on ne peut pas tout avoir), le papi qui ne retient pas ses flatulences et le petit dernier qui vous a demandé si vous pouviez lui donner ses crottes de nez pour les manger. Votre future belle-famille sera alors plus encline à vous pardonner votre verre de vin renversé sur la nappe blanche…

Remettre en question ses prédestinations sociales

Soirée improvisée à la maison, où se rencontrent mes amis Sabrina et Matthew. Matthew et Sabrina ont eu deux enfances opposées :

Matthew à grandit dans les quartiers chics de Paris. Il a été élevé par deux parents unis avec trois autres frères. Les quatre poursuivent de longues études. De celles qui font siffler quand on en entend parler.

Sabrina a grandi dans un quartier dit « sensible ». Qu’elle  a préféré fuir à sa majorité.  Elle a aménagé dans un studio et payé seule ses études de Marketing, fait le ménage le dimanche dans des familles chez qui Matthew allait jouer quand il était petit. A dû s’affranchir d’une religion dans laquelle elle ne se reconnaissait pas. J’observe discrètement le flirt qui est en train de s’installer dans ma cuisine. Prétextant mon rôti au four j’écoute leur conversation. Matthew lui dit :

« Tu sais, la vie, c’est comme un terrain de course à pied. Plus tu nais riche, moins le parcours semblera long, mais si tu es bien armé, c’est que tu as de bonnes chaussures (A combien de verres en étaient-ils ces deux-là ?…). Je pars peut-être de moins loin que toi, mais tu en est là  aujourd’hui, c’est que tu es très bien chaussée… »

Je disparaissais de la cuisine pour les laisser roucouler. Emportant avec moi cette phrase très sensée (quoique légèrement alcoolisée).

Je trouve cette analogie très pertinente. Qu’est ce qui fait que l’on se laisse aller à sa prédestination sociale ? Et qu’est-ce qui motive les gens qui changent de condition sociale ?  Vous est-il déjà arrivé de ne pas être à votre place dans votre environnement ? C’était effectivement le cas de Sabrina.

Lorsqu’on entre dans la vie, tous les codes de notre milieu social sont à nos yeux « la norme ». Lors d’une discussion avec Sabrina, elle m’avait clairement expliqué un peu plus tôt dans la soirée :

Sabrina: Petite, je ne me reconnaissais pas dans mon environnement. Je ne me sentais pas à ma place dans ma cité, je n’étais pas d’accord avec ce qu’on m’y enseignait. Mais à mes yeux c’était « comme ça ».

Tu sais que l’on me reprochait de « parler comme au XVème siècle » ? On me reprochait de parler « trop bien français ! » C’est pas dingue, ça ? Les gens préféraient me tirer vers le bas plutôt que de  que de s’améliorer ! Dans ma famille on m’appelle « La Bobo » parce que j’ai fait des études après mon bac et que j’aime lire.

Je n’avais pas conscience du fait que j’appartenais à une minorité ni à une couche sociale. Je pensais que toute la France était bâtie comme ma banlieue. 

Ouvrir son esprit

Sabrina: Et puis à l’adolescence j’ai rencontré d’autres personnes venues d’autres milieux et ça m’a permis de remettre en cause ce que j’avais appris dans mon quartier et que je prenais comme des vérités absolues. Cela m’a permis de comprendre qu’il existait une vie qui me convenait mieux ailleurs.

Résister à l’intolérance ambiante.

Sabrina: La suite a pris des années. Il m’a fallu du temps pour devenir moi-même. Mon comportement différent était très mal vu ! Tu sais qu’un jour, un garçon de mon école m’a coincé dans les couloirs et m’a reproché de « trainer avec des français » ! Je ne stigmatise pas ma communauté, je suis sûre que chacune à son lot d’intolérance.

Une jeune fille juive ou une jeune fille bourgeoise peut être amenée  à subir des pressions équivalentes. Mais je trouve quand même ça révoltant. Une personne peu sure d’elle succomberait à cette pression.

Et puis il y a eu la religion. La mienne était plus une affaire sociale qu’une véritable foi. Il y a eu l’épisode du ramadan. J’ai détesté cette idée, que la religion déterminait ta valeur. Je comprends ceux qui croient en dieu et le respecte leur foi. Et je suis convaincue qu’elle peut-être une grande force pour des millions de gens. Mais ce n’était pas mon cas. Et dès lors j’ai eu droit à des insultes et des regards plus ou moins agressifs. Je pars du principe que chacun voit midi à sa porte.

Se déconditionner et se libérer de ses propres chaines. 

Sabrina: J’ai décidé alors de me « déconditionner » de l’islam. J’avais sans cesse l’impression que je faisais « quelque chose de mal » Que mon comportement était mauvais. Je culpabilisais et on me laissait entendre que je « reniais ce que j’étais ». Mais c’était l’inverse, je me cherchais et les autres n’acceptaient pas cette « différence ». Le problème n’était pas pris dans le bon sens ! Ceux qui m’aimaient vraiment essayaient de comprendre ma démarche. Mais essaient de me faire revenir à ce qu’ils pensaient être « la raison ».

Et puis un jour, ma cousine, religieuse convaincue, qui cultive sa foi avec sérénité dans son coin, m’a dit : « Tu as le mérite de ne pas salir cette religion. Il vaut mieux que tu sois honnête avec toi-même et avec les autres plutôt que de te proclamer musulmane et dissimuler tes actes. Je te préfère à tous ceux qui font le ramadan et qui font les 400 coups les onze autres mois de l’année ».

Tout, absolument tout a été prétexte à culpabilité : Sortir le soir, faire l’amour, vivre seule, remettre en cause la question de faire des enfants un jour, tomber amoureuse d’un garçon d’une différente culture. Tout ce qui avait attrait à ma vie amoureuse a  été décortiqué. J’ai été montrée du doigt et même servi de « mauvais exemple », j’étais le cas qu’utilisaient les autres filles de ma communauté pour mettre en avant leur « respectabilité ». 

Et puis je me suis fait des amis qui me ressemblent, mon si bon français à été un atout lors de mes entretiens d’embauche puisse qu’on me dit que je « présente bien ». Je me suis concentrée sur ma carrière et je suis aujourd’hui chef de projet dans ma boite. Je repasse parfois dans ma cité. Je me dis que si je n’avais pas pris la peine de remettre en cause toutes ces prédestinations sociales, je ne serais pas moi et  la vie que je mènerais je serais pas celle à quoi j’aspirais. Toutes mes anciennes camarades de classes sont déjà mariées, mamans, et caissières. Je ne porte pas de jugement de valeur, grand bien leur fasse si elles sont heureuses comme ça,  mais ce n’est pas une vie qui m’aurait convenu.

Si je sentais bien dans mon environnement, j’y serais resté. Je n’ai pas la prétention d’être « mieux » que les gens avec lesquels j’ai grandi. Je pense juste que parfois, on ne naît pas à sa place. Ou que l’on naît avec des obligations sociales qui ne nous conviennent pas. Comme d’aimer quelqu’un ayant été élevé selon les mêmes traditions,  respecter une religion dans laquelle on ne se reconnait pas, ou faire un métier dévalué dans sa famille.  D’ailleurs, tu me présentes ce garçon avec son pull col V et son accent précieux?  

Moi: Matthew ?  Tu verras c’est un garçon cool…

Renverser chaque situation à son avantage

Cynisme? Je dirais plutôt : Sens pratique.

Quand j’ai cherché un mot exact pour définir cette philosophie de vie, un ami m’a dit « opportunisme ». Je n’aime pas ce mot car il est péjoratif et souvent confondu avec le cynisme.

Je ne vous parle pas de tirer parti du malheur des autres ou d’agir sans prendre en considération les dégâts que vous pouvez causer chez autrui. Je ne vous parle pas non plus de transformer systématiquement vos malheurs en argent.

Je vous parle d’une philosophie de vie. Qui consiste à transformer chaque évènement, déconvenue ou bâton dans les roues en opportunité. Vraiment tout. Même ce qui nous semble être une vraie mauvaise nouvelle.

Beaucoup de grands hommes ont su transformer leurs problèmes en quelque chose de positifs :

  • Les plus belles chansons d’amour viennent des ruptures les plus douloureuses. Les artistes les plus talentueux sont souvent des âmes torturées qui ont fait de leur mal-être et de leur besoin de plaire un moteur pour composer et émouvoir.
  • Le désespoir d’une situation (précarité, survie approximative) peut  apporter une énergie folle qui peut amener loin. On appelle ça « l’énergie du désespoir » ou encore « La rage au ventre ».
  • Les associations les plus actives ont été créées suite à un drame. Ces associations luttent pour que ce drame ne se reproduise pas, et parfois sauvent des vies. Beaucoup plus de vie que celles que l’on a perdues. Un Leitmotiv entendu souvent dans ce genre de situation est : Il/elle ne sera pas mort pour rien.

Si les personnes affectées d’un deuil transforment la mort d’un de leurs proches en Organisation à but Non Lucrative, vous pouvez bien tirer avantage d’une mauvaise situation!

Une question simple à garder en tête quand un souci survient : « comment pourrai-je transformer cette déconvenue en chance ».

Chercher les réponses autour de soi.

Un véritable recyclage de problèmes et d’informations. Nous avions vu dans l’article sur la Wish List que quand on savait où l’on allait, on était plus prompt à reconnaitre ce qui était susceptible de servir nos intérêts. Il est important de garder en tête ses objectifs. Ainsi, même les pires problèmes feront « Tilt » quand ils vous rapprocheront de vos objectifs.

 Trois façons de transformer une situation malheureuse:

  1. La création :
    Une fondation, une chanson qui vaudra des millions, un film… Lorsqu’une situation vous a réellement ébranlé, la transformer en création peut apporter une vive émotion et toucher ceux qui la recevront. Et plus les émotions ont été fortes, plus la démarche sera empreinte de sincérité, plus elle sera marquante. C’est vos tripes que vous mettez sur la table. Votre douleur.Un drame peut être aussi devenir un témoignage. Et je ne parle pas uniquement des livres-choc proposés à la FNAC. Mais d’un vrai message d’espoir à porter à ceux qui traversent les mêmes tourments que vous et qui ont besoin de preuves concrète que l’on peut s’en sortir.C’est vrai pour : Les grands drames de la vie. Ceux qui vous ont atteints droits dans le cœur. Ceux qui vous ont bouleversés à jamais et faits de vous ce que vous êtes. Transformer le mort en vivant est une façon de refermer une plaie. De donner à cette injustice une vraie raison d’avoir été.
  2. L’opportunisme, le vrai. Le dicton dit que lorsqu’une  porte se ferme, une autre s’ouvre.  C’est d’autant plus vrai lors du sempiternel licenciement.

    Comme l’explique Sandra :

    Il y a deux ans et demi j’ai tout perdu. J’ai été virée, j’ai plaqué mon copain et dans la foulée, j’ai dû quitter mon appartement et je suis tombée malade. Une Horreur. J’ai pris le temps de me demander comment est-ce que tout ça a pu m’arriver ?

    J’ai compris que si ma vie s’était effondrée, c’est qu’elle ne me convenait pas.  J’ai alors pris le temps de me demander ce que je voulais faire de cette fameuse vie. J’ai profité de mes allocations chômages pour laisser mûrir mon projet professionnel. Puis j’ai monté mon entreprise. J’ai aussi pris le temps de décortiquer ma précédente relation pour me rendre compte que mon ex et moi n’avions pas une relation équilibrée, cela m’a servi pour comprendre ce que je ne voulais pas.

    J’ai alors décidé que je saurais reconnaître une relation basée sur le même schéma que la précédente et quand mon nouvel amoureux est arrivé dans ma vie, j’ai su le reconnaître.

    Aujourd’hui je ne regrette rien et je suis heureuse d’un jour avoir tout perdu.

    C’est vrai pour : Les situations pratiques du style « impasse ». Les mauvaises nouvelles qui nous tombent dessus un beau jour qui affectent les domaines importants de notre vie 

  3. Le regain d’énergie dû au « Ras-Le-Bol » :Particulièrement utilisé dans les situations que l’on subit. Mais auxquels on ne touche pas car elles ont le mérite d’être confortables.
    Jusqu’au stade ou la colère dépasse le confort  et ou on la transforme en énergie. On observe les faits et ils nous révoltent avec une telle profondeur qu’un bouillonnement interne constitue un moteur. « C’est plus possible » se dit-on. Notre instinct de survie reprend le dessus et nos facultés sont multipliées sous l’effet de l’urgence.C’est vrai pour : Les situations qui durent (pauvreté, obésité…) Et que l’on a longtemps cru comme « fatales ». Celles dans lesquels l’on s’est laissé embourber sans vraiment s’en rendre compte.

 

Vaincre la Flemme

La flemme est un de nos pires ennemis. Comme un petit animal qui s’abat sur nos épaules telle une chape de plombs au moment d’agir. On a tous connu ce moment angoissant, face à un monticule de vaisselle qui nous regarde droit dans les yeux.  Alors on entend le générique de Plus Belle la Vie et on se dit qu’on s’en occupera plus tard…. Genre la semaine prochaine.

Le souci avec la flemme c’est qu’elle influe sur l’estime de soi : La satisfaction du devoir accompli est un moteur puissant pour la suite car qui dit « tâches accomplies » dit résultats.  Et qui dit résultats dit bénéfices à plus ou moins long terme. Mais la flemme est un processus vicieux. Qui agit un peu comme ceci :

Le cycle de la flemme

Stade 0 Vous avez un dossier à terminer pour demain. Vous êtes chez vous et vous avez la journée en totale autonomie.
Stade 1 Vous vous dites que vous avez tout plein de temps, et puis Sandrine viens de poster une énième vidéo de LOLcats. vous vous y mettrez quand vous n’aurez vu.
Stade 2 C’est le moment charnière ou vous devez vous y mettre. Vous regardez les tâches à accomplir et soudainement, vous appréhendez la mise en route. Se mettre au travail devient un motif de stress. Même si vous aimez ce que vous faites. L’idée d’action vous pétrifie
Stade 3 Vous n’avez  pas bougé d’un pouce et plus vous repoussez l’échéance. Jusqu’au coup de sang ultime qui vous fera bâcler votre travaille.

« Plus on en fait, plus on en fait »

Ce dicton est très vrai. N’avez-vous pas remarqué ? On est capable de jongler en semaine  entre le  job, le cours de Yoga, les afterworks,  et les rencards-coucher du soleil. Et on est in-ca-pables de se laver le dimanche.

Ce phénomène est similaire aux enfants qui, habitués aux devoirs du soir, ont l’énergie nécessaire pour fournir un effort pendant encore deux heures après le diner. L’action est une habitude à prendre. Si votre vie est active, vous serez dans une dynamique d’efforts continus.

S’attaquer directement à ce que vous avez à faire :

Quand un projet nous parvient et qu’il nous plait, on est toujours enthousiaste. On imagine des plans, choisit un angle de travail, on se figure les détails des opérations. Vous n’êtes jamais rentrés du boulot surexcité à l’idée de débuter une nouvelle mission ? Et si vous profitiez de ce regain d’ondes positives et d’idées pour  commencer ? Notez vos idées, démarrez les tâches mineures de votre mission.

Vous vous retournez dans votre lit parce que des idées défilent dans votre esprit ? Relevez-vous et notez-les. Ou alors mettez-vous carrément au travail. De toutes les façons vous ne serez pas en paix tant que vous ne serez pas allé au bout de votre démarche. De plus, le travail spontané rend de meilleurs résultats que le travail imposé. Vous êtes inspiré et vous aurez pris un peu d’avance qui vous sera bien utile dans les « jours sans ».

Une autre idée consiste  à débuter sans réfléchir. On tombe souvent dans le piège quand on arrive au boulot : On va se chercher un café, on allume le PC on commente Secret Story avec Josiane de la compta, on check ses mails perso, pros, Facebook et il est déjà 9h30. Et on repousse de quart d’heures en quart d’heure le moment de s’y mettre.  Il est onze heures et notre journée n’a toujours pas démarrée…

Se mettre directement au travail en arrivant est un excellent moyen  d’éviter le cycle de la flemme.

Estimer le temps nécessaire pour agir et se rendre compte qu’il nous en restera plein après.

Il est neuf heures du matin et vous savez que le ménage vous prendra bien trois heures.  Prenez conscience qu’en agissant dès maintenant, vous serez débarrassé des tâches ingrates à midi et que vous pourrez non seulement profiter du temps libre par la suite, mais en plus sans aucune culpabilité.

Faire une liste de ce que l’on a à faire.

« C’est une technique que j’emploie pour faire le ménage. Je note la liste des tâches à effectuer sur un papier et je les coche au fur et à mesure quand elles sont faites. Une fois écrite, je commence par la plus simple pour me motiver et cocher rapidement une première ligne sur ma feuille. Ensuite,  je vois la liste se barrer progressivement, je me rends compte que j’avance, et ça me motive. J’ai développé cette habitude pour tout le reste. Et j’ai l’impression d’en faire deux fois plus. »

Se récompenser

Vous sortez d’une semaine de charrette-de-la-mort ? Vous avez bien mérité ce petit restaurant Japonais. Autorisez-vous des petits plaisirs lorsque vous avez franchi une étape. Dix minutes de Facebook pour deux heures bien productives, Une nouvelle paire de chaussures par gros dossiers bouclés, Un bon bain après avoir briqué l’intégralité de la maison. Parce que parfois, ce que l’on accomplit n’est ni rémunéré, ni reconnu (Vous pensez sérieusement que votre soirée-charrette exceptionnelle sera rattrapée ?…). Mais il est important pour son propre équilibre d’être récompensé pour ce que l’on fait.

 

Les pires ennemis de la réussite

Lorsque vous vous élancez dans la vie et entreprenez des « chantiers ». Vous risquez de rencontrer sur votre parcours des obstacles. Mais la majorité de ces obstacles auront été mis sur votre chemin par… Vous-même. Vous constaterez que la majorité des ennemis que je vais énoncer vous sont intérieurs. Heureusement, quel que soit leurs natures, il est possible de les neutraliser avec des moyens simples.

La peur de l’échec

Comme je l’ai expliqué dans mon précédent article sur l’échec, il est un mirage. Son simple spectre vous suffit à ne rien entreprendre. Vous avez peur de vous planter et de ne pas supporter vos tentatives infructueuses.

La parade: Lire cet article et vous rappeler que l’échec, c’est vous qui le décidez. Vous souvenir également qu’échouer et ne rien tenter apporte strictement les mêmes résultats. A la différence que tenter votre chance multiplie vos chances de réussite. Comme le disait l’ancien slogan du LOTO : 100% des gagnants ont tenté leurs chances. Il en va de même pour tout le reste.

Les aigris

Les aigris sont une catégorie de personnes dans laquelle je classe :

  • Les gens qui vous envient et qui vous feront payer votre bonheur
  • Les gens qui sont malheureux tout court et qui se défoulent sur vous (il y a une nuance)
  • Ceux dont l’intérêt n’est pas dans votre réussite (concurrents, personnes sans scrupules…)

La chose la plus révoltante c’est que ces personnes-là, même si elles ne compromettent pas vos projets, épuisent votre temps et votre énergie. Vous dépensez ces derniers à réparer les dégâts occasionnés.

La parade : Partez du principe que ça fait partie du jeu : Les bâtons dans les roues doivent être pris en compte dans votre timing lorsque vous montez un projet. Une très bonne façon de renverser la situation est de transformer cette colère en volonté de leur rabaisser leurs caquets, à ces saletés. Se rappeler qu’un héros n’est pas un héros sans ennemi juré.

Comme l’explique Laure, 22 ans, ancienne vendeuse :

-Mon dernier poste était dans une boutique exclusivement tenue par des filles. La jalousie ambiante rendait le travail impossible. Et elles passaient plus d’énergie à se torpiller les unes-les autres qu’à progresser. J’avais très envie de les quitter mais j’avais besoin de ce CDI pour trouver un appartement et passer mon permis. Alors j’ai tenu bon dans cette athmosphère et je me suis concentrée sur ma recherche d’appartement. Une fois le nid installé et mon permis passé, je suis partie  à la recherche d’un autre poste.

C’est avec un malin plaisir que j’ai posé ma démission et que je les ailaissé s’écharper entre elles.

Il m’est arrivé de repasser dans cette boutique. Je me rends alors compte qu’elles n’ont pas avancé. Et que je suis loin, loin, loin…

Ces moments où toutes les petites contrariétés vous tomberont dessus en même temps.

Il y a des jours ou rien ne se passe comme prévu : Vous travaillez comme un(e) forcené(e) et le retour que l’on vous fait vous déprime, Et puis il ne fait pas beau, votre banquier vous refuse LE prêt dont vous avez besoin pour votre mariage, votre fer  à repasser crame le jour de votre entretien d’embauche, et puis la poste est « exceptionnellement » fermée  le SEUL jour de la semaine ou vous pouvez passer récupérer votre recommandé.  Vous avez l’impression que le karma ne veut pas vous voir avancer et vous êtes tentés d’abandonner tout ce que vous entreprenez. Sur le coup, étonnement,  vous vous sentez rassurés.

La parade : Transformer cette avalanche de problèmes en défi. Intégrer que les contrariétés sont une étape obligée dans la réalisation d’un projet.

La peur de la réussite

Parce que la peur de l’échec n’est pas le schéma le plus vicieux que vous pourrez rencontrer dans votre vie.

Comment se présente-il ? Vous êtes sur le point d’atteindre les buts que vous vous serez fixés. Tous les obstacles précédents ont été vaincu, la voie éclaircie

et il ne manque plus qu’un ultime effort pour parvenir à vos fins.

Et bien. Pétrifiés par la peur de la suite des évènements, vous reculez à la dernière minute. J’appelle aussi ça : La trouille-pré-exams.

Pourquoi agir ainsi ? Pour plusieurs raisons :

  • Parce que réussir implique de devoir poursuivre ses efforts : C’est mathématique : Réussir ses examens inclut que la suite des évènements… C’est chercher un emploi. Réussir un entretien d’embauche… Implique de travailler. Etc. …
  • Parce que vous aurez l’impression de ne pas être à votre place dans celle du winner. Et que vous aurez la douloureuse impression d’être un imposteur

La parade : Vous dire que vous n’aurez volé aucune victoire si vous l’avez acquise de façon honnête,

La flemme…

La flemme est un ennemi d’autant plus fourbe qu’il a l’air inoffensif. Mais il transforme le temps en ennemi. Il fait surtout partie de la palette de l’auto-sabotage.

La parade : Prendre le temps de se souvenir des résultats amenés quand ils seront terminés, et surtout, surtout entamer le premier pas. Parce que dans le fond, il est le plus dur à initier…

Découvrez et cultivez vos talents cachés

On a tous un trésor caché. Une somme de qualités qui méritent d’être admirée. Même toi là-bas qui lit cet article un Samedi soir après ton rituel Koh-Lanta-Nouilles asiatiques à 60 centimes.

Je n’ai pas l’habitude de vous materner, mais cette fois, c’est un message d’amour que j’envoie. Je vous invite à aimer ce que vous êtes. Qui que vous puissiez être.  Avec le « bougez-vous » qui caractérise mes articles mais en substance, je vous dis qu’il existe des belles choses en chacun de nous. Non, je n’ai pas été approchée par aucune secte.

Regardez du côté de vos défauts.

J’en parlais dans mon article sur les défauts avec lesquels composer. J’expliquais en substance que chacun de nos mauvais côtés renfermaient une qualité. Les défauts c’est comme les bonbons à la réglisse de votre sachet d’Haribo. C’est inclus dans le package mais y a toujours quelqu’un pour les aimer et terminer le paquet parce qu’il sait les apprécier.

Les défauts sont des traits de caractères qui souffrent d’un mauvais marketing…

Votre trésor caché se trouve quelque part dans vos défauts de fabrications. Dans vos rêvasseries perpétuelles (pleins d’imagination), dans votre côté borné (persévérant), ou dans votre naïveté (un dicton dit que seul le mal reconnait le mal…).

Eh bien ces trois traits de caractères peuvent être votre plus grande force ! Que peut-on faire avec une volonté de fer, une imagination sans limite, et un grand cœur ? De très grandes choses. Certaines personnes sont même sans doute moins loties. Optimisez-vous ! Tout chez vous, même le pire, sont des ressources que vous pouvez utiliser pour accomplir ce que vous voulez…

Quels sont les objectifs positifs les plus utilisés quand on parle de vous ?

Si, on en a tous. Même d’aussi simples que « gentil ». La qualité que même votre pire ennemi vous concède. Si vraiment aucun ne vous vient, demandez à votre entourage.
Certes la question est déconcertante mais quand les réponses viennent de personnes qui vous veulent du bien (ou pire, de votre mère), elles peuvent changer une vie.

Regardez également du côté de vos moments de gloire…

Quels étaient les moments où vous êtes le plus sentis fiers dans votre vie ? Le jour de la soutenance de votre thèse ? Le jour où vous avez organisé de bout en bout un anniversaire surprise pour votre meilleur ami ? Ou le jour ou, dans un élan d’héroïsme, vous avez sauvé cette femme d’un accident de bouche d’égout (bah elle portait des talons de douze. Ça ne pardonne pas…).

Prenez une feuille de papier et listez tous ces moments où vous avez clairement assurés. Je vous mets au défi d’arriver au bas de la page. On a tous, l’espace de quelques instants, été Barack Obama dans nos cœur. Eh bien ce moment de liesse ou vous avez eu l’impression d’être le roi du monde, vous ne le devez qu’à vous. Parce que vous avez assurés.

Regardez cette page et prenez conscience de ce que vous avez réussi à accomplir. Oui, la buche faite maison à Noël et la manucure de votre sœur pour son rencard comptent aussi. Même les petites choses quotidiennes que vous faites correctement ont leur valeur. Vous vous rendrez bien vite compte que vous semez plus de bonnes choses que de mauvaises.

Mais les mauvaises étant les plus remarquées, on est tentés de focaliser dessus.
Vous avez atteint le bas de la page ? Bien. Maintenant, mettez à coté de toutes vos bonnes actions les qualités que vous avez déployées pour mener à bien vos actions. Parmi celles-ci, certaines vont vous étonner car vous ne vous les êtes pas appropriées comme votre. Et pourtant. C’est bien du courage qu’il a fallu à ma copine Marie pour se défendre face à un garagiste.

Une fois identifié, que fait-on ?

Maintenant que vous vous êtes rendu compte que votre trésor à vous c’était votre rigueur et votre sens du devoir. Il va falloir décider ce que vous allez en faire.

Ces talents cachés, c’est un capital que vous allez faire fructifier en les plaçant dans des actions. Sauf qu’au lieu d’actions, il s’agira… d’actions.

Dans mon article sur la Wish List, je vous incitais à vous demander ce que vous vouliez faire de votre vie. Vous avez votre réponse. Ces trésors seront mis au service de votre développement personnel.

Maintenant laissez-moi vous raconter une histoire…
Quand j’étais commerciale, j’avais deux collègues, très différents.

  • Le premier, François, n’était très « sociable », un comble pour un commercial. Mais il était passionné par les produits que nous vendions (de l’informatique), et possédait une rigueur extraordinaire. Son agenda et le bureau de son ordinateur me faisait rêver.
  • Le second, Flavien, était beaucoup plus dispersé. Il était souvent en retard au bureau et n’avait qu’une connaissance succincte des produits que nous proposions.

Et bien ils étaient les deux meilleurs commerciaux de mon équipe.

Ils avaient des qualités bien différentes mais les utilisaient aux même fins. Le résultat était le même. Un chiffre d’affaire qui faisait manger l’intégralité de mon entreprise.

La morale de cette fable est : Quel que soit les talents que vous aurez découverts, c’est à vous de décider ce que vous voudrez en faire. C’est à vous de définir vos projets. Vos talents ne sont que des armes. Les connaitre c’est bien, mais souvenez-vous que c’est vous qui shootez…

Obtenir une promotion

Le bruit court depuis quelques jours et une réunion informelle de la direction le prouve : Un poste de N+1 est à pourvoir et l’entreprise privilégierait le recrutement en interne. A cette idée, vos joues prennent feu et vos doigts tremblent. Vous avez trimé toute cette année et cette dinde de Maeva (votre Binôme) cumule son troisième congé maladie ce mois-ci. Vous êtes donc en lice pour une promotion…

Faites un bilan de vos compétences et celles à acquérir

Connaissez-vous le principe de Peter? Je l’ai découvert en première année de Management. Il explique que chaque individu s’élève jusqu’à son niveau d’incompétence pour une raison simple:

Stade 0 Vous démarrez au bas de l’échelle, vos compétences sont sous-exploitées. Vous triez des trombones, vous classez des dossiers Excel, vous notez les comptes rendus de réunions. C’est bien évidemment en dessous de vos capacités réelles. Vous le faites en chatant sur Facebook. Mais vous êtes payé au tarif d’un ouvrier indien.  Vous tenez bon.
Stade 1  Vous êtes promus une première fois et vous atteignez des missions à votre mesure : Vous montez des projets, faites des propositions, les défendez etc…Vous êtes passionnés par ce que vous faites, prenez des initiatives, ramenez du travail à la maison. Vous brillez par votre assiduité et votre rigueur. Vous êtes à votre apogée professionnelle.
Stade 2 C’est donc tout naturellement que vous atteignez votre ultime promotion. Celle de trop. Vous n’avez pas les épaules ni les compétences nécessaires pour gérer votre nouvelle mission, vous manquez de confiance en vous, le stresse vous empêche de prendre du plaisir à ce que vous faites, vous  commencez à appréhender le moment d’aller travailler. Vous quittez votre emploi ou êtes licenciés

Quand vous briguez une promotion, nous sommes d’accord pour dire que votre principale appréhension, c’est de ne pas la mériter et de perdre toute crédibilité. Quelle est le meilleur moyen de parer à ce souci ?

Eh bien faire le point sur les compétences à acquérir si vous ne voulez pas vous planter.

La première action se fait bien en amont. Sollicitez un premier entretien-point avec votre supérieur bien avant cette promotion et regardez ensemble votre évolution.

Commencez par les compétences et les victoires accumulées. Cela vous permettra d’évaluer votre chemin parcouru, votre vitesse de progression et surtout de vous donner confiance sur le fait que vous avancez dans le bon sens.

Ensuite faites le point que les qualités et les compétences à acquérir pour une promotion. Soyez honnêtes avec vous-même. Vous êtes la seule personne à n’avoir pas vu vos défauts.

Cette réunion aura plusieurs but :

  1. Annoncer la couleur et faire comprendre que vous avez l’intention de prendre votre carrière en main de façon sérieuse.
  2. Faire écho dans l’esprit de Duboss quand cette promotion arrivera sur le tapis.
  3. Vous donner une ligne directrice à observer pour, le moment venu, être prêt.

Toujours pas de secret : l’effort

Une fois cet entretien passé, on relève les manches et on se transforme en Rocky. Pour obtenir une promotion, il ne suffit pas de faire son travail correctement et d’y ajouter des initiatives bien senties sauce-vous-même.

Vous devrez aussi travailler sur les compétences à acquérir et prouver par des actions concrètes qu’elles ont été assimilées.

Une arme à double tranchant : Les périodes de crises de votre service.
On traverse tous des jours en entreprise ou les choses vont mal. C’est la folie, les gens restent plus tard, le mot charrette est un mantra, et puis le boss n’est pas là, et vous êtes très tentés de vous rouler en position fœtale sous votre bureau.

Et bien le moment est venu de transformer ces moments de crise en « occasion de sauver votre service. » Profitez de la torpeur de tout le monde pour prendre la situation en main. Pensez Urgence, pensez Batman, pensez solution pertinente. Ne laissez transparaitre aucune nervosité et contentez-vous d’agir. Si vous en êtes capable. Vous connaissez votre métier, vous avez les compétences nécessaire, l’heure est venue de s’affirmer.

Au retour de Duboss, vous serez érigé en héros au sang-froid indéniable et il en prendra note. Et plus ces occasions se multiplieront, plus vous sortirez du lot et vous imposerez en Leader. Ne les provoquez pas pour autant, hein ? Si ça vient à se savoir, vous risquez des ennuis…

Pour obtenir une promotion, il faut être le meilleur de sa catégorie. C’est d’une logique implacable. Lors de votre entretien individuel, vous devrez être celui ou celle qui aura apporté le plus de résultat. Et celui qui aura fait preuve des qualités nécessaires à cette promotion.

Le coup de grâce : L’entretien individuel à N+1

Nous y sommes : Les budgets ont été votés pour la création du poste, vous avez préparé le terrain, apporté de très bons résultats, acquis des compétences. Vous êtes donc le candidat désigné pour obtenir cette promotion.

Commencez par exposer vos résultats (chiffre à l’appui), puis vos axes de progressions. Faites tranquillement le parallèle entre le poste à pourvoir, le savoir-faire et le savoir être engrangé depuis votre dernier entretien de carrière. Demandez très sérieusement les modalités de formation, les délais de réflexion et une date à laquelle vous pouvez espérer une réponse.

Quitter le bureau avec une poignée de main. Faites un mail récapitulatif de l’entretien et laissez cuire à feux doux pendant quelques jours. C’est cuit. Ne me remerciez pas. Vous ne le devez qu’à vous-même…

Rebondir après un licenciement

Comme après une rupture, vous êtes assommés. Le chargé RH a pris ses plus belles pincettes pour vous annoncer ce qu’un courrier recommandé vous avait laissé entendre. Vous êtes remerciés. Vous avez l’impression que le sol se dérobe sous vos pas et vous oscillez entre sidération et abattement.

Vous sortez des locaux de la GNB corporation et vous tournez en rond.
Vous ne rentrez pas chez vous tout de suite. Il vous faut un palier de décompression entre un bureau qui ne veut plus de vous et un foyer ou vous devez annoncer la mauvaise nouvelle. A l’ instant où cela se produit, vous ne le savez pas encore, mais vous avez la possibilité de transformer un moment difficile en opportunité de bonheur. C’est par ailleurs le secret des gens qui réussissent. Chaque situation est retournée pour en faire quelque chose de bénéfique.

Affrontez la réalité.

Nous sommes en France. Un pays qui protège les individus des licenciements abusif. Ce qui signifie trois choses :

  • Vous avez été licenciés sans raisons auquel cas je vous incite forcément à saisir les prud’hommes
  • Vous avez subi un licenciement économique. Dans ce cas je vous propose de passer directement au paragraphe 3
  • Vous avez été licenciés pour des motifs valables, le cas échéant je vous invite à lire la suite :

Il n’est pas évident de se retrouver face à ses erreurs et à ses incompétences. L’estime de soi en prend un coup. Un licenciement vous renvoie à ce que vous avez mal fait. Et la première idée qui vous vient « Et quand-bien même si je retrouvais un emploi. Qui me dit que les choses ne se passeront pas de la même façon ? »

Vous seul êtes en mesure d’agir.

Et cela passe par une première  mesure simple : Reconnaitre  vos erreurs.

En toute objectivité, que vous reproche-on ? Est-ce un manque de compétence, de connaissance, une faute grave ? Un manque de savoir-être qui a saboté votre travail? Quel que soit l’endroit où le bas a blessé, il est nécessaire de l’identifier pour vous corriger. Et si vous ne le  savez pas, allez chercher la vérité auprès de vos ex-employeurs. Et mettez votre fierté de côté. Vous avez déjà été renvoyés, le pire est passé. Il vaut mieux vous sentir ridicule et connaitre les erreurs à ne plus commettre que de ne rien demander par fierté et les reproduire…

Demandez-vous si cette incompétence ne cache pas des envies d’ailleurs…

Avant de vous mettre en recherche d’un poste similaire posez-vous une simple question : Aimez-vous vraiment ce que vous faisiez ? Vous reconnaissez-vous dans le schéma suivant ?  (je compte faire breveter mes tableaux…)

Etape 1 Vous démarrez un nouvel emploi en tant que commercial. Porté par le challenge de la période d’essai, vous vous donnez à fond.Vous prenez beaucoup de plaisir à travailler. 
Etape 2 La période d’essai étant passée. Votre nouveau levier de motivation pour bosser c’est… Ah bah y en a plus, vous connaissez votre mission par cœur, vous avez prouvé votre efficacité, et vous êtes désormais en CDI. Vous vous sentez comme… un lion édenté. 
Etape 3 Vous vous faites chier. Vous commencez à venir travailler avec appréhension, puis angoisse. 
Etape 4 Vous devenez le poids mort de votre équipe. Le travail est le domaine de votre vie qui vous empêche de sourire, de dormir, vous avez peur de vous faire licencier 
Etape 5 Vous recevez un courrier recommandé… 
Etape 6 Vous démarrez un nouvel emploi en tant que commercial. Porté par le challenge de la période d’essai, vous vous donnez à fond… 

Le souci survient quand ce schéma ce reproduit plus d’une fois. Peut-être confondez-vous « Aimer ce que l’on fait » et « Aimer relever un nouveau défi ». Ça a été mon cas durant de nombreuses années. C’est une information précieuse ! Si vous savez que le chalenge est votre plus grande source de motivation, orientez-vous vers un poste dans lequel vous devrez menez à bien des projets.

Ou peut-être qu’une formation complémentaire vous apportera les connaissances qui vous ont fait défaut lorsque vous occupiez votre dernier poste.

La bonne nouvelle : Vous avez du temps

L’aspect positif des énervements, c’est bien sûr les allocations chômage qui vous apporteront le répit nécessaire pour vous poser les bonnes questions.

Celles données plus hauts et une autre essentielle : Que voulez-vous faire désormais ?

-Quels sont les aspects positifs de votre précédent poste que vous aimeriez retrouver ?

-Quels sont ceux que vous ne voudriez SURTOUT PAS retrouver ?

-Etait-ce l’entreprise, la mission, ou le poste qui sont en cause de votre démotivation ?

-Et si vous étiez sur de ne jamais rien rater, que feriez-vous de votre vie ? Cette question est cruciale. Car ce licenciement peut-être l’opportunité de changer de vie. De prendre un chemin qui vous correspond vraiment.
Ces questions sont nécessaires pour mettre en place un plan d’action pertinent, éviter la répétition de schémas négatifs, et trouver, enfin, le job de vos rêves. Celui qui vous fera vous lever le matin avec plaisir, celui qui vous donnera envie de vous battre pour le garder.

Reconnaitre le moment de quitter son emploi

Cela fait quelques semaines qu’un mal de ventre inexplicable vous étreint quand vous pensez à votre travail. Vous vomissez les dimanches soirs, votre compte-à-rebours du weekend… commence Lundi. Vous vous interrogez. Votre travail commence à vous sortir par les yeux mais l’insécurité vous fait peur. Qu’allez-vous devenir ? Ne risquez-vous pas de regretter votre choix ? Ou serait-ce au contraire salutaire ?

Voici les signes qui annoncent le non-retour au plaisir de travailler :

Vous allez travailler à reculons.

Le matin est pour vous une véritable torture. Pas seulement l’idée de mettre un orteil en dehors de votre lit douillet, mais la perspective même de la journée vous semble aussi insurmontable que de gravir l’Annapurna à la seule force des dents.

Je ne vous parle pas de la lassitude habituelle à la perspective d’une journée pleine d’efforts. Même les gens qui vivent de leur passion on parfois envie de prendre du temps pour eux. Je parle d’un réel dégout, voire d’une montée de rage qui monte en vous. La première chose que vous faites est de vous tourner vers votre conjoint(e) qui a sa tête enfoncée dans l’oreiller et de lui dire « je veux pas y aller… » Et la première chose que vous dites à vos collègues en arrivant : « J’ai failli ne pas venir… »

Vous ne comprenez plus l’intérêt de votre mission

Vous répétez les activités qui composent votre poste sans passion. Tous les processus que l’on vous impose vous semblent décousus. Pur produit de la « génération Y », vous avez du mal à effectuer une tâche quand vous ne saisissez pas son sens.

C’est une des caractéristiques de notre génération : Nous cherchons un métier dont nous saisissons l’utilité. Notre carrière est plus qu’un moyen de payer notre crédit auto. Ce métier doit correspondre à nos aspirations profondes. Alors un job que l’on ne comprend pas, qui ne nous intéresse pas ou qui est en contradiction avec nos principes ne nous motive pas.

Vous n’avez plus aucun levier de motivation

La sécurité financière ? Vous êtes en CDI. Indécrottable, donc. Faire le minimum syndical vous apporte autant que si vous donniez tout ce que vous avez. L’envie de plaire à votre équipe ? Vous avez déjà fait vos preuves, Votre unité sait de quoi vous êtes capable. L’approbation de votre patron ? Il n’a pas la vôtre alors… La passion du métier ? Si vous trouvez passionnant de reporter des données sur un tableur Excel…

Plus RIEN ne vous pousse à travailler. D’ailleurs ça se ressent…

Vous n’aimez pas parler de ce que vous faites

Les gens passionnées par ce qu’ils font sont aisément reconnaissable. Ils en parlent avec passion, utilisent un jargon spécifique ; Non-pas pour étaler leur compétences mais parce qu’il leur semble in-con-ce-vable que leur domaine ne vous intéresse pas.

En ce qui vous concerne, vous n’en parlez pas. Vous écoutez vos amis vous raconter les projets sur lesquels ils sont

Vous préférez déjeuner seul

Parce qu’entre Martine qui demande des réunions spéciale avec pour ordre du jour « Je ne veux pas dire qui c’est mais y a Jérôme qui vole les agrafeuses », Jérôme qui passe le plus clair de son temps à baver sur le pantalon de tailleur de Nathalie et Mathilde dont les ragots divisent l’intégralité du groupe, vous vous sentez perdu.

Plus exactement, vous ne vous reconnaissez pas dans l’atmosphère général et vous faites même office d’extra-terrestre. Si déjeuner seul n’était pas un signe de misère sociale, vous le considéreriez comme un privilège. Chacun de vos collègue ressemble à vos yeux a un cliché digne du pire épisode de « Camera Caché ».

Un autre signe qui ne trompe pas : Vous redoutez de vous rendre compte, lors du trajet du retour, que votre itinéraire est le même que celui de Josiane. La perspective de l’écouter parler des jours fériés de Mai (alors qu’un IPod pleins de promesses cliquète avec vos clés dans votre poche) vous donne des envies de meurtres…

Vous redoutez les réunions, les comptes rendus et les entretiens individuels

C’est toujours la même histoire : Les réunions vous ennuient d’autant plus que les autres semblent, eux, impliqués. Vous vous dites que c’est une heure de moins à devoir faire semblant de travailler. Mais faire semblant d’écouter n’est finalement pas plus évident.

Mais votre pire hantise, c’est les entretiens individuels. Ceux qui mettent en exergue toute votre inactivité. Celle où vous devez des comptes. Les chiffres parlent à votre place. Ils crient « Plus envie ! ». Vous accusez le vent, la crise, le cours de la bourse, le RER en retard, Nikos Alliagas, mais votre patron n’est pas dupe. Laissez Nikos ou il est s’il vous plait. C’est un très grand homme.

Vous multipliez les arrêts maladies.

C’est l’étape définitive qui doit vous faire impérativement réagir. Celle ou l’épuisement et la lassitude l’emporte sur l’instinct de survie. Vous préférerez avoir des soucis financiers qu’affronter une journée de plus. Vous vous faites porter pâle.

Cet arrêt vous fait trembler parce que c’est loin d’être le premier. Celui qui doit vous interpeller. L’arrêt- maladie appel au secours.

Heureusement pour vous, ce matin-là, je serai là pour vous accompagner dans la transition professionnelle

Ne pas se démonter face à une escroquerie

Coup de fil de mon amie Marie Lundi après-midi. Je ne reconnais pas sa voix quand elle me dit avec résolution : « Faut absolument que je te raconte ! »

Marie est une petite châtaigne discrète. D’habitude elle manque de confiance en elle et déteste faire de vagues. Alors la suite de son histoire m’a beaucoup surprise :

- Je suis allée réclamer l’argent d’une facture dans un Atelier automobile !

– Marie, t’as pas de voiture…

– Mais Sofiane (son mari), si ! Pour des essuie-glaces qui ne marchent plus, ils nous ont fait payer un diagnostic exorbitant qui en plus n’était pas bon. Nous avons payé 70 euros pour nous entendre dire qu’il fallait changer l’intégralité du mécanisme à essuie-glace alors que nous l’avons fait réparer chez un ami sans changer le mécanisme. Une simple manipulation était à faire, elle a pris 10 minutes en tout. Ils nous en demandaient 450 euros ! J’ai trouvé ça révoltant. J’ai eu envie d’agir.

– ça n’a pas dû être évident. Te connaissant tu as du appréhender…

– C’est vrai que ça m’a fait peur. J’y suis allée seule et j’étais confrontée au chef d’atelier et au mécanicien qui s’était occupé de notre voiture….

Prenez les renseignements nécessaires et préparez vos arguments :

Elle poursuit son récit :

- Heeresh, notre ami qui a réparé nos essuie-glaces, est mécanicien depuis 15 ans. Il m’a expliqué avec précision les manipulations qu’il avait effectuées pour réparer les essuies glaces. J’avais très peur de me faire embrouiller par une infinité de détails technique alors je tenais à me renseigner. Ensemble, nous avons aussi regardé la facture qui avait été adressée à Sofiane et il m’a fait remarquer des incohérences. Notamment le fait que sur la facture figurait un « essai sur route ». On ne fait pas rouler une voiture pour ausculter des essuie-glaces !

– ça me semble logique, effectivement.

– Alors comment pouvaient-ils justifier cette ligne sur la facture? C’est du bon sens! Le diagnostic, non content d’être faux, n’était pas approprié ! Si Je n’avais pas eu Heeresh, j’aurais fait appel à une association de consommateur. Mais il m’a assuré que j’étais en mesure d’aller contester cette facture avec tous les éléments que l’on avait.

Demandez à parler au directeur.

J’ai traversé le garage et j’ai demandé à parler au chef d’atelier. Il a voulu que son collaborateur s’occupe de moi mais j’ai répliqué calmement qu’il valait mieux parler à dieu qu’à ses saints et qu’il était sans doute la personne la plus appropriée pour répondre à ma requête. J’ai essayé de rester calme. De ne pas laisser transparaitre mon intimidation. J’ai fait porter ma voix et maitrisé mon débit de parole. Comme dans l’article sur « La confiance en soi en soirée ».

Ne vous laissez pas démonter si vous êtes dans votre bon droit.

- Je lui ai exposé la situation. Je lui ait dit que nous avons réparé le mécanisme à essuie-glace sans le changer « Qui nous dit que vous ne l’avez pas changé ? » m’a demandé le chef d’atelier, avec un dédain qui m’a un peu décontenancé. J’ai répondu que nous étions de bonne foi et que si le mécanisme est d’origine, il y a forcément un numéro de série qui le prouve et que nous étions en mesure de le faire expertiser. Ça l’a fait taire pour un instant. Il m’a dit que de toute façon le mécanicien en charge de notre cas était allé déjeuner. A quoi j’ai répliqué qu’attendre son retour ne me posait pas de problèmes.

– Bravo ! T’aurais pu te défiler…

– Je pense qu’il comptait effectivement là-dessus. Après une heure le mécanicien est arrivé et j’ai repris mon argumentaire.

Tenez bon. L’usure est une bonne technique de persuasion

J’ai dû surtout insister sur le fait que son diagnostic n’était ni correct ni pertinent. Il m’a dit que les « essais sur route » faisaient partie d’un forfait. Ce à quoi j’ai répondu que s’il faisait partie d’un forfait, ils auraient dû l’effectuer :

- Vous ne l’avez pas fait, l’essai sur route ?
– Bah non, pas nécessaire !
– Alors il n’a pas lieu d’être facturé! C’est d’une logique implacable ! Soit vous proposez un forfait de diagnostic complet auquel cas vous effectuez ce diagnostic, y compris le fameux essai sur route, soit vous ne facturez qu’une partie de l’analyse du véhicule ! On ne facture pas une prestation que l’on n’effectue pas ! Et je suis sure que face à la loi ce n’est pas très correct !»

Il ne faut pas se laisser démonter par l’aspect technique de certains commerces. Là, en l’occurrence c’était une simple affaire de bon sens.

Ne partez pas sans gain de cause. Ou un geste commercial. Ou une trace écrite.

Ça commençait à devenir long ! J’étais pas très à l’aise dans cet exercice. Il m’a sorti le dernier argument qui tue. Que s’il n’avait pas réparé le mécanisme de l’essuie-glace, c’est parce qu’il risquait d’endommager d’autres éléments. Je leur ai dit que la personne qui avait réparé notre véhicule n’aurait pas pris le risque de le réparer sinon. « Et si dans trois semaines le mécanisme a essuie-glace esquinte autre chose ? Vous faites quoi ? » M’a-t-il demandé. Il n’avait pas tort. Il y avait une chance que leur diagnostic dise vrai.

Et là j’ai eu une idée :

Ecoutez, je ne suis pas là pour escroquer votre garage, je suis là parce que j’estime que je ne devrais pas payer pour une analyse si elle se révèle fausse ! Engageons-nous sur une durée ! Si passé un certain délai le mécanisme à essuie-glace fonctionne toujours, cela signifiera que vous avez tort ! Auquel cas vous me rembourserez ma facture ! Sinon je repasserais faire réparer ma voiture et vous aurez gagné des clients fidèles et silencieux.

Je suis partie avec un engagement écrit et signé stipulant qu’ils s’engagent à me rembourser si je ne constate rien dans un délai de deux semaines. Comme ça s’ils sont de bonne foi, je m’en rendrais compte, et s’ils ne le sont pas, je repasse réclamer mon dû ! J’ai remercié poliment pour le geste, j’ai même fait un sourire, et je suis partie.

Gérer un conflit avec son entourage

Le conflit personnel est particulier. Nous ne sommes pas dans un contexte professionnel ou l’on est jugé sur ses compétences. On est dans l’affect pur. On touche aux sentiments, voire à l’amour.  On est alors déstabilisé et fragile face à une engueulade avec un proche. Même si l’on a pas toujours tort…

L’amour,  cette source d’énergie fragile.

L’amour de ses proches est une énergie renouvelable inépuisable. Elle nous pousse au meilleur, nous donne confiance en nous, nous réchauffe quand la journée a été dure. Une fois les factures payées, les courses faites, LA TVA incluse, les impôts locaux et la taxe d’habitation payée, à la fin du mois, l’amour est tout ce qu’il nous reste…

C’est pourquoi l’on est vite déstabilisé quand on doit entrer en conflit avec une personne que l’on aime. On a peur que qu’une dispute remette en question l’amour qu’il ou elle nous porte. Avez-vous remarqués que l’on entre plus facilement en conflit avec ses parents qu’avec son amoureux ? Car l’amour filial est bien souvent inconditionnel. On ose alors plus facilement exprimer ses griefs car on sait que Maman ne partira pas sous prétexte qu’on refuse de l’accompagner chez Tante Berthe Dimanche…

Dans un premier temps, épargnez-vous des conflits…

Vous avez la possibilité d’éviter la moitié des conflit avec votre entourage d’une façon simple : prenez soin de votre entourage et ne faites pas passer vos intérêts personnels avant le bien-être des votre. Parce que même dans les relations affectives, les conflits partent souvent d’une divergence d’intérêt.  Partez d’un principe simple. Tatouez-le sur votre front et ne le perdez jamais de vue : « Toutes les décisions que vous prenez ont des répercussions sur ceux que vous aimez ».

Fort de ce constat, et comme dans mon article sur Savoir dire non vous pourrez évaluer le degré d’implication et les retours sur votre entourage. Et si vous vous apprêtez à faire un choix qui porte à conséquence sur votre cercle intime, parlez-en avec eux.

Un autre principe à garder précieusement :

« Ce que vous dites a un impact sur ceux que vous aimez ».

Mais si vous les aimez, par extension vous les connaissez. Vous avez accès à leur histoire et à leur sensibilité. Vous serez donc parfois tentés de taper là où ça fait mal pour toucher l’autre ou obtenir gain de cause. C’est souvent d’où viennent les conflits les plus délicats à surmonter. L’autre se sent trahit car il aura pris le risque de vous livrer ses vérités et que vous les aurez retournés contre  elle ou lui.

Ça c’était pour vous éviter les conflits dans lesquels vous seriez en tort.  Parce  que vous n’êtes bien évidemment pas l’unique responsable des conflits susceptibles de survenir avec les membres de votre famille de cœur. On est très souvent blessé par ceux que l’on aime le plus et c’est d’autant plus délicat qu’ils savent exactement ou taper et qu’ils sont ceux auprès desquels nous allons nous plaindre lorsque nous entrons en conflit avec des collègues ou avec l’extérieur en général.

Ne pas oublier que quelqu’un qui vous aime vous blesse rarement intentionnellement.

Imaginons un conflit avec votre sœur. Je propose une résolution de conflit en quatre étapes, testé et approuvé sur mon entourage…

  1. Laisser la moutarde redescendre : Parce que traiter sa sœur de vieille truie sous la colère ne fera pas avancer le débat. Pire encore, il rajoutera de la rancœur à la rancœur (« OK, c’est de ma faute mais me traiter de truie ! C’est fourbe ! Toi aussi tu feras le malin/la maligne si tu avais douze kilos de grossesse à perdre !… ») et le but du jeu c’est de résoudre un conflit, pas d’alimenter une gué-guerre qui gâchera les trente prochains Noël…
  2. Se mettre à la place de l’autre : Si une personne que l’on aime a commis un impair, c’est le plus souvent par maladresse. Qu’est ce qui a motivé les actes de la personne qui vous a offensé ? Pourquoi votre sœur a jugé bon de révéler à votre mère ce secret que vous vouliez à tout prix conserver ? Pensait-elle à vous protéger et alerter vos proches sur une situation critique ? Ou espérait-elle se faire mousser parce qu’elle en a marre d’entendre votre mère vous citer en « exemple de réussite », alors que vous n’êtes pas si parfait que ça ?
  3. Communiquer. Calmement et de façon simple, énumérer les faits et exprimer en quoi l’autre vous a blessé. En quoi vous lui en voulez. Concéder la maladresse de l’autre pour la faire admettre, et exprimer votre point de vue.
  4. Puis prendre ensemble une décision sur le comportement à adopter à l’avenir dans la même situation. Conclure ainsi la discussion laissera une impression d’ « engagement moral ». Qui vous autorisera un méchant coup de gueule en cas de récidive.

Il est certains conflits qui ne se règlent jamais…

Il arrive aussi que l’autre prenne un malin plaisir à nous enfoncer. Ce qu’il sait de nous est une arme dont il se sert pour nous tuer un peu plus chaque jour. Peut-être entretenez-vous une relation toxique avec un pervers narcissique.

Certaines relations ne valent pas le coup d’être vécues. Elles sont faciles à reconnaitre : L’autre retourne les sentiments que vous éprouvez et ce qu’il sait de vous  comme une arme pointée sur la tempe pour que vous adoptiez le comportement qu’il attend de vous. Stopper cette relation peut-être difficile dans un premier temps, mais l’amour propre n’a pas de prix…

S’affranchir du Regard des Autres

Ce carcan ou les autres vous emprisonnent :

Le regard des autres est un miroir déformant dans lequel il est dangereux de se chercher. Ça commence avec Maman qui nous a toujours dit que l’on était « un manuel », nos amis qui se retournent vers nous dès qu’un bruit équivoque se fait entendre…

Se défaire du regard des autres, c’est admettre qu’ils puissent avoir tort sur ce que nous sommes. Parce que, ce que nous sommes relève d’une décision personnel. Vous êtes ce que vous faites. Et pas uniquement ce que vous  montrez. Parce qu’il est des aspects de vous que vous ne laissez pas forcément paraitre.

Aux yeux de votre mère  vous êtes encore le petit facétieux qui enlève sa couche tout seul, pour votre amoureuse, vous êtes Tom Cruise. Selon votre binôme au bureau, vous êtes la buse qui fait des courses en chaises à roulettes et pour votre boss, vous représentez 34% du chiffre d’affaire de votre unité. Qui à tort et qui a raison ?

Ces visions de vous sont des petites cases dans lesquels les gens vous coincent plus ou moins consciemment. Mais votre personnalité est infiniment plus complexe. Et lorsque l’image que l’autre a de vous est brisée par la réalité, c’est toujours très délicat (Qui n’a pas vécu le moment embarrassant ou Maman rentre dans sa chambre sans frapper. Et vice-versa…)
Se fier uniquement aux autres leur donne l’opportunité de vous renvoyer une image négative de vous-même.

Personne ne vivra votre vie à votre place

Les autres ne devraient jamais être un élément à prendre en compte pour les choix personnels. Bien évidemment, il arrive que nos décisions aient des répercussion sur son entourage. Alors pour s’éviter des conflits avec son entourage, on en parle, avec ceux qui nous veulent du bien.

Mais d’autres devraient relever de votre unique volonté Comme la personne avec qui faire votre vie, le métier que vous aimeriez exercer, ou cette ravissante veste imprimé Léopard qui a incité cette mère de famille à changer de place dans le RER.

Un exemple simple : Cela fait un an et demi que vous êtes amoureux de Louise.  Louise est belle, drôle, vous soutient dans les moments difficiles, cuisine le saumon comme personne et, quand même, au lit, c’est une rock star.

Mais vos parents qui vous ont inscrits à vos premiers rallyes dès l’âge de 13 ans, ont du mal avec les origines ouvrière de Louise (à sa décharge, Maman n’a jamais gouté à ses papillotes de saumon). Vous vous sentez coincé entre vos prédestinations sociales et l’amour de Louise qui vous apporte l’équilibre, la force et le « Hum ! Ah ! Rrrr ! » dont vous avez besoin.

Mais c’est vous, et vous seul qui vivrez auprès de la femme qui partage votre vie tous les jours. Ce n’est pas votre mère qui aura tous les matins l’haleine de votre épouse dans le nez. Alors pourquoi aurait-elle son mot à dire ? Les gens ont beau vous aimer, souvenez-vous que vous êtes toujours seul dans vos chaussures.

Il en va de même pour les convictions aussi intimes que la foi :

Sabrina a 22 ans et un entourage très croyant. Le genre d’entourage ou la conviction religieuse est plus une affaire sociale qu’une relation intérieure que l’on cultive seule avec dieu. Elle est l’unique athée de sa famille et de son quartier

Elle l’a compris le premier matin du Ramadan de ses 14 ans. Ce matin-là, elle est arrivée maquillée au collège et a eu à faire aux regards réprobateurs des autres filles de sa classe.  Elle s’est sentie observée avec dédain tout au long de la journée. Le soir chez elle, elle est arrivée à la conclusion que leur attitude était inappropriée.

Elle est arrivée au collège le lendemain aussi maquillée qu’un camion volé. Une façon simple de signifier que le regard des autres n’était pas un facteur qu’elle prenait en compte. Les regards assassins ont duré deux autres jours, puis se sont calmés.

L’année suivante, sa classe était sensiblement composée des mêmes élèves. Mais plus personne n’attendait d’elle qu’elle fasse le ramadan. Elle s’est dit qu’elle avait « gagné » le droit d’être elle-même. Elle pouvait vivre son manque de foi en toute sérénité.

Il vaut mieux ne pas être aimé pour ce que l’on est qu’être aimé pour ce que l’on n’est pas.
S’aimer c’est aussi accepter de ne pas faire l’unanimité. Mais pour une personne qui ne sera pas d’accord avec vous, une autre sera fan de ce que vous êtes.  Supposons que vous êtes en soirée et que votre regard croise celui de Julien :

Situation

Vous trichez sur ce sur ce que vous êtes

Vous êtes authentique

Vous rencontrez Julien en soirée. Pour résumer Julien : Brun, yeux bleus, un mètre quatre-vingt de charme latin.

« Quoi ? Toi aussi tu aimes Lana Del Rey ! C’est fou ce que l’on a en commun toi et moi… » Lana Del Rey ? J’apprécie mais je ne suis pas fan ; Je ne comprends pas le foin que l’on fait autour de sa musique.
Résultat : Julien vous aime bien. Vous ajoutez que « c’est fou ! En parlant de coïncidences. Savais tu que j’étais pourvue de deux seins ? Dingue ! Tu as deux mains… » Il vous invite à  terminer la nuit chez lui. Julien vous snobe parce que vous avez le malheur de ne pas être d’accord avec lui. Vous le traiter de taliban-du-mélo. Il se lève de sa chaise et s’en va comme un homme politique offensé sur un plateau télé.

 

Et que ce passe t-il ensuite ?… Il vous fait une cession d’écoute en boucle de sa chaine Youtube consacré à la chanteuse. Il se rend compte que vous ne connaissez pas les paroles, vous quitte. Vous vous retrouvez comme une buse… Vous rencontrez Aurélien, frère de Julien, en encore plus sexy. Vous lui avouez que vous êtes fan de Pop coréenne pleine de métrosexuels bridés. Lui aussi. En parlant de coïncidences…Vous rentrez chez lui et vous faites l’intégrale de la chaine Youtube des Super-Junior. Petit moment d’extase que vous êtes les seuls à apprécier… 

Assumer ce que vous êtes aux yeux des autres attirera ceux et celles qui sauront vous apprécier.

Ça s’appelle un entourage…

Se préparer à l’amour

L’amour est un souvent la récompense d’un chemin compliqué. Mais cette image n’est pas pertinente sans précision :

Même s’il est question de trouver « l’Amour », la destination finale de ce chemin reste…  Vous-même.  La belle relation, celle qui rend plus fort, celle qui donne envie de faire des bébés est une belle chose. Mais elle doit être une composante de votre bonheur et pas votre unique source de bonheur.

Forts de cette idée, voici les étapes cruciales à accomplir avant de rencontrer «la bonne personne ». Testé et approuvé sur tous les  mariés et heureux en ménage que j’ai interrogé…

Etre fier de ce que l’on est.

Ça semble bateau mais c’est bien plus compliqué qu’on le croit. Acquérir une certaine confiance en soi qui sera due à ce que l’on aura accomplie. Autrement on risque de considérer le couple comme « un privilège ». Hors il faut s’affirmer dans son couple et cela passe par reconnaitre ce que l’on est et ce que l’on peut apporter à l’autre. Certes vous avez des défauts de fabrication mais vous avez aussi des qualités susceptibles de rendre quelqu’un heureux.

Être fier(e) de ce que vous êtes passe aussi par accomplir des choses qui vous rendent fier. Par créer un mode de vie que vous pouvez présenter sans rougir.

Nettoyer sa vie amoureuse

Il arrive que son paysage amoureux soit encombré par cet(te)  ex avec qui vous avez joué à Ross et Rachel pendant sept ans, ou cette fixette mal guérie qui traine encore dans vos amis Facebook. C’est très facile de se cacher derrière le «peut-être » des relations avortées qui auraient pu « être bien ». Mais comment reconnaitre l’homme ou la femme qui nous apportera ce qu’il vous faut quand le spectre d’une relation inachevée vous hante ? Faire le deuil de nos obsessions et de certaines de nos relations est une très bonne façon de « formater » notre cœur. Alors on prend une demi-journée, on fait le point sur ses relations toxiques qui ne vous apportent rien d’autre qu’un goût d’amertume et on se décide  une fois pour toutes à dire au revoir….

Savoir ce que l’on veut

Repérer les schémas qui viennent obstruer nos jugements.

Une blague qui fait le tour de la toile dit « Les filles, arrêtez de demander où sont les gentils garçons,  Ils sont dans la Friend Zone, là où vous les avez laissés. ». Une des principales incohérences amoureuse se porte sur d’une part ce que nous désirons, et d’autre part ce que nous sommes censés désirer. N’importe quelle femme prétendra chercher « un garçon gentil, qui la respecte et la soutienne ». Mais bon nombre d’entre nous sommes aussi attirées par « les méchants garçons ». Soyons clair avec nos envies. Et assumons-les (ainsi que ses conséquences…)

Prenez une feuille et notez-y les qualités essentielles que doit posséder la personne qui vous correspond. Le principe est le même que sur ma Wish List : Si vous formulez de façon précise que ce que vous recherchez, vous aurez d’autant plus de chance de reconnaitre la personne qu’il vous faut quand vous la croiserez…

Et faire le point sur ses erreurs

Même s’il est important de vous dédouaner du regard des autres. Quand vous vous retrouvez face au troisième garçon qui vous regarde avec les yeux embuées pour vous expliquer que vous êtes trop individualiste en amour,  il faut se poser des questions.

Nous avons tous des mauvais réflexes amoureux qui nous perdent : trop s’investir, pas assez, se mettre sous l’autorité de l’autre ou au contraire se placer en « parent » de la personne avec qui l’on vit. L’idée est d’identifier les comportements qui ne nous rendent pas service.

Paradoxalement : Apprendre à vivre seul.

L’autonomie affective, c’est comme l’autonomie financière : C’est nécessaire pour ne plus subir aucune situation. Le célibat est un mode de vie, qui, une fois adopté, vous semblera plus intéressant que «mal accompagné ». Et qui dit célibataire assumé, dit disponible pour une relation amoureuse satisfaisante…

Pervers Narcissique: S’en débarasser !

Certaines relations amoureuses toxiques sont dues à une incompatibilité de caractères. Et d’autres, plus dangereuses vous tiennent sous la coupe d’un pervers narcissique. Le pervers narcissique est un vampire de l’amour.

Comment reconnaitre une relation basée sur la perversion narcissique ?

Une relation amoureuse qui marche vous rend beau, ou belle. Les yeux brillent, le sourire est devenu votre rictus habituel et une lumineuse sérénité émane de vous. Et l’on vous le dit  » vous êtes radieux(se) ».  A l’inverse, une relation avec une pervers narcissique vous rend le teint terne, les cheveux secs, déverse une pellicule de gris sur vos vêtements, éteint votre sourire, brise vos espoirs, vous fait vous sentir minable…

- Vous vous êtes fané(e) : Comme dans cet article sur « la confiance en soi dans le couple », vous ne brillez plus. Vous vous laissez physiquement aller, vous avez pris quelques kilos ou au contraire affichez une maigreur qui vous donne l’air malade. Votre entourage ne s’en rend pas compte tout de suite car cela se fait progressivement. Et puis un jour vous rencontrez un ancien ami qui ne vous a pas vu depuis longtemps. Et sans se rendre compte qu’il met le doigt sur quelque chose de crucial, vous dit : « mais que t’est-il arrivé ? »  C’est en réalité la conséquence du signe suivant :

- Vous avez une très mauvaise estime de vous : L’amour est censé vous apporter ce surcroit de confiance qui vous donne le courage de vous lancer dans la vie.  Pas vous sentir aussi inutile qu’une pièce d’un centime (c’est vrai qu’à part laisser un gout de ferraille sur les doigts, je cherche encore leur utilité…)

- Vous ne voyez plus grand monde autour de vous : Votre entourage le/la déteste et il/elle parvient à vous convaincre qu’il/elle est dans le vrai et que le reste de ceux qui vous entoure vous veut du mal. Cette personne devient la seule que vous trouvez digne d’intérêt et dont l’avis compte, vous vous consacrez tellement à elle que vous en oubliez votre famille, vos amis et peut-être même votre carrière, ce qui nous amène au point suivant:

- Vous avez mis vos rêves de côté : Dans la mesure où l’idée de votre nullité/ incompétence s’insinue dans votre esprit à coup de phrases assassines, vous n’avez plus la confiance en vous nécessaire pour aller au bout de vos projets. Alors vous consacrez l’énergie qu’il vous reste à…l’autre.  A survivre à ses attaques soi-disant « pour votre bien ». A le servir parfois. A l’accompagner dans ses propres rêves. Il aspire vos forces et s’en nourrit.

Quels sont les cibles des pervers narcissiques ?

Je ne suis pas très à l’aise à l’idée de contribuer au cliché. Mais voici les trois principales caractéristiques des victimes de pervers narcissiques :

- Elles sont pleines d’un potentiel dont elles n’ont pas conscience : Ce sont souvent des personnes pleines d’énergie et de forces vives mais un peu perdues. Le pervers narcissique se nourrit de cette énergie et de ce potentiel.

- Elles manquent de confiance en elles : Une personne qui a confiance en ses capacité aura vite-fait d’envoyer bouler le pervers narcissique parce qu’elle ne laisse personne l’atteindre.
Elle ne sera donc pas réceptive, voire passablement irritée…

- Elles manquent de modèle de relation équilibrée : Un jeune homme ou une jeune femme issue d’un mariage entre un pervers narcissique et une victime, quel que soit son sexe, sera plus enclin à penser sa propre relation comme « normale ».

Comment procède un pervers Narcissique ?

  1. Il repère vos failles
    Il/elle vous écoute attentivement quand vous lui racontez que votre ex a fui avec votre meilleur(e) ami(e). Il/elle prend aussi note quand il/elle entend les autres vous répéter à quel point vous êtes étourdi(e), dépensier(e), maladroit(e), nul(le) en math (rayez les mentions inutiles s’il y en a). Il/elle connait donc vos schémas internes et a une idée approximative de l’image que vous avez de vous-même.
  2. Il vous met sur un piédestal
    Le pervers narcissique, conscient de votre piètre confiance en vous, va vous accoutumer à une dose de compliments et d’yeux qui brillent que vous irez chercher régulièrement, comme on va compulsivement faire la queue dans le seul tabac ouvert à 10 kilomètres de chez vous. Il vous répètera à quel point vous êtes beau/ belle, gentille, etc… Il deviendra votre ilot de douceur dans ce monde qui ne vous aime pas. Vous êtes accro.
  3. Il vous en fait tomber aussi tôt.
    Vient le moment ou « en toute objectivité » , il va se permettre une ou deux réflexions comme autant de bémols à votre merveilleuse personnalité. Il poussera sans doute le vice à surfer sur des défauts que l’on vous aura déjà reconnu (caution historique) et se baser sur votre propre histoire. Vous le trouverez d’autant plus intelligent que vous le considérerez comme « clairvoyant ». Il formulera ses reproches comme des « points d’amélioration ». Vous vous direz que vous avez de la chance d’être tombé sur quelqu’un qui ait la capacité de faire de vous quelqu’un de meilleur
  4. Il utilise son ascendant pour faire de vous ce qu’il veut.
    C’est la suite logique des évènements : Vous lui faites confiance, assez pour l’écouter quand il parle, pour suivre ses instructions. Et si vous ne le faites pas, il appuie directement là ou ça fait mal ! « Espèce d’égoïste ! Et je me demandais pourquoi ton ex avait fini par partir… »Double effet kiss-cool : Vous vous dites que le passé lui donne raison, et en plus vous avez l’impression de l’avoir « déçu ». Alors vous mettrez tout en œuvre pour lui faire plaisir : Être aux petits soins, lui servir de larbin, ou se plier à toute sortes d’exigences sexuelles auxquelles vous étiez fermement réfractaire. Les insultes plus ou moins subtiles ou grossières pleuvent, mais comme la violence est progressive, elle ne vous choque pas… Comprenez bien qu’un pervers narcissique agit par palier étalés dans temps, en prenant bien le soin de valider les étapes une après les autres. Ne me demandez pas comment je le sais…

Si vous reconnaissez votre relation dans le descriptif que je viens de faire, c’est que votre relation est dangereuse et aspire toute votre énergie, votre estime de vous et compromet sérieusement votre avenir. Elle est tout aussi dangereuse que la violence conjugale et moins évidente à l’œil nu.

Sortir de la coupe d’un pervers narcissique :

  1. Renouer contact avec vos proches : Eux seuls vous connaissent assez pour vous apporter la dose d’amour nécessaire à la réparation de dégâts causé par le pervers narcissique. Il va vous en falloir de l’amour pour vous remettre de ce qui s’est passé et retrouver votre Mo-Djo.
  2. Rompre : Inutile de chercher à « assainir » une relation avec un pervers narcissique. Vous avez beau l’aimer, avoir peur de sa réaction (à juste titre, elle sera forcément disproportionnée). C’est sa survie ou la vôtre. Charité bien ordonnée commence par soi-même, non ?Ne vous laissez pas persuader par ses menaces en tout genre (suicide, destruction sociale, le fameux « je vais te détruire !», meurtre du chien…). Un pervers narcissique qui crie et menace est en train de se rendre compte que les évènements échappent à son contrôle. Il est alors en train de multiplier les moyens de pression pour vous garder. Tenez bon. Et puis comment pouvez-vous encore penser que votre relation vaille la peine d’être sauvée ? Il ou elle vous a traité de Salaud/salope, vous a dit qu’il s’en prendrait à vos parents et à votre réputation, et fait mine de sauter du toit de son immeuble. Il en va de votre propre peau.
  3. Prendre un peu de repos : Comme toutes les ruptures, celle-ci risque de vous terrasser. A ceci près que celle-ci remettra en cause une partie de vos convictions. Puisse qu’un pervers narcissique arrive à convaincre sa victime qu’elle n’est rien sans lui. Faites-vous porter pâle et dormez, pleurez et mangez un peu (remplumez-vous tiens).
  4. Prendre conscience que ce qui est désormais à votre portée: Vous n’êtes pas la bouse malodorante qu’il ou elle a laissé entendre. Reconnectez-vous avec vos envies, les vraies, celle que vous avez abandonné pour vous consacrer entièrement à l’autre.
  5. Reprenez l’habitude de cumuler des petites victoires : Du sport, des objectifs professionnels, la cuisine, qu’importe. Toutes ces petites victoires vous rappelleront que vous êtes capable de faire beaucoup de choses, quand vous êtes soutenu(e)…

Demander une Augmentation

Face à la porte d’entrée du bureau du boss, vous tremblez.  Mais vous lui avez fait un mail pour solliciter un entretien. Vous ne pouvez pas conséquent plus reculer. A l’heure dite, vous frappez.  Il vous fait rentrer, puis asseoir. Mais il est au téléphone. Au moment de raccrocher il vous regarde comme un papa dérangé par son petit garçon devant son match de foot, et vous dit: « Vous vouliez me voir ? ». Va falloir respirer un bon coup : Vous êtes là pour une augmentation. J’espère pour vous que votre cravate est correctement mise : votre pomme d’Adam joue au trampoline et il vaut mieux que cela ne se voit pas…

Choisir soigneusement son moment :

Certaines conditions sont à réunir avant de vous lancer dans la gueule du loup :

  • Vous devez impérativement n’avoir commis aucune bourde majeure durant ces six derniers mois. C’est terrible mais si Duboss a une casserole en tête, il surfera dessus pour mener la négociation et vous refuser ce pour quoi vous êtes venus…
  • Vous devez avoir mis en avant vos valeurs ajoutées quel qu’elle soient et pris des initiatives qui ont été vues.
  • Votre bilan annuel doit faire l’état d’une évolution dans vos axes d’améliorations. (On en a tous, ne faites pas les vexés). Cela implique de les avoir pris en compte l’année dernière. Je vous ai assez répété que la clé du succès c’était l’action. Toujours pas de secrets…
  • L’idéal étant de solliciter cet entretien suite à un petit moment de gloire : Un dossier déterminant débouchant sur une victoire,  un projet à votre initiative qui a facilité la vie de l’entreprise (le nouveau logiciel de traitement des fiches de paye, c’était vous !).

Mettre en avant les résultats obtenus cette année.

Cette année, vous l’avez vu passer. A vos yeux elle a même duré 455 jours (sans les RTT). Vous n’avez pas compté les heures sup, ni les charrettes du Dimanches, ni vos devoirs du soir pour le dossier « occasion-de-faire-ses-preuves ». Alors mettez-le en avant.

Vous n’êtes pas un petit garçon venu faire un caprice. Vous êtes un professionnel qui apporte des résultats concrets.

Vous êtes en mesure de communiquer des données chiffrées quand à vos résultats ? C’est parfait ! Faites un résumé du chiffre d’affaire engrangé grâce à vous, des dossiers menés avec succès, de ce que vous avez apporté à l’entreprise,  et de votre montée en compétence. Vous avez acquis des connaissances et avec elles des nouvelles responsabilités ?  N’hésitez pas à le mentionner.

Votre requête ne doit pas ressembler à une envie subite. Vous-même aurez du mal à vous sentir légitime si vous ne pouvez pas justifier votre demande. Le but de l’exercice est aussi de vous donner confiance en vous lors de cet entretien.

Vous ne pouvez demander une augmentation si vous n’avez pas effectué votre travail de façon rigoureuse tout au long de cette année. Ne vous lancez pas si vous êtes perçus comme « le poids mort de l’équipe », hein ?

Visez légèrement plus haut pour vous laisser une marge de négociation.

Quel que soit la somme demandée, ajoutez-lui une marge de négociation de 30% environs. Au mieux votre patron estime que vous les méritez et dans un ultime élan de bonté, vous les accordes. Au pire vous acceptez de revoir ce chiffre à la baisse et vous passez pour quelqu’un de conciliant. Donnez un chiffre précis et au vus des éléments apportés, faites-le sans rougir.

Parlez en salaire brut. Ou parlez en augmentation/heure. Ne lancez pas un chiffre à la volée sorti de nulle-part. Il paraitra  aléatoire et ne sera pas pris au sérieux. Énoncez-le de façon déterminée. Si vous faites un métier commercial, mettez-le en parallèle de vos primes et votre chiffre d’affaire. Avec un pourcentage par exemple :
« Ma prime actuelle représente % du CA individuel engrangé à N-1. Ce qui m’a valu … d’euros. Hors, Comparé à N-1, j’observe une augmentation de 15% de mon chiffre d’affaire. Il me semble donc logique d’augmenter ma prime de 15% également».

Pragmatique, basé sur vos progressions. Logique.

S’il vous dit oui ?

Ne sourirez pas  comme si vous veniez d’apprendre que vous avez gagné au Loto. Remerciez votre patron pour cet entretien, et une fois dans votre bureau, faites lui un mail récapitulatif avec les montants sur lesquels vous vous êtes mis d’accord.

Et s’il vous dit non ?

Crise, récession, jeunesse en entreprise, budgets limités… Ces excuses peuvent être invoquées pour justifier un refus d’augmentation. Les motifs qu’il vous invoque sont extérieur à vous ?

Qu’à cela ne tienne, vous pouvez tout à fait négocier autre chose. Vous venez d’exposer votre travail accompli et il est plutôt bon. C’est le moment de faire passer une autre requête, moins importante  définie au préalable. Votre patron aura ainsi l’occasion de récompenser votre travail et de justifier sa bonne foi. Et vous ne sortirez pas de l’entretien avec la mauvaise impression d’être une bonne poire.

Et si ça fait longtemps qu’il dit non ?

Cela fait quelques années que vos efforts sont vains. Vous êtes un bon élément et vous le savez. Alors allez demander votre augmentation… Ailleurs.

Vous pouvez en toute bonne conscience déposer votre candidature dans d’autres entreprises. Vous pourrez recycler le compte-rendu de vos résultats lors de vos prochains entretiens d’embauche et négocier le salaire désiré. Après tout, vous cumulez plusieurs années d’ancienneté dans votre entreprise et avez un très bon logiciel de gestion de fiche de paye à leur proposer…

Surmonter une rupture amoureuse

Assis autour d’un café, vous manquez d’air. Vous auriez dû vous douter de quelque chose quand elle (ou il) a demandé à vous voir dans un lieu public. Ses doigts tremblent en remuant la cuillère dans son chocolat viennois. Voilà, on vous annonce qu’il vaut « mieux arrêter là ».

Première priorité : sauver les meubles.

Je sais que vous êtes très tentés de :

  • Pleurer le plus bruyamment possible
  • L’insulter très fort en allemand (le plus bruyamment possible aussi)
  • Supplier de ne pas faire ça.

Mais aucune de ses attitudes n’a de classe. Votre égo a-t-il besoin d’un énième souvenir embarrassant que votre esprit vous rappellera dans les moments les plus inopportuns?

Épargnez une casserole à votre amour propre:

  • Demandez-lui pourquoi
  • Voyez s’il est possible d’arranger la situation. Ayez une franche explication.  Laissez-la (-le) parler à cœur ouvert. Il arrive que la situation se débloque en relevant quelques quiproquos (ça a récemment sauvé mon propre couple…).

Si au terme de cette discussion la situation ne s’est pas améliorée’est que cette rupture a bel et bien une raison d’être.

Si ses arguments sont valables et rationnels, c’est qu’ils traduisent une réelle incompatibilité de caractère. Auquel cas la réaction la plus intelligente est  de respecter son choix.  S’obstiner dans un couple qui ne fonctionne pas ne sert à rien. Je sais que sur le coup vous avez juste envie d’être dans un clip de Céline Dion, mais il va falloir déployer des trésors d’énergie pour conserver un cerveau en état de marche. Et puis vous avez plus de chance de faire naitre des regrets chez l’être aimé en vous comportant en gentleman qu’en le séquestrant dans votre appartement.

Conservez un maximum de sang-froid. C’est l’exercice le plus périlleux du monde mais il est nécessaire. Vous pleurerez une fois chez vous.

Défoulez-vous

Et là vous aurez carte blanche. L’écoute en boucle des chansons d’Alanis Morissette est autorisée. L’accompagner de la voix avec des trémolos et quelques sanglots est également toléré. Cassez un vase, pleurez dans votre baignoire, postez-vous en position fœtale dans votre lit, appelez votre mère, allez courir, triez vos papiers. Quartier libre. Trouvez le meilleur moyen d’évacuer votre émotivité sans vous détruire.

Ce n’est pas parce que vous venez de vous faire larguer que vous n’êtes pas digne d’être aimé.

Une rupture est d’autant déstabilisante qu’elle touche à sa propension à être aimé. Le plus dur est de se dire que l’autre nous aimait, a appris à nous connaitre et décrété qu’il ne voulait plus de nous.  Suite à ça, il est très difficile de se laisser aimer sans avoir peur d’être abandonné à nouveau.

Mais ce n’est pas parce qu’une personne a décrété que vous ne lui convenez pas que vous n’êtes pas digne d’être aimé. Cela signifie simplement qu’elle ne vous estime pas compatibles. C’est douloureux mais il existe forcément une personne qui vous considèrera comme « ce qu’il lui faut». Ça tombe bien, il ne vous en faut qu’une…

Reconnaitre les erreurs

Quels que soient vos erreurs, elles sont faites. Vous n’allez pas passer ces trois prochains mois à vous flageller en vous répétant que vous n’êtes qu’une raclure de fond de chiottes. La seule chose à faire c’est de les identifier, et de les admettre afin de ne plus les reproduire. Je dis souvent que les échecs sont des coups de pieds aux fesses qui ont le mérite de vous projeter en avant. Il en va de même pour l’échec amoureux.

L’exercice le plus douloureux lors d’une rupture est la rétrospective. Un  peu comme si l’on imposait à une équipe de foot un visionnage sur leur dernière défaite avec arrêt sur image sur les pires ratages. Vous aurez peut-être envie de pleurer sous la pluie mais regarder votre rupture en face vous permettra d’en tirer des enseignements.

Profitez-en pour vous concentrer sur autre chose.

L’amour, même s’il rend plus fort est un grand chronophage et nécessite beaucoup d’énergie. Vos soirées étaient intégralement consacrées aux badinages téléphoniques / diners au restaurant / séances de cinéma / parties de jambes en l’air. C’est aussi aujourd’hui autant de temps sauvé pour… Vous.

Si vous ne viviez qu’à travers la personne qui partageait votre vie, vous risquez de trouver tout ce temps libre inutile. Vous risquez aussi de traverser une grave crise sur le thème de : « Mais alors ? Quel est mon but dans l’existence ? ». J’ai un ami qui a carrément pris un deuxième boulot sous le prétexte que « sinon je ne sais pas quoi faire (haussement d’épaules) ».

Vous n’êtes certes pas obligé de cumuler deux CDI pour oublier votre ex. Mais définir un objectif personnel et se concentrer dessus aura deux avantages :

  • Vous concentrer sur un projet qui n’appartient qu’à vous et que n’auriez pu faire si il ou elle était encore dans les parages. Énergie oblige.
  • Vous redonner confiance en vous et découvrir les premiers bons côté de la vie de célibataire…

Prenez le temps de cicatriser

Le piège de  la rupture est de s’enfouir à cœur perdu dans une nouvelle histoire. Mais à part ajouter un nouvel échec et une nouvelle séparation (même si la douleur est moindre), cela ne servira à rien.

Vous n’aurez pas les épaules assez solides et votre équilibre est trop précaire. Vos critères de sélection pour votre prochaine histoire seront faussés. Vous ne pourrez construire une nouvelle relation que lorsque que vous-même vous serez reconstruit.

Jusqu’au jour ou vos souvenirs ne seront plus aussi douloureux. Par hasard vous retomberez sur une ancienne photo censée vous émouvoir, mais vous vous rendrez-compte que cela fait quelques semaines que vous n’avez plus pensé à cette personne. Ce jour-là vous aurez compris que la tempête est passée et que vous avez été en mesure de la gérer…

 

Réussir un Entretien d’Embauche

Un entretien ça se prépare

Il n’est pas toujours évident de faire preuve de confiance en soi lors d’un entretien d’embauche. C’est le moment ou notre parcours et notre profil sont soigneusement décortiqués pour mieux révéler leurs failles et négocier votre salaire. Il serait dommage de s’ajouter des oursins dans le caleçon avec des fautes d’orthographe ou de goût. Mais en portant attention à quelques détails simples, il est toujours possible de s’épargner un stress supplémentaire.

  • Une tenue impeccable, préparée, ourlée et repassée en avance. On pense à mettre de côté les chaussettes noires, une ceinture qui tient et le boxer short confortable (une heure et demi assis quand-même, je ne pense pas que se tortiller sur sa chaise-qui-tourne soit du plus bel effet). Les chaussures sont cirées, les talons sont réparés, les cheveux propres et les ongles coupés. Vous le saviez sans doute déjà, mais ça ne coute rien de le rappeler…
  • Le CV  est en couleur, il a été relu plusieurs fois d’affilés et doit être connu sur les bout des doigts. Vous en avez deux ou trois exemplaires pour le jour J, au cas où votre futur employeur l’aurait oublié ou qu’un stagiaire en RH « Faites comme s’il n’était pas là » soit en observation.

Les questions auxquels vous aurez systématiquement affaire

  • « Faites un bref résumé de votre parcours » : Vous devrez être en mesure de décrire les grandes étapes de votre CV. L’obtention de votre dernier diplôme, votre plus longue expérience, et la dernière. C’est le minimum.
  • « Citez-moi vos qualités et vos défauts… » : C’est la question la plus délicate car elle nous renvoie aux raisons pour laquelle on pourrait ne pas être recruté. Je vous redirige vers mon article qui aborde la question de composer avec ses défauts. La principale information à y retenir c’est : Vos défauts sont le nid de vos qualités et vice-versa. Une  seule directive : elle ne doit pas être incompatible avec le poste à pourvoir. Se déclarer timide quand on brigue un job de commercial n’est pas très pertinent. Quand à vos qualités, elles sont réelles. N’ayez pas peur de les donner avec conviction. Vous ne serez pas perçu comme arrogant ou prétentieux, puisqu’on vous a demandé de les citer !
  • « Pourquoi n’occupez-vous plus votre dernier poste ? » : J’en vois d’ici blêmir. Certes vous n’allez pas raconter à votre futur employeur que vous avez été licencié pour avoir été pris en flag avec la secrétaire sur le siège de bureau de Big Boss. Maintenant je ne vous conseillerai qu’une chose : On ne descend pas en flamme son ancienne entreprise. Et on valorise ce qu’elle nous a apporté. La réponse idéale étant « je suis arrivée aux limites de ma mission. J’ai beaucoup appris et je cherche désormais une mission qui me permette d’apprendre et de mettre à profit mes connaissances ».

Vous avez des compétences à apporter.

Mettons les choses en perspectives. Si l’entreprise qui vous reçoit est en recherche de personnel, ce n’est pas par hasard. Elle a besoin de compétences, Vous avez forcément des points forts à offrir. Quand bien même s’ils n’ont pas un rapport évident au poste.

Je vais prendre ici l’exemple des mamans qui font preuve de facultés organisationnelles exceptionnelles. Je suis toujours soufflée de voir toutes les qualités qu’elles développent et qu’elles ne mettent pas en avant. Si j’avais des enfants, lors de mon entretien je jouerai la carte de celle que les situations de crises n’effraient plus : « Je suis une mère, je suis capable de préparer un rôti en faisant réciter sa leçon de Geo au plus grand et en faisant chauffer le biberon de la petite dernière. J’ai à mon actif : trois varicelles,  sept gastros, cinquante-quatre roulages par terre au supermarché, dont dix-huit au rayon jouets, et j’ai survécu consécutivement à Bioman, Pokemon et Dora l’exploratrice. Alors vos conflits en réunion de personnel, ça sera mon bol d’air frais de la semaine. ».

Vous avez fait voyagé ? Pour en revenir entier, vous avez dû ouvrir votre esprit, parer à des situations délicates, vous adapter à votre environnement et apprendre l’indu, dont vous avez encore des notions. Sachez en rendre compte !

Assumer les fautes de parcours.

Complexer sur les trous de votre CV ne sert à rien. Tous les candidats en ont. Il est tout à fait possible de les expliquer de façon cohérente. Il faudra de toute façon s’attendre à les justifier. Mais les appréhender avec sérénité sera la preuve pour votre employeur qu’elles ne sont pas des raisons de s’alarmer.

Dans l’ordre :

  • Cette période de chômage de longue durée : « Je n’ai pas perdu espoir puisse que ma recherche d’emploi  m’a mené jusqu’à vous. D’autre part, j’en ai profité pour écrire un livre, aider mon épouse à monter son entreprise, faire ce tour du monde et je suis aujourd’hui pleinement disponible pour m’investir dans cette entreprise »
  • Vous n’avez jamais su rester plus d’un an au même poste : « J’ai appris la polyvalence, et à me familiariser avec plusieurs missions pour affuter mon choix. Multiplier les expériences m’a permis de développer une grande faculté d’adaptation.  Et je sais désormais ce que je veux. J’ai posé ma candidature au sein de votre entreprise en conséquence, et je suis d’autant plus sur de mon choix.»
  • Le congé maternité : « Je m’investis à fond dans tout ce que j’entreprends et j’ai abordé le « projet enfant » de façon très sérieuse. Cela impliquait de mettre ma carrière entre parenthèse durant les premières années de leur vie. Par conséquent je ne reviendrais pas sur le marché du travail si je n’estimais pas être en mesure de me consacrer pleinement à la mission que vous me confirez.»

Le recruteur aussi à un poste à vous vendre

Gardez bien en tête que les employés d’une entreprise sont un investissement et pas uniquement une charge. Même si vous n’êtes pas commercial, vous êtes un moyen indirect d’économiser ou de gagner de l’argent. Et pour cela vous allez devoir fournir une certaine somme de travail. Un emploi n’est pas un service que l’on vous rend. La mission que l’on s’apprête à vous donner aura ses mauvais côtés et il est tout à fait possible de le faire valoir en multipliant les questions à ce sujet. Vous avez également le droit de décréter que le poste proposé ne vous convient pas. Il serait dommage d’accepter un poste qui n’exploite pas l’intégralité de votre potentiel. Si c’est pour vous y rendre à reculons et multiplier les arrêts maladies dans trois mois, épargnez-vous une mauvaise expérience…

La confiance en soi en soirée

La confiance en soi est une composante essentielle pour une vie sociale. Vous avez déjà essayé de lancer une réplique-qui-tue avec le nez dans vos chaussures ?

Bien-sûr que si.

Même que personne ne l’a entendue. Ou peut-être avez-vous déjà eu affaire à une très jolie fille, mais si peu sure d’elle qu’elle n’attirait aucun regard. Vous vous êtes alors dit « c’est curieux ! Personne n’a remarqué que Scarlett Johanson était parmi nous ? ».

Avoir confiance en soi, c’est assumer ce que l’on est.

Personne n’est parfait. Et l’on se sent d’autant moins parfait que le sosie de Megan Fox vient de débarquer dans notre champ de vision, un mojito à la main, et que l’on a la douloureuse sensation qu’elle nous dépasse de deux têtes. Plus les talons.

Que l’on soit une fille ou un garçon, c’est compliqué. Mais chacun possède sa valeur ajoutée. Pour preuve cette petite aventure survenue lors de mon dernier drink.

Le dernier cocktail ou je me suis rendue avait lieu dans les locaux d’un magazine en ligne pour lequel j’ai écrit durant trois ans. J’arrive dans un décor sympathique rempli de poupées Barbies grandeur nature et de toutes les couleurs. Le magazine étant la branche d’une agence de communication, beaucoup de très belles jeunes filles étaient invitées.

J’avais l’impression d’être une balle de golf entourée de clubs…

J’aurais pu me sentir invisible si je n’avais pas entendu un double hurlement  dans mon dos : AAAAAAAAAAAAHHH !!!!

Storia et Druna font également partis des rédactrices actives de ce magazine. Elles m’avaient déjà offert cet accueil lorsqu’elles ont découvert mon visage pour la première fois après des mois de collaboration anonyme. Elles m’avaient avoué aimer ce que je faisais et nous sommes devenues copines. Nous nous retrouvons  de temps en temps dans ce genre d’évènements, depuis.

Je ne suis pas la figure emblématique de ce magazine, ni la plus assidue, ni la plus talentueuse. Mais mon travail reste ma meilleure vitrine. Il m’a permis de me sentir en confiance et à ma place à cette soirée, même si ça n’était pas gagné…

La confiance en soi en soirée, c’est ça. C’est avoir confiance en son « petit plus » même s’il n’est pas visible à l’œil nu. Et même face au sosie de Ryan Gosling. Ce peut être un humour qui pique, un sourire qui prend la lumière, ou une personnalité intéressante. Ou tout ça à la fois (la chance quand-même).

La beauté est surestimée. Notamment en soirée. On a tous un jour bafouillé devant quelqu’un que l’on trouvait plus beau que soi. Mais la beauté n’est qu’une qualité parmi tant d’autres.

Une personne physiquement attirante doit être estimée à sa juste valeur, aussi spectaculaire puisse-t-elle être. Si cette personne n’a pas à cœur de développer sa personnalité, elle ne mérite pas l’attention qu’on lui porte. Personne n’a jamais eu à travailler dur pour avoir les yeux bleus. D’autant que d’autres qualités sont la preuve d’une réelle valeur personnelle, car elles nécessitent d’être développées et d’y consacrer de l’énergie.  S’optimiser et se mettre en valeur est une preuve de confiance en soi. Mais chacun d’entre nous possède son petit trésor. Même s’il n’est pas aussi évident qu’une chevelure flamboyante ou qu’un costume Givenchy à 2000€.

« Ouais mais je ne connais personne »….

Allons-bon! Si vous y êtes c’est que vous êtes l’ami d’un pote d’un collègue de la personne qui invite. Qu’à cela ne tienne, devenez l’ami de l’hôte de la maison. Si vous arrivez dans une soirée ou vous ne connaissez personne, ne venez pas les mains vides, et proposez d’aider en cuisine. Ou dans la préparation du décor. Ça vous ôtera le terrible sentiment d’être un pique-assiette. Et vous serez estampillé « sympa ». Posez des questions aux gens avec qui vous avez l’opportunité de parler. Les gens adorent parler d’eux-mêmes. Jusqu’à ce que la conversation se fluidifie. Vous discutez avec Léonie depuis une demi-heure ? Félicitation, vous avez gagné une bonne raison d’être venue.

Mais dans tous les cas, la confiance en soi est quelque chose qui se voit.
Une personne qui a confiance en elle a le sourire franc, la démarche assurée, les mouvements fluides, le débit de paroles régulier. Elle sourit, elle est naturelle. Elle regarde au-dessus de la ligne d’horizon.

Elle ose être drôle. Et met tellement de conviction dans ce qu’elle raconte que ça fonctionne.

J’ai un ami bourré d’humour. Un champion de la répartie et de la remarque pertinente. Il a l’esprit vif… Mais il manque complètement de confiance en lui. Alors il lui arrive très souvent de ne pas se faire entendre. Ce qui est dommage parce qu’en soi, ses interventions valent le coup. Ce phénomène a pris de telles proportions que c’est une blague récurrente dans ma bande d’amis. La légende raconte que tout ce qu’il dit disparait dans un vortex spatio-temporel.

A contrario, j’ai la réputation de beaucoup parler pour ne rien dire… Mais on m’écoute. Parce que les gens à qui je parle ne m’impressionnent pas (Bah quoi ? Ce sont mes amis ! Ils ne sont pas obligés de m’apprécier ! S’ils m’invitent malgré tout c’est qu’ils se sont attachés. Un peu comme Barney Stinson. Ou un syndrome de Stockholm…).

Attirer l’attention ne me fait pas peur. Alors je fais porter ma voix et dit tout ce qui me passe par la tête. Parfois je fais rire, et parfois je me fais taxer de dinde. Je m’en fiche. Le simple fait d’être convaincue parce que je raconte rend légitime ma prise de parole.
Alors la prochaine fois que vous êtes tentés de boire plus que de raison pour vous désinhiber, souvenez-vous de ces conseils et commandez plutôt un coca…

La Confiance en soi Dans Son Couple

L’autre n’est pas un privilège.

Dans un épisode de Big Bang Theory (série américaine), Penny, la ravissante blonde, et Leonard (Prononcez « Li-Nerd » en VO. La deuxième partie de son prénom veux tout dire… ) se disputent violemment parce que Leonard n’accepte pas que Penny reçoive son ex à dormir chez elle. Il s’énerve et dit : « Mais que croit-elle ? Que sortir avec moi est un immense privilège qu’elle me fait ?… »

C’est parfois l’impression que me laissent certains couples.
Un jour, une amie m’appelle pour me demander conseil sur les déboires qu’elle traverse avec son amoureux:
– Il veut que l’on parte vivre dans le sud à la fin de l’année…
– Sérieusement ? Mais tu es une citadine convaincue !
– Il dit que c’est un meilleur environnement pour élever nos enfants…
– Vos ENFANTS ! Ça fait sept ans qu’on est copines et ça fait sept ans que tu m’expliques que procréer n’est pas compatible avec tes convictions! Et il veut te faire des enfants !
– Oui mais l’amour  c’est des compromis, tu sais ?
– Complètement ! Mais quels sont ses compromis à lui ? Je n’en entends pas beaucoup parler…
– Il veut bien m’épouser…

Le couple n’est pas un échange « Je t’arrache à  ta solitude si tu es d’accord pour adhérer à toutes mes causes et si je parviens à  t’imposer mes choix ».  Le petit ami de ma copine a le droit de ne pas être d’accord avec elle, mais le couple n’est pas un compromis.

Malheureusement, il arrive que certaines personnes, surtout les femmes, voient le couple comme  une réalisation sociale. Certaines éducations laissent entendre de façon plus ou moins implicite que l’homme « accorde à la femme la chance suprême d’accéder à un statut de femme enviable en étant en couple ». Elles négocient alors des preuves d’engagement contre une certaine docilité et un investissement de tous les instants. Elles entrent alors en couple comme on entre en religion. Avec dévotion.

Il arrive aussi dans certains couples dit « improbables », que les qualités physiques de l’un le fassent paraitre « supérieur ». L’autre s’estime alors «chanceux » d’avoir dans son lit une aussi jolie demoiselle. Une jolie petite amie, c’est sûr, ça décore, et ça rend très bien dans un salon, mais je n’apellerais pas ça une qualité….

Si vous avez la sensation que la personne qui partage votre vie le fait en se bouchant le nez, c’est qu’une fois de plus le souci ne vient pas de vous. Vous n’imposez à personne d’être en couple avec vous.

D’autant qu’elle ou lui aussi a de bonnes raisons de s’estimer chanceux  de partager votre vie…

Vous aussi avez des choses à apporter.

Mais si. Sinon vous ne seriez pas en couple. J’explique dans mon article sur s’affirmer au boulot que vous n’occuperiez pas votre poste si l’on ne vous prêtait pas de compétences. Il en va de même dans un couple. On ne fréquente pas quelqu’un si on ne lui reconnait pas des qualités que l’on juge essentielles dans un couple.

Il suffit de lister intérieurement toutes ces choses que vous faites au quotidien pour lui rendre la vie facile.

Peut-être avez-vous cette douceur qui l’apaise le soir quand elle rentre.
Ou bien est-ce votre énergie communicative qui la remet d’aplomb lorsqu’elle est sur le point de se rouler en boule sous la table du salon …

Ou bien votre côté avenant qui vous pousse à multiplier les petites attentions qui lui rendent la vie plus douce. Quand on manque de confiance en soi il  n’est pas évident de les identifier et pourtant ils font partie de vos trésors cachés…

Toutes ces choses sont les pierres que vous apportez à l’édifice de votre couple et contribuent à son équilibre.

Votre amoureuse a tendance à considérer comme acquis les efforts que vous faites pour elle ? Prenez une semaine de congés. Elle fera moins le maligne quand elle se rendra compte que ses pieds ne se massent pas tout seuls et que la vaisselle n’est pas autonettoyante. Ou qu’il est plus difficile de s’épancher sans une oreille patiente pour écouter…

Reconnaitre les relations toxiques.

Cela fait un an et demi que David et vous sortez ensemble. Un jour au hasard des albums photo de votre Flickr vous tombez sur une photo de 2009. Le choc. Un tour face au miroir vous confirme ce que vous pensez. Sans vous en rendre compte vous avez perdu de votre superbe. Vous étiez rayonnante, souriante et confiante. Comment avez-vous pu vous transformer en cette chose en pull informe et démaquillée ?

Vous avez renoncé à prendre soin de vous quand David vous a expliqué qu’il ne supportait pas les pots de peintures. Il a aussi dit qu’il n’aimait pas votre fâcheuse manie de vouloir sans cesse attirer l’attention sur vous et que par conséquent vous feriez mieux parfois de vous faire plus discrète… Alors vous avez peu à peu renoncé à prendre soin de vous. Et puis il a commencé à s’en prendre à vos autres traits de caractère. Vous avez  particulièrement mal vécu la dernière fois qu’il vous a traité de conne devant témoins parce que vous avez eu le malheur de ne pas être d’accord avec lui sur la réforme des retraites. De toutes façons, à l’écouter vous n’êtes qu’un boulet dans sa vie.

Ne laissez pas celui ou celle avec qui vous vivez vampiriser vos forces vives. S’il ou elle n’arrive pas à vous concéder des qualités, vous y laisserez des plumes. Fuyez tant qu’il est encore temps…

L’amour devrait être considéré comme un cadeau mutuel. Pas comme un cadeau unilatéral…

Confiance en soi et Sexualité

La confiance en soi, nécessaire dans le lâcher-prise.

Le lâcher prise est cet instant précis où l’on oublie tout autour de nous pour se concentrer sur nos sensations. Plus rien n’existe. Ni la crise économique, ni la pile de facture qui traine sur la table. Juste vous, votre plaisir, et (accessoirement) l’autre.

Le lâcher prise est une condition sine qua non à l’orgasme masculin comme féminin.

Le lâcher-prise nécessite de s’oublier et d’accepter, pendant un laps de temps, de perdre le contrôle de son image et de son corps. Parce que je ne le répèterai jamais assez : Jouir, c’est génial, mais c’est aussi un spectacle son et lumière. Ça transpire, ça pousse des cris curieux, ça convulse, ça crispe la mâchoire…

Mais vous ne pouvez pas vivre une sexualité adulte en vous imaginant dans un film américain. Là où tout le monde gémit avec grâce enroulé artistiquement dans des draps en satin. On n’est pas dans Nuit Blanche à Seattle. La réalité est un peu plus brute. Mais c’est tout aussi bien. C’est le signe que l’on accepte la part animal qui subsiste en chacun de nous.

Vous n’êtes pas parfait(e)

Certes de la cellulite orne vos fesses. Votre dernier régime a laissé des séquelles sur vos seins, et vous êtes un peu pâlotte. Et votre compagnon de couette n’a aucune remarque à faire çà ce sujet. Il s’est vu, lui, avec sa bedaine et ses poils dans le dos ? Ça ne vous empêche pas de le trouver sexy, là, tout de suite, maintenant ! Bah dites-vous que de son côté, c’est pareil. Ce n’est pas ses poignées d’amour qui vous empêcheront d’avoir envie de lui.

S’il ou elle est là, c’est que vous lui plaisez.

Vous venez de passer la soirée avec lui ou elle. Il ou elle a eu donc le temps d’une entrée, un plat, un film, et une conversation enflammée sur la situation économique de la Grèce pour décréter que vous seriez son dessert. Il (ou elle) vous a examiné(e) sous toutes les coutures, à lorgné sur vos fesses, s’est retenu très fort de vous voler un baiser dans le cou. Puis il (ou elle) vous a proposé de passer chez lui pour découvrir sa « vue imprenable sur le Sacré-Cœur ». Dans sa chambre, évidemment.

Vous pensez bien que s’il (ou elle) a passé tout ce temps à rire à vos blagues et à vous faire des courbettes, et qu’il (ou elle) est là, contre vous, tout en sueur et le souffle court, c’est qu’il (ou elle) en a envie. C’est qu’il (ou elle) vous trouve à son gout et que votre corps possède des attraits

Chaque corps possède ses points bonus.

Tous autant que nous sommes nous possédons un « truc en plus ». Une peau douce, une poitrine généreuse, des épaules frêles, des fesses rebondies, des hanches charnelles, des jambes fuselés, des cheveux qui dégoulinent, un joli ventre, des formes rassurantes, ou au contraire un petit gabarit qui donnera à l’autre l’envie de nous protéger.

L’idée est d’identifier ces points bonus pour mieux les mettre en avant.

Les épreuves de la vie nous changent. Une grossesse transforme un corps de jeune fille en celui d’une mère nourricière. Hanches et poitrines généreuses,  ventre rond, bras potelés… Le plus dur est de composer avec son corps et de lui découvrir de nouveaux atouts. Un peu comme une partie de carte ou la donne aurait été redistribuée. Ce n’est pas parce que vous ne savez pas manier votre nouveau jeu qu’il est moins bon que le précédent.  Se réapproprier son enveloppe, en prendre soin, et le mettre en valeur est le meilleur moyen de reprendre confiance en soi au lit.

Mais pas besoin de prendre de poids pour décider de se chouchouter pour rendre votre corps propice à l’amour. Il est une machine à plaisir bourrée de terminaisons nerveuses. Il n’en tient qu’à vous de les stimuler avec des soins-câlins qui vous feront vous sentir hot-hot-hot.

Accepter ces fantasmes.

Un autre souci en matière de sexualité concerne les fantasmes que l’on a un peu de mal à assumer. On a parfois peur d’avouer à l’autre que son truc, c’est les mots crus, et que la position qui nous fait grimper, c’est celle de la brouette. Et c’est pourtant une des clés du plaisir : Laisser libre cours à ses envies, les communiquer et s’amuser.

Votre moitié émet des critiques sur votre apparence ? Le problème ne vient pas de vous…

Si celui ou celle qui partage vos nuits remet en cause votre sex-appeal ou votre manière de faire, c’est qu’il n’est pas dans l’instant présent. Ou que ce n’est pas vous qu’il désire. Il a le droit de vous faire part de ces désirs ou de vous expliquer ce qu’il aime et comment il l’aime. Mais il n’a pas le droit de vous critiquer à un moment où vous êtes le plus vulnérable (à poil, donc).

La sexualité est une part de nous dans laquelle on ne peut pas tricher (enfin si, mais c’est une fausse bonne idée…). Il est donc important d’être apprécié tel que nous sommes.

Vous avez quelques rondeurs ? Une personne qui couche avec vous pour finalement décréter devant vous qu’il ou elle « n’aime pas les rondeurs » a un sérieux problème de cohérence qui ne vous concerne pas. Rhabillez-vous et voguez en toute bonne conscience vers de nouvelles aventures…

Gérer les Échecs

La peur de l’échec est votre plus gros obstacle.

La question la plus importante que l’on m’a jamais posée a déjà été abordée dans mon article sur la Wish List. « Si vous étiez sûre de ne jamais rien rater, que feriez-vous de votre vie ? ». Quand on se la pose, on s’imagine tous des vies en couleur avec des carrières de folie, une maison dont Stéphane Bern parlerait avec enthousiasme, et des fans qui posteraient des Cover Version de nos propres chansons sur Youtube.

Mais qu’est ce qui nous empêche de se  lancer ? Souvent la peur de l’échec. De voir nos espoirs piétinés par la réalité. Il est moins douloureux de rêver sa vie et que la rater. Quitte à la cultiver en parallèle. Car se planter c’est – selon vous – se fermer au champ des possibles. Alors on se cantonne a une vie de second choix qui fait certes moins rêver mais qui a me mérite d’être accessible.

Maintenant, je vous propose ce petit tableau comparatif. Imaginons que votre grand rêve, c’est d’être le nouveau chanteur ou la nouvelle chanteuse français(e) intouchable et que vous vous soyez retrouvés employé(e) de bureau dans une société dans laquelle vous vous ennuyez ferme.

Qu’on se mette d’accord, je ne suis pas en train de snober tous les employés de bureau. Chacun voit midi à sa porte et la comptabilité ou les ressources humaines peuvent être un secteur épanouissant pour beaucoup de monde, hein ? Mais dans le cas que j’expose, ce monde, ce n’est pas vous :

 

Vous ne tentez rien

Vous tentez votre rêve :

Aujourd’hui

Vous restez comptable à la COFRATECH et chantonnez dans votre cuisine en essayant de faire mieux que votre radio. Vous rêvassez devant votre bouillabaisse. Et devant votre ordinateur. Et à la machine à café. Vous en bavez, courrez les castings des comédies musicales, prenez des cours de chant, faites des concerts à la salle polyvalente de trifoully-les-paupiettes. Votre mère se demande ce qu’elle a mal fait dans votre éducation… Vous faites un télé-crochet sans vous assurer de la maturité de votre talent

Le résultat

Vous recevez vos tickets cadeau du CE et vous décidez de vous offrir un karaoké maison avec l’intégrale instrumentale de Claude François. Vous êtes repéré par une maison de disque et vous signez vos premiers cachets. Votre mère chez Drucker. Vous atterrissez aux « inoubliables » d’une émission de télé. Ceux qui vous connaissent se moquent de vous pendant un mois.

A 80 ans

« J’aurais voulu être un artiiiiiiiiiiste… Mais bon, j’ai cumulé des points retraites. Enfin, heureusement que je suis propriétaire quand-même… » « J’aurais eu une folle vie ! J’ai touché du doigt mon rêve et vécu des instants incroyables. » « J’aurais voulu être un artiiiiiiiiste…. »(Vous pensez sérieusement que vous vous souviendrez de la honte de votre passage télé ?…)

Au final, vous n’avez pas plus à perdre à vous planter qu’à rester dans une vie qui vous convient qu’à moitié. Car à l’heure du bilan (qui arrive toujours trop vite), les souvenirs sont tout ce qu’il nous reste. Et je ne sais pas vous, mais moi, je préfère me prendre des murs que de ne pas savoir. Entendre « non » que ne rien entendre. C’est comme ça dans tous les domaines de ma vie. Bien sûr, je déguste régulièrement des refus, des râteaux, et j’ai dû à peu près commettre toutes les bourdes et les erreurs de la terre. Je vais alors me coucher déçue, mais fixée. C’est une question de survie. Dans un moule, j’étouffe, et le confort m’endort.

L’échec, c’est vous qui le décidez…

A partir de quand déclarez-vous être dans une situation d’échec ? Le plus souvent, on estime avoir « perdu » quand on a mené une action dans le but de réaliser ou d’obtenir quelque chose et que nos résultats n’ont pas été concluants. Vous vous étiez donnés un mois pour perdre 5 kilos. Vous avez entamé un régime, mangé tous vos légumes, avez bien tout fait vos abdos comme on vous a dit.

Seulement voilà, les pieds sur la balance, vous soufflez votre déception. La différence entre le dernier poids qu’elle a affiché et celui-ci est de seulement 2,7 kilos.

Considérez-vous avoir échoué pour autant ? C’est à personne d’autre qu’à VOUS de le décider (imaginez-moi vous pointer du doigt avec la voix grave et le regard inquisiteur).

Soit vous décrétez, abattus que vous n’avez pas atteint votre objectif et vous allez noyer votre amertume dans la mayonnaise, soit vous décidez que, quand même, plus de 50% de l’objectif a été réalisé, il serait dommage d’abandonner en si bon chemin, et vous entamez la phase deux qui consistera à perdre le reste. Certes, vous aurez mis deux fois plus de temps, mais le résultat sera le même et la satisfaction restera intacte.

Ça, c’est quand il s’agit de résultats mitigés, nuancés. Qu’en est-il de la recherche d’emploi ? Quand considère-t-on l’échec lors qu’une recherche d’emploi ? A partir du moment où notre candidature n’a pas été prise en compte? A partir du moment où le chargé de recrutement de la GHB Managment Corporation Entertainment est devenu injoignable après votre dernier entretien d’embauche? A partir de la quarantaine de CV sans réponse ? Au bout de 6 mois ? A la fin de vos droits ASSEDIC ? Et bien je vais vous donner la réponse :
L’échec se détermine à votre seuil de tolérance aux tentatives infructueuses.

Si vous n’abandonnez pas, vous n’êtes toujours pas en situation d’échec.

En exposant cette idée à un ami, il m’a fait remarquer :
– Bah si, l’échec existe ! Si tu rates ton permis. Et bien tu as raté ton permis. Tu ne peux pas avoir réalisé 50% de ton objectif. Tu réussis ou tu échoues, m’a-t ’il dit.

Et bien je ne suis toujours pas d’accord avec lui.
Si vous ratez votre permis, vous n’avez échoué que le jour où vous décrétez que vous cessez d’essayer. Mais lorsqu’enfin, vous l’avez (notez que je n’utilise pas «si » mais bien « lorsque »), même au bout de 10 tentatives, on ne comptabilise que celle-ci. C’est la magie de l’échec. On le fait disparaitre en allant jusqu’au bout de son idée et en passant outre les « non ». Certes, ce permis vous aura couté 5000 euros, mais, c’est à vous de cerner vos priorités…

Rebondir, rebondir, rebondir…

Savez-vous que Tomas Edison a essayé de fabriquer une ampoule électrique avec 6000 matériaux différents avant d’y parvenir avec de la fibre de Cotton ? A la 1000ème tentative, il a répliqué : « Je n’ai pas échoué milles fois. J’ai découvert milles façons de ne PAS inventer l’ampoule. » Et c’est une vision des choses qui l’a mené vers le succès. Il a utilisé ses tentatives précédentes pour améliorer son travail jusqu’à obtenir l’effet escompté. J’aime à le dire : «Les échecs sont des coups de pieds au fesses qui ont le mérite de te propulser en avant ». Et ils restent imprimés (dans l’esprit, hein ? Mon analogie s’arrête là…).

Rebondir, c’est regarder les résultats obtenus, comprendre la ou le bas a blessé, et corriger sa trajectoire pour se donner une chance supplémentaire de réussir. Mais pour cela il faut savoir se remettre en question.

L’inventeur de la Smartbox a monté sept entreprises avant de mettre au monde celle qui l’a rendue millionnaire. S’il s’était arrêté à la troisième, il serait au fond du gouffre et j’aurais reçu une énième paire de chaussures pour mon dernier anniversaire. L’histoire est essentiellement composée de grands hommes persévérants à qui tout le monde disait « c’est fini, monsieur, il faut partir maintenant ». Les ratés sont un élément essentiel d’une réussite.

Aucune décision n’est irréversible.

C’est un autre précepte à intégrer. Que faire si vous vous trompez ? Bah faites machine-arrière. Nos décisions sont moins définitives que l’on ne le croit. Moi-même je n’exclue pas de redevenir commerciale en cas d’urgence. Et rien ne vous empêche de prévoir une solution de secours, j’ai dit « Osez », je n’ai pas dit « Prenez des décisions inconsidérés ». Vous avez aussi le droit de changer d’avis et de décider que finalement, être chanteuse connue ça craint, que les bus de tournée ça vous épuise et que Arthur, en vrai il est moins cool qu’à la télé…

Mais vous aurez le mérite d’avoir fait le tour de vos envies et vous pourrez vous offrir le luxe de dire « Star internationale ? Pas pour moi. Ce n’est pas faute d’en avoir eu l’occasion, hein ? Mais j’aspire à mieux ». Après tout, chacun sa définition du bonheur…

Vous débarrasser des relations toxiques

Comment reconnaitre une amitié toxique ?

Lorsque l’on laisse quelqu’un rentrer dans notre vie, les liens se créent autour de ce que l’on sait de l’autre. Au détour d’un Grande Latte, on dévoile notre relation houleuse avec un père absent, un amoureux avec qui les prises de bec se multiplient, ou une peur panique de parler en public. S’ouvrir à une nouvelle relation implique que l’autre vous connaisse. Qu’elle soit amicale ou professionnelle. La grande question est: Comment votre ami utilise votre amitié?

-Voyez les failles que vous révélez comme des munitions : Lors d’une relation saine, elles peuvent être confiées en toute confiance et l’autre  Lors d’une relation toxique, elles sont retournées contre vous Lorsque vous dévoilez un problème que vous traversez, comment réagit votre ami? Cherche t-il avec vous des solutions? Vous console t-il? Met-il en parallèle sa propre situation sur le mode « En faite, je me  rends compte que je vais très bien… » ou « Je n’aimerais pas être à ta place… »

-Comment vous sentez-vous contact de votre ami? Confiant, sûr de vous? Ou au contraire éteint(e)?

Votre ami connait-il vos goûts? Un ami inutile emmagasine vos failles comme des armes mais ne connait pas ce qui fait votre bonheur, comme vos goûts. Personnellement, je préfère un ami qui m’achète un livre que j’ai déjà (preuve qu’il a compris ce que j’aime) qu’un pull vert bouteille.

L’autre est le seul à y trouver son compte :

Une relation toxique apporte plusieurs sortes d’avantages à son initiateur :

  • Il obtient du concret : il utilise ce qu’il sait de vous pour vous inciter à adopter des comportements qui ne servent que ses intérêts.  Comme du chantage affectif amitié-contre-piston parce que vous travaillez pour une chaine nationale et qu’elle sait que vous  détestez vous sentir abandonné (rapport à votre père, toujours lui…). Je ne dis pas qu’entre ami l’on ne doit pas se rendre des services, je dis qu’il utilise des canaux peu honorables pour obtenir gain de cause.
  • Il assoit son ego sur vos blessures intimes : J’ai eu un « ami » comme ça il y a quelques années. A l’époque où je cumulais les déconvenues. Mes relations ne tenaient pas plus de deux semaines, je  m’ennuyais ferme en cours, et j’étais la seule personne d’une équipe commerciale dont le directeur me rappelait étrangement… mon père.  Il se délectait de mes déboires que je lui racontais, et utilisait mes malheurs pour se rassurer sur sa propre situation.

Après l’avoir vu, je rentrais chez moi avec une boule au ventre et la dignité d’un balai-à-chiottes.  Non content de me consoler, il appuyait sur mes failles « pour rire ».

Jusqu’au jour où j’ai compris qu’il ne m’apportait rien. Et je l’ai effacé de ma vie. Et j’ai rencontré mes meilleurs amis. Ceux qui me soutiennent. Connaissent mes défauts  et ont les leurs. Il n’hésitent pas à me prévenir lorsque que mes actions ne me rendent pas service, mais sont présents pour moi en cas de besoin et sont mes premiers défenseurs en public.

Les mauvais côtés des gens qu’on aime sont l’occasion de se faire évoluer mutuellement. Et non plus de stagner dans l’autosuffisance. Dans le fond, en vous utilisant comme contre-exemple. Un ami toxique se punit également lui-même…

Apprendre à Dire Non !

Le « non » donne de la valeur à votre « Oui »

C’est terrible, mais un « Oui » systématique a beaucoup moins de valeur qu’un «oui » occasionnel. J’appelle ça le complexe du « ça va pas être possible », entendu devant les boites de nuits les plus convoitées (et parfois à l’intérieur des boites des nuits par les filles les plus convoitées…). Vous connaissez le principe selon lequel « tout ce qui est rare est précieux » ? Et bien il en va de même pour votre accord.

N’ayez pas peur de ne plus être apprécié.

Dire non n’est pas dire « non » à quelqu’un mais « non » à ce que l’on vous propose. Les personnes à qui vous refusez un service ou à qui vous déclinez une invitation ne doivent pas le prendre personnellement.

De quoi avez-vous peur ? De ne plus être sollicité ? Et Alors ? Dire non c’est aussi l’opportunité de repérer autour de vous ceux qui respectent vos choix et ceux qui voient leur intérêt avant votre bien-être. Votre amie Clotilde vous demande de lui prêter 300 euros ? Vous n’y pensez pas ! Vous-même êtes cantonnés au riz (riz, cantonné héhé !) à partir du 10 du mois ! Il est tout à fait logique de lui refuser ce service puisse que vous êtes également sur la corde raide. Et elle n’a pas le droit de vous en vouloir.

Vous craignez qu’elle ne tourne les talons en décrétant que vous n’êtes pas un(e) vrai(e) ami (e)? Ne culpabilisez-pas. Si elle le fait, c’est qu’elle ne prend pas en compte vos impératifs. C’est le moment de sortir votre tenue de Ninja et de s’affirmer. L’égoïste, ce n’est pas vous. Cela sera également pour vous l’occasion de vous débarrasser des Amitiés toxiques qui nécessitent du temps et de l’énergie pour un si faible retour (et une culpabilité perpétuelle)

Vous êtes la seule personne capable de préserver vos intérêts.

Dire non est une façon de signifier que vous savez vous protéger. Rendre service est toujours une noble chose mais ne vous perdez pas en chemin. Trouver l’équilibre entre son plaisir et celui des autres n’est pas évident.

La nature humaine est ainsi faite : Même les individus les plus gentils sont susceptibles de vous marcher sur les pieds si vous laissez faire. Il s’agit plus de maladresse que de manipulation. Après tout, si vous savez que Jérôme a une voiture et qu’il ne sait pas dire non, vers qui vous tourneriez-vous quand il faudra vous déposer à l’aéroport ? Il vaut mieux refuser un service et s’éviter un froid plutôt que d’accepter au détriment de son propre bien-être et de nourrir une rancœur envers les autres.

Quand je ne sais pas quoi faire, j’ai une petite astuce que j’appelle : Le tableau de rapport effort/bonheur.

Vous pouvez le mettre sur papier, bien que ça ne soit pas si compliqué :

Dilemme Vous dites Oui Vous dites Non Résultat.

 

Sophie a besoin  de 300 euros. Vous en gagnez 1000 par mois Votre banquier prend de vos nouvelles deux fois par jour, Vous recevez vos premières lettres de rappel et vous êtes contraints de manger… De l’eau. Le Banquier de Sophie prend de ses nouvelles deux fois par jour, elle reçoit ses premières lettres de rappel…. Ex Aequo dans ce cas précis. C’est alors vos propres intérêts qu’il faut protéger. Charité bien ordonné commence par soi-même. Dans le même cas, Sophie refuserait également.

 

Sophie a besoin de 300 euros. Vous en gagnez 3000 par mois. Vous vous passez d’une nouvelle paire de chaussures et d’une semaine de livraison de sushis à domicile. Trop dur la vie. Le banquier de Sophie prend de ses nouvelles deux fois par jour… Et cette dinde ne peut même plus vous accompagner en sessions shopping. Etre privé d’électricité est, je pense, plus embêtant que de se passer d’une paire de chaussures (même si l’éclairage des bougies flatte le teint…)

 

« ça vous dirait de donner à manger aux sans-abris pour le soir de la Saint Sylvestre? » Vous passez à côté de la soirée du siècle au VIP Room. Sophie vous appelle le lendemain pour vous  raconter comment J.C. habillé en fille, s’est fait draguer par le sosie de Guillaume Canet. Vous auriez aimés voir ça.Pis vous avez eu une année pourrie, vous aviez besoin de décompresser… Les sans-abris se verront servir leur soupe annuelle par… Un autre bénévole. Pour avoir voulu faire du bénévolat en fin d’année, sachez que les associations humanitaires sont prises d’assauts les soirs de Noël et du Nouvel An. Le compromis est possible. Après tous, les sans-abris ont besoin de manger les autres jours de l’année également. Et vous avez vraiment besoin de dire au revoir à une année qui ne vous a pas fait de cadeaux.Vous donnez du temps au Restos du Cœur une fois par mois à partir de l’année prochaine.

 

Vous l’avez compris. Si votre effort est important et ne produit que peu d’impact, vous avez le droit de dire « Non ».

Un autre détail important : Si vous ne savez pas dire non, votre entourage risque de ne pas comprendre lorsque vous vous déciderez à le faire. Ils prendront ça pour une rébellion irrationnelle et vous ne serez pas pris au sérieux

S’affirmer au travail

Faites-vous confiance !

Il arrive parfois que l’on ait du mal à croire en soi. Et que par conséquent nous n’osions exprimer notre point de vue ou une initiative. C’est une erreur car l’expression de ses opinions ou de ses idées est une preuve de confiance en soi au travail. Avant de vous rouler en boule sous votre bureau pour faire le moins de place possible, je vous propose de mettre les choses en perspective :

Si vous occupez votre poste actuel c’est que sur toutes les candidatures proposées, la vôtre fut la plus pertinente. Vous avez su la défendre avec conviction et prouver que vous possédiez les compétences nécessaires pour mener votre mission à bien.

Et si vous occupez toujours ce poste c’est que vous avez su faire vos preuves non ? A moins que vous soyez encore en période d’essai auquel cas je vous renvoie au premier paragraphe et vous recommande chaudement de fermer cette page et de vous remettre au travail. Vite.

Dans tous les cas si vous occupez votre poste ici et maintenant, c’est que l’on vous fait confiance. Vos supérieurs investissent sur votre potentiel et sont convaincus que vous leur apporterez un retour sur cet investissement. Plutôt que de transformer cette idée en pression (« Je suis un imposteur, tout le monde va s’en rendre compte et je vais me faire virer après avoir été pointé du doigt par toute mon équipe! Bouhou… ») Dites-vous qu’ils savent forcément de quoi ils parlent, qu’ils ont l’œil pour ces choses-là, soyez flattés et décidez de leur donner raison.

Une autre piste de réflexion: Depuis combien de temps exercez-vous votre métier ? Et quand bien même si vous débutez, nous sommes en France, il y a donc de grandes chances pour que vous ayez dû valider vos compétences par un diplôme (parce que nous sommes un pays ou les études sont considérés comme la voie royale de l’emploi). Vous avez travaillé dur pour acquérir vos compétences.  N’est-ce pas ? Nous sommes donc en mesure de dire que votre métier «c’est votre rayon». Alors gardez bien en tête que vous êtes parfaitement bien placé pour appréhender vos méthodes de travail et éventuellement apporter des solutions innovantes.

La compétence est nécessaire pour être crédible

C’est la première clé qui vous permettra d’être écouté. Parce que ceux qui voudront remettre en cause vos idées vous attaqueront sur ce terrain en premier lieu.
Si vous apportez des résultats positifs et concrets, vous serez forcément perçut comme un bon élément. Quelqu’un de professionnel soucieux de son travail et de la bonne marche de son service. Par conséquent ce que vous direz sera difficilement remis en cause. Vous affirmer au boulot ne signifie pas imposer son avis sur tout et n’importe quoi. Mais défendre son travail et ses conditions de travail.

Savoir dire non.

C’est un des soucis du monde du travail. Certains collègues vont agir comme des enfants et tester vos limites. Si vous ne préservez pas vos intérêts en refusant certaines tâches qui ne sont pas dans vos fonctions, personne ne le fera pour vous.

Dire non à un collègue : Utilisez des arguments pragmatiques et impersonnels. Valérie vous demande d’exécuter le compte rendu du dossier sac-de-nœud alors que cela relevait de sa mission, et vous êtes submergé par le dossier « attendu-au-tournant-par-le-patron » ? Evitez de vous énerver en lui disant que «quand-même t’exagère y a pas écrit esclave ici ! » en désignant votre front. Parce qu’elle sera bien capable de vous faire une réputation de tire-au-flanc par la suite.

La parade la plus efficace : Exposer les faits de façon claire, sans s’énerver : « Je suis désolée Valérie, mais la Dead line pour le dossier Pression-de-la-mort est Jeudi et au vu de son importance, je me dois de rester concentrée dessus ».

Valorisez l’intérêt de l’équipe plutôt que le vôtre (« Le service compta a besoin de ce rapport ce soir, je ne peux pas me permettre de faire autre chose cet après-midi »). Et évitez de renvoyer votre collègue à sa propre paresse ou à sa propre incompétence. Ça ne fera pas avancer le débat.

Il est important de rester ferme et si elle objecte, dites-lui que c’est à charge de revanche et que vous l’aiderez avec plaisir lorsque que vous serez disponible.  Cette dernière phrase devrait la convaincre qu’elle ne doit pas prendre ce refus personnellement et que ce sont bien les circonstances qui vous amènent à dire non.

Dire non à son supérieur : C’est un exercice périlleux, mais parfois nécessaire. Car là aussi, si vous ne savez pas dire non, il sera très tentant d’abuser de la situation et de vous confier toutes les tâches ingrates de la boite. Votre patron doit pouvoir compter sur vous pour effectuer un travail bien fait et être impliqué lors de votre temps de travail. S’il s’agit de refuser un remplacement, il suffit simplement de justifier par un engagement donné au préalable : « Je suis désolé, je ne pourrais pas être présente samedi, j’ai déjà un engament à cette date ». Ne révélez pas de quoi il s’agit sauf si c’est vraiment sérieux (enterrement, votre propre mariage ou celui d’un de vos enfants, rendez-vous avec un médecin prit y a plus d’un mois…)

Le mieux est encore de proposer une situation alternative pour prouver votre bonne foi : « Je ne suis vraiment pas en mesure de partir plus tard ce soir pour terminer le dossier Duchmol mais je viendrai en avance demain matin afin que mes obligations extérieurs ne soient pas un souci ». Bien sûr, ne proposez qu’un compromis que vous êtes en mesure de tenir.

Il est aussi important de justifier le fait de refuser une mission : « Je suis désolé, mais cette mission requiert des compétences que je n’ai pas. Je n’ai pas été formé pour cette activité-là ».

Ou encore : « Désolé, mais j’ai déjà en cours le dossier X, le dossier Y et le dossier Z. Et j’ai l’intention de les traiter avec soin». Evitez des suggestions du genre « Martine peut le faire, elle ! » Si elle occupe le même poste que vous, ça devrait effleurer l’esprit de votre boss sans que vous ayez le besoin de lui dire.

Un refus justifié est une preuve de confiance en soi et de réalisme. Ce n’est pas une preuve de faiblesse que d’admettre qu’on ne peut pas tout faire. Il vaut mieux refuser une mission et la voir exécutée par une personne disponible et qualifiée plutôt que de l’accepter et de rendre un travail bâclé qui vous discréditera.  Dire « non » donne de la valeur à votre « Oui ».

Une gestion intelligente des conflits.

Intérêts divergents

Il arrive très souvent que vos intérêts divergent avec vos collègues. Parce que parfois, la couverture est trop courte et qu’on a tous à cœur de tirer dessus pour avoir chaud. Jacqueline vous en veux d’avoir barboté  25% du budget de votre boite pour votre service, alors que son budget est soumis à restriction ? C’est logique qu’elle soit irritée par cette nouvelle mais ce n’est pas une raison pour répéter à tout le monde que pour gagner ce budget vous avez dû passer sous le bureau. Si Jacqueline n’est pas encore allée loin, je vous suggère régler le conflit de visu.

  • Exposez la situation
  • Ecoutez son point de vue (toujours en premier, ce qui vous permettra d’objecter plus efficacement par la suite)
  • Expliquez votre point de vue en mettant toujours en avant la bonne marche de l’entreprise.

Solliciter soi-même la communication permet de prouver que vous êtes de bonne volonté et ouvert à la réflexion. De même, si vous faites une erreur, reconnaissez-la.  Nier vos faux pas laisse à penser que vous n’êtes pas capable de vous remettre en question, et que vous n’avez rien appris de vos erreurs. Or un élément qui ne s’améliore pas, à terme, devient un poids. Et défendre votre position quand vous avez raison fait comprendre aux autres que vous ne vous laisserez pas marcher sur les pieds. Mais quel que soit la situation, il ne faut jamais, je ne dis bien jamais, laisser transparaitre d’affect. Vous êtes en entreprise, pas dans un dîner de famille avec votre mère qui vous répète que vous avez « encore grossi ».

Le conflit personnel.

Un conflit personnel est toxique et n’a PAS sa place en entreprise. Si un (ou une) collègue s’engage sur ce terrain et provoque un conflit qui n’a aucun rapport avec le travail, la première chose à faire est de le (ou la) renvoyer à son manque d’attitude professionnelle. Face à face, avec du flegme et quelques phrases bien envoyées qui nous font nous sentir plus responsable des lorsqu’on les sort :

  • « Nous ne sommes pas dans une cours de récré »
  • « Nous sommes collègues. Nous ne sommes pas là pour nous apprécier mais pour travailler ensemble, non ? »
  • « Ce comportement nuit à l’équipe. »
  • « La seule chose sur laquelle j’accepte d’être jugé(e), c’est mes compétences. Je ne te permets pas d’émettre de critiques sur le reste »

On pari que Martine ira trimballer sa face toute fripée ailleurs, non mais! Oui, refuser les attaques personnelles n’empêche pas de penser que franchement, un petit coup de repassage ne lui ferait pas de mal. Dans ces cas-là, on pense à voix basse. C’est tout…