Passer un concours : gérer le stress

Le stress intervient lorsqu’un individu doit s’efforcer de s’adapter à un environnement qui lui est jusque-là inconnu. Les concours, quels qu’ils soient, sont sources de stress. On arrive sur un lieu inconnu, avec des gens inconnus et des jurys prêts à nous juger : quoi de plus embarrassant ? Le cœur qui cogne, le visage qui rougit, les mots qui ne sortent plus: autant de manifestations que présente le stress. Toutefois, il est nécessaire de différencier deux formes de stress : le stress normal, que tout un chacun rencontre lors d’une prise de parole publique par exemple et qui se dissipe lorsque l’on passe à l’action, et le stress handicapant qui diminue les capacités de la personne concernée, et lui cause une réelle souffrance. C’est dans ce deuxième cas qu’il est essentiel de savoir comment gérer son stress et de s’exercer à le contrôler.

Préparation autonome au concours :

Il est important de se préparer physiquement et psychologiquement avant un concours. Il s’agit d’un réel travail sur soi. Se préparer plusieurs mois à l’avance est donc essentiel pour acquérir un certain contrôle.

Préparez-vous intellectuellement : commencez à réviser au préalable. Par exemple, si vous passez des concours d’école de commerce, informez-vous sur l’actualité, plongez-vous dans une grammaire anglaise…Se préparer à l’avance représente plus de 60% de la gestion du stress, ce n’est pas négligeable. Vous vous sentirez plus confiant si vous maîtrisez un tant soit peu la situation intellectuelle.

Entraînez-vous avec l’aide de vos proches : demandez à un de vos proches de vous entraîner aux oraux. Par exemple, demandez-lui de vous donner un sujet d’actualité, préparez-le en vingt minutes et faites votre exposé face à lui. Réitérez cet exercice une à deux fois par semaine pendant un mois avant votre concours. Cet entrainement est loin d’être simple mais il vous apprendra à parler face à quelqu’un, dans un temps de parole déterminé.

Relativisez l’enjeu : ne pensez pas à la finalité de l’épreuve, concentrez-vous sur l’action. Si échec il y a, vous pourrez retentez les concours l’année suivante ou vous diriger vers une autre école. Rien n’est jamais perdu.

Soyez optimiste : mettez-vous dans la tête d’un gagnant, répétez-vous que vous n’êtes pas plus bête qu’un autre et que vous avez toutes vos chances d’être accepté(e) dans l’école qui vous intéresse.

Evitez d’en parler à tout votre entourage : parlez-en à vos parents ou à votre ami(e) mais évitez de le dire à tous vos amis. En effet,  le fait de mettre tout le monde au courant provoquera une pression supplémentaire. Si vous échouez, vous devrez le dire à chacun de vos proches et vous vous sentirez rabaissé(e). Faites plutôt le contraire : gardez ça pour vous et annoncez à tout le monde votre réussite finale ou taisez votre échec afin de ne pas remuer le couteau dans la plaie.

Inscrivez-vous au théâtre : même si cela prend un peu de temps, le théâtre permet d’acquérir une certaine confiance en soi et surtout, d’apprendre à gérer le trac et la timidité. Lors des cours de théâtre, on pratique souvent l’improvisation. Cet exercice peut impressionner au début mais il permet de gérer ses émotions, de se sortir des situations les plus embarrassantes et d’oublier sa gêne.

Les oraux : gérer son stress face au jury

Lors des écrits, les circonstances vous rassurent : vous êtes face à une feuille, personne ne vous juge en direct, vous n’avez pas peur de ne pas être à la hauteur. Mais quand vient le moment des oraux, vous paniquez : boule au ventre, nœud noué au fond de la gorge, rougeurs, démangeaisons, tremblements… vous avez beaucoup de mal à vous contrôler.

Apprenez à respirer : à chaque prise de parole, la respiration se bloque. Le cerveau n’est donc plus alimenté en oxygène et les fonctions intellectuelles sont limitées. Il est donc nécessaire de maîtriser quelques exercices respiratoires. Inspirez par le nez en gonflant le ventre (pendant 4 secondes), bloquez votre respiration (3-4 secondes)  puis expirez doucement par la bouche en rentrant le ventre. Entraînez-vous régulièrement afin de contrôler votre respiration lors du moment fatidique. N’hésitez pas à prendre votre temps pour respirer, même face au jury. Les examinateurs ont l’habitude d’avoir des personnes très angoissées face à eux et ne vous jugeront pas s’ils voient vos efforts.

Regardez le jury : ne regardez pas uniquement votre feuille, la table ou votre stylo. Même s’il s’agit d’un réel challenge pour vous, essayez de regarder le jury dans les yeux (au moins de temps en temps). Il est important d’attirer l’attention de l’examinateur, de lui donner envie de vous écouter. Ne soyez pas perturbé(e) si la personne qui vous fait passer l’examen bâille, mange, ou lit un journal : tout est fait pour déstabiliser le candidat, d’où l’importance de captiver son auditoire.

Relativisez : ne voyez pas le jury comme un monstre qui va vous manger. L’examinateur est une personne tout à fait normale, qui a une vie familiale ordinaire, qui fait des blagues pourries à ses enfants et qui s’est déjà pris des cuites. Considérez votre jury comme un allié qui va vous permettre de rentrer dans l’école choisie, non comme un bourreau qui va vous envoyer aux oubliettes. L’examinateur est aussi là pour passer un bon moment et cerner le candidat qui lui fait face : montrez-vous sous votre meilleur jour et n’oubliez pas de sourire !!

Gérez l’imprévu : si l’on vous pose une question que vous n’aviez absolument pas préparée, ne vous découragez pas. Vous pouvez demander de l’aide à votre jury : « qu’est ce que le populisme ? », le jury vous donnera une réponse et vous pourrez répondre correctement à la question posée au préalable. N’hésitez pas non plus à admettre votre ignorance, il vaut mieux ça plutôt que d’affirmer quelque chose d’entièrement faux !

Après votre concours :

En rentrant de votre journée éprouvante, détendez-vous : allez faire la fête, voyez vos amis, cessez de penser à votre journée. Ne vous basez pas sur vos ressentis : on a souvent l’impression d’avoir échoué mais un concours est un concours; il y a toujours meilleur mais aussi moins bon que soi. Difficile donc de faire des pronostics. Ne comparez pas vos réponses avec ceux qui ont passé le même concours : il n’y a pas une seule et bonne réponse possible et vous ne pouvez pas savoir qui a tort et qui a raison. Rien ne sert de se soumettre à une angoisse supplémentaire.

Reconnaître le harcèlement moral au travail.

Les principales caractéristiques du harcèlement au travail:

-Le harcèlement possède un caractère répétitif: Ce n’est pas parce que Josette vous a traité de morue dans un moment de colère, ou que Duboss nous a retiré une mission importante que l’on a à faire à du harcèlement. La violence du harcèlement est aussi due à sa régularité. Le comportement de la personne qui harcèle devient « normal ».

-Le refus de toute communication: Parce que communiquer renvoie le bourreau aux incohérences de son comportement. Le manque de communication a également pour but de frustrer et de brimer d’avantage la victime, qui se sent d’autant plus perdue.

-L’absence de consignes ou, pire, des consignes contradictoires: Cette manœuvre a deux buts: Déboussoler la victime d’une part, et remettre systématiquement en cause le travail de la victime d’autre part (Si vous recevez deux ordres contradictoires, quel que soit celui que vous suivrez, il ne sera pas « le bon »).

-La privation de travail ou le surcroît de travail: Dans le premier cas, l’objectif est de maintenir la victime dans un état de stress. Car l’inactivité sera remarquée par les autres employés. Et l’inactivité sur son lieu de travail est mal vue. Le message implicite qui parvient à la personne harcelée: « Tu es tellement incompétent que tu n’es à la hauteur d’aucune mission ».

Dans le second cas, la surcharge de travail a pour but de retarder les délais de réalisations de travail de la victime. La personne victime de harcèlement n’est pas en mesure de fournir le travail demandé dans les temps et subit donc un surcroit de réprimandes.

-des tâches dépourvues de sens ou des missions manifestement au-dessus des compétences: Pour une raison simple: Comment voulez-vous réaliser une activité correctement si vous n’avez pas les compétences nécessaires? L’optique est une fois de plus de multiplier les raisons de se plaindre de l’employé victime de harcèlement, afin de remettre en cause sa légitimité dans l’entreprise.

-La « mise au placard », des conditions de travail dégradantes: Pour influer sur l’humeur de la victime.

 -Des critiques incessantes, des sarcasmes répétés,  des brimades et des humiliations, des propos calomnieux, des insultes et des menaces dans le pire des cas. Mais pas de violence physique. C’est toute la subtilité du harcèlement au travail. Il est d’autant plus difficile à prouver que basé sur une violence psychologique.

Les conséquences du harcèlement au travail:

Symptômes de stress classique: Sommeil perturbé, brûlures d’estomac, irritabilité…

Hyper-combativité: La victime, consciente de l’aspect irrationnelle des brimades qu’elle subit va mettre en place sa survie et se défendre sans relâche. Mais ce combat de nerfs est épuisant et le (ou la) harcelé se sent bien souvent seul(e) car ses collègues n’ont pas toujours conscience de ce qui se joue. A moins qu’ils ne soient volontairement passifs.

Baisse d’estime de soi: La qualité du travail étant régulièrement remise en cause, la personne victime de harcèlement morale va douter de ses compétences et de la légitimité de sa place au sein de l’entreprise. Mais les attaques étant également personnelles, elles vont altérer la vision de l’individu sur lui-même.

État dépressif: L’individu, désespéré par sa situation et ne trouvant pas de solution, va sombrer: Perte totale du sommeil, d’appétit, et d’énergie. Disparition du goût de la vie, découragement, pessimisme, culpabilité et troubles de l’attention et de la concentration. Cet état doit être pris au sérieux car il peut mener au suicide.

Réagir vite.

Ne pas se laisser atteindre: Peut-être vous dites-vous que votre statut de victime est dû à votre manque de personnalité. C’est en réalité l’inverse: La majorité des personnes victimes de harcèlement morale sont des « forts caractères » qui ne se contentent pas d’exécuter des ordres. Ils sont compétents, passionnés, et aiment prendre des initiatives. Partez du principe que l’on n’essayait pas de vous détruire si vous ne représentiez pas un danger. Vous avez donc des qualités que votre bourreau ne veut pas vous voir exploiter.

Dans un premier temps, ne dévoilez aucun signe laissant présager que ces actions vous atteignent. Évitez tout débordement (larmes, plaintes, tristesse apparente…) Arrivez le matin au travail en claironnant un bonjour général. Même si personne en répond. Ce n’est certes pas évident mais c’est un premier élément dissuasif pour la personne qui tente de vous harceler: Vous êtes coriace.  Gardez un visage, un ton et un débit de parole neutre. Ceci afin de décontenancer les personnes qui cherchent à vous nuire.

La personne qui vous harcèle, perturbée par cette attitude tiendra peut-être des propos violents, ou emploiera un débit sonore impressionnant. Il va falloir être fort et conserver son flegme. Puis le renvoyer à sa propre attitude inappropriée sur un lieu de travail. Si possible devant témoins afin de réveiller les esprits et lui faire perdre un minimum de crédit.

Récoltez discrètement et minutieusement toutes les preuves. Les rapports d’activités, les requêtes que l’on vous formule, notez scrupuleusement les tâches que l’on vous fait effectuer. Si elles ne sont pas en corrélation avec votre poste, vous serez en mesure de le prouver. Notez aussi les mots, les attaques personnelles et les brimades que l’on vous fait subir.

Malheureusement, ne comptez sur personne d’autre que vous-même. C’est la principale difficulté d’un harcèlement moral. Vous pouvez éventuellement demander à vos collègues de témoigner pour vous, mais partez du principe que s’ils sont restés passifs fasse aux agissements de votre bourreau, ils risquent de reculer par peur des représailles…

Avertissez votre syndicat, et les prud’hommes. Sachez que depuis 2002, le code du travail a introduit de nouveaux articles visant à sanctionner le harcèlement du travail.  Ils touchent: « les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ».

Sachez également qu’ « Il appartient au salarié d’établir des faits permettant de présumer qu’il est victime de harcèlement, tandis que le défendeur, au vu de ces éléments, devra apporter la preuve que les agissements en cause ne constituent pas un harcèlement moral ».

Tenez bon face aux menaces: Vous risquez de subir des pressions afin de vous dissuader d’avoir recours à la justice. C’est le signe que la personne qui pratique le harcèlement a conscience de son comportement. Raison de plus pour ne pas laisser passer ses agissements. D’autant plus que la victoire de ce recours vous permettra en partie de recouvrir votre confiance en vous. Non, ce que vous avez vécu n’est pas de votre faute et vous avez tout à fait le droit de vous défendre.

Prenez le temps de chercher un autre poste. Vous pourrez être tentés par la sécurité de reprendre votre poste actuel. D’autant plus si celui ou celle qui pratiquait le harcèlement a, elle, été renvoyée. Mais allez-vous supporter la vue de vos collègues, de vos employeurs, de tout cet environnement dans lequel vous avez tant souffert ?  Je ne saurais que trop vous conseiller de prendre un nouveau départ sur des bases plus saines, dans une entreprise ou ce genre d’agissement ne passera pas aussi facilement.

La Méthode des petits riens: Principe du Kaizen

Bien ! Nous arrivons en Mars soit un mois après les résolutions du jour de l’an. Si mes calculs sont justes, vous avez repris trois fois la clope, payé un cours de Samba à l’année auquel vous n’allez déjà plus et votre régime est déjà un lointain souvenir. C’est aussi le moment ou vous vous détestez  d’avoir si vite renoncé  à « la Grande transformation » auquel vous teniez tant.

C’est le moment où j’interviens pour vous apporter une méthode, peut-être plus adaptée à votre personnalité. La Méthode des petits Riens. Inspirée du livre  Ces petits riens qui changent tout  de Susan et Larry Terkel.  Aussi appelé « Principe du Kaizen ».

Qu’est-ce que cette méthode ?

Le principe est simple : Vous avez du poids à perdre et vous souhaitez manger mieux. Mais vous avez une très faible tolérance à la frustration et vous savez qu’au  bout de trois jours de diète, vous craquez et vous rabattez sur tout ce que vous trouvez ?

Qu’à cela ne tienne. Prenez la décision de changer UNE SEULE chose dans votre alimentation. Un changement mineur.  Comme remplacer systématiquement du sucre par de la Stevia (pour la petite histoire,  avec cette simple résolution, j’économise 21 sucres par semaines rien qu’avec mon café).

Ces petits efforts vont s’ajouter les uns aux autres pour donner sur le long terme un résultat.

En montant trois étages d’escaliers deux fois par jour au lieu de prendre l’ascenseur, vous aurez à la fin de la semaine monté 42 étages.  Imaginez le résultat sur vos cuisses à la fin de l’année.

De petites résolutions en habitudes.

Le but de ces petits riens est de transformer ce qui vous parait en premier lieu un effort contraignant, mais simple, en habitude. Aujourd’hui, sucrer mon café ne me semble plus naturel.  Prendre les escaliers va devenir à long terme quelque chose que vous ferez sans y penser. Et dès lors que c’est le cas attaquez-vous à une nouvelle habitude.  Le but du jeu est de modifier son comportement de façon quasi-imperceptible, jusqu’au jour où il porte ses fruits.

Et c’est ainsi dans tous les domaines de votre choix.

Domaine Résolutions Résultats
Professionnel Couper Facebook durant vos sessions de travail. Une bonne heure de productivité de gagnée par jour
Faire une To Do List la veille pour le lendemain. Que vous regarderiez dès que vous aurez effectués une tâche. Une heure de flottement  gagnée sur le thème de  « et je fais quoi maintenant ».
Ecrire une page par jour Au bout de six mois, sans vous en rendre compte, vous avez écrit un livre.
Santé et beauté Une minute d’escalier par jour : 100 calories
De la stevia dans son café  A un sucre par café, faites le calcul par jour, par semaine, par mois…
Remplacer son pain au chocolat par une tartine de Nutella. 192 calories d’économisées chaque matins. Mais le même gout de cacao et de sucre dans la bouche…
Remplacer votre pain par du pain complet Des céréales mieux assimilées, plus d’énergie pour la journée et moins de calories.

 

C’est à vous de décider de la mini-résolution que vous comptez prendre. Ce peut-être de supprimer une seule cigarette dans la journée. Celle qui  vous donne le moins de plaisir. Mais qui vous fera économiser l’équivalent d’un paquet toutes les trois semaines. Quand on connait son prix…

Et puis rien ne vous empêche d’en supprimer une deuxième quand vous vous en sentez la force ! C’est à vous de déterminer les petites corrections à apporter. Faire une trentaine d’abdos tous les jours, noter tous les anniversaires sur votre agenda, glisser 30euros dans un compte épargne tous les mois, apprendre un mot de japonais tous les jours…

Une règle obligatoire : Une seule petite résolution à la fois.

Il est beaucoup plus évident de se concentrer sur une seule bonne conduite à tenir. Cela peut certes paraitre frustrant, mais il vaut mieux attendre que votre résolution soit devenue une habitude à laquelle vous ne faites plus attention avant de vous concentrer sur autre chose.

Que préférez-vous ? Perdre trois kilos à la fin de l’année sans vraiment avoir fait d’efforts, ou avoir perdu 10 kilos en six mois pour les reprendre durant les deux d’après ? La méthode des petits riens est idéale pour les domaines ou vous avez très peu de volonté et ou les méthodes plus drastiques n’ont pas fait leurs preuves.

La méthode des petits rien impacte aussi la confiance en soi

Elle permet de se mettre dans une dynamique de réussite (« Oh Dingue ! Je ne suis même plus essoufflé quand je monte les escaliers avec les courses ! »). D’apprécier les petites victoires et d’améliorer son estime de soi.

Dans un an, la méthode des petits riens vous aura fait perdre une taille de pantalon, acquérir 300 mots en japonais, et dix nouvelles recettes de cuisine,  réduire de moitié vos dépenses en tabac…

Et vous pourrez appréhender le prochain nouvel an avec un bilan positif de vos résolutions passées et enchainer sur de nouveau défis.

Gérer la rivalité professionnelle :

La rivalité ne doit pas vous effrayer

Elle fait partie de la vie, qu’il s’agisse de rivalité amoureuse ou professionnelle, elle peut être compliquée à gérer quand on manque de confiance en soi. Mais le milieu professionnel implique de se débarrasser de ses affects. Il ne pardonne pas et on y attend de vous d’être sûr de vous, et à fortiori de vos compétences.

La compétition comme catalyseur.

Lors d’une rivalité professionnelle, pensez « défi » et non « danger ». Ce simple point de vue devrait vous apporter un regain d’énergie pour affronter la compétition. Votre mission si vous l’acceptez est d’être le (la) premier(e) dans votre domaine. Faites-en la raison pour laquelle vous vous levez le matin. Cette rivalité doit vous maintenir en alerte et vous pousser à être réactif, innovant, concentré.

Lorsque j’étais dans le commerce, la compétition était la pierre angulaire de notre métier. Mes collègues et moi abordions chaque journée comme un match.  Le nez dans les résultats des autres membres de l’équipe, nous redoublions d’efficacité pour être le meilleur. Et croyez-le ou non, l’ambiance était très bonne.  Il nous arrivait de nous serrer la main en fin de journée et de glisser un « Joli score !»

Comment cette bonne entente était-elle possible ? Parce que l’agressivité commerciale canalisait notre agressivité tout court. Parce que nous nous servions de cette compétition comme moyen de s’élever ensemble vers des résultats toujours plus impressionnants, et monter en puissance avec toute l’équipe. Et grâce à une condition Sine qua non :

Fair-Play. Le maitre mot.

Si vous avez de l’énergie à dépenser, mettez-la dans l’amélioration de votre travail, pas dans le sabotage de vos collègues. D’une part parce que vous avez plus à y gagner et que cela ne prend pas plus de temps, et d’autre part car si cela venait à se voir, vous vous retrouverez à la fois décrédibilisé et disqualifié.  Le but de la manœuvre est de devenir le meilleur, pas le moins pire. Vous saisissez la nuance ?

Qui dit « rivalité » dit « objectif à atteindre ».

Il n’y a que dans certains métiers où la rivalité interne est une constante. Le reste du temps, la compétition intra-entreprise signifie qu’un objectif est en jeu : Une promotion, une augmentation, un dossier stratégique…

Identifiez cet objectif et gardez-le bien en tête. Il sera votre levier de motivation.

Il se peut aussi que votre rivalité soit externe à l’entreprise. C’est souvent le cas lorsque l’on est en Freelance. Mais là aussi, elle devient agressive lorsqu’un contrat est à remporter. L’avantage est que vous pouvez mobiliser des alliés afin de vous aider : Vos partenaires, vos clients, votre réseau socioprofessionnel….

Ayez confiance en vos valeurs ajoutées :

Un précepte à garder précieusement : Si vous occupez votre poste, là tout de suite, maintenant, c’est que vous avez les compétences nécessaires pour assurer votre fonction. Et vous avez forcément des points positifs que d’autres n’ont pas.

Faites un auto-bilan de ce que vous avez à apporter dans votre équipe.  Des qualités que vos rivaux n’ont pas. Ce peut être un relationnel particulier, une grande énergie, une minutie qui vous permet de rendre un travail particulièrement soigné…

Quelles que soient vos qualités, elles ne sont pas moins importantes que celles des autres.  Mettez-les en avant et faites-en votre marque de fabrique. Que votre boss les identifie comme votre « touche personnelle qui vous rend indispensable »

Les compétences se gagnent…

Un exemple : Jérôme,  même s’il n’a pas votre relationnel, est très organisé. Il arrive à prioriser et à donner l’impression d’en faire deux fois plus. Heureusement, l’organisation est une qualité qui s’acquiert. Ce n’est pas tricher que de découvrir les techniques de vos collègues et de les appliquer. Ils ne sont pas en droit de vous le reprocher. Parce qu’on ne peut pas reprocher à un collègue de vouloir être plus efficace. Mais ne venez pas râler si Jérôme vous pique votre célèbre « Je le dis comme à un ami, Monsieur le Client… »  Mais si tant est qu’il y pense, vous aurez ajouté une corde à votre arc. Quoi qu’il arrive, ce n’est pas une mauvaise nouvelle…

Ne laissez pas l’affect personnel s’immiscer dans un rapport de rivalité.

Jérôme est votre collègue. Pas votre frère ainé avec qui vous vous disputiez l’amour de votre mère.  Ce n’est pas parce qu’il  possède des qualités reconnues que vous n’en avez pas. Percevez-le comme un ensemble de compétences à dépasser, pas comme un homme à détester. Ne faites aucune attaque personnelle. Et ne remettez en cause ses compétences que sous deux conditions :

  • Elles ne sont pas avérées et vous avez des preuves.
  • Son travail nuit directement au vôtre (ce peut être le cas en cas de travail en binôme).

Ne vous laissez pas impressionner par de très bons résultats. Ils doivent être un exemple et non un motif d’intimidation.

Et si c’est votre rival qui multiplie les attaques ? Renvoyez-le à son attitude peu professionnelle.  Ne vous laissez pas déstabiliser, et ne vous laissez pas faire. Vous n’avez rien à vous reprocher, cela se verra. Renversez la situation en votre faveur en mettant en exergue votre propre attitude. S’il veut jouer les coqs de combat c’est son souci. En ce qui vous concerne, concentrez-vous sur la bonne marche de votre équipe en général et de vos résultats personnels en particulier.

 

Faire preuve de courage

Ne pas confondre courage et sang froid

Pour la majorité des gens, avoir du courage, c’est être Bruce Willis. C’est voir une bombe afficher « 00.00.59 », beugler un « Oh m… » Et s’atteler au désamorçage sans bouger un seul sourcil.

Dans la vraie vie, les épreuves et les défis nous terrifient. Nous empêchent de dormir, de manger et provoquent des plaques là où on ne peut évidemment pas se gratter en public.  Sommes-nous plus sensible qu’un héros de Blockbuster ? Certainement. Sommes-nous pour autant moins courageux ? Non.

On peut être courageux et pleurer comme une madeleine, trembler de tous ses membres, appréhender fortement ce qui nous attend et malgré tout réussir. Qu’il s’agisse d’affronter une maladie, ou d’accomplir un travail titanesque.

Le courage n’est pas dans nos réactions, mais dans nos actions. Paniquez, perdez vos cheveux, vomissez s’il le faut, mais lancez-vous. Voilà le vrai courage.

Trois types de courages sont nécessaires dans la vie.

  • Le courage face aux angoisses.
    C’est le cas quand on se lance dans un projet compliqué dans lequel on met beaucoup d’affect et qui comporte des risques. Il s’agit de surmonter sa peur de l’échec et d’essayer.
    On en a besoin pour : Un entretien d’embauche, Une reconversion professionnelle, un premier baiser, une rupture…
  • Le courage face aux efforts.
    C’est le courage sur la durée. Quand une tâche nous demande beaucoup d’énergie.  Quand on s’est lancé un défi, il est parfois compliqué de maintenir son effort sur la durée. Il faut alors faire preuve d’autodiscipline.
    On en a besoin pour : Travailler dur en vue d’une promotion, le courage d’efforts fait souvent suite au courage face aux angoisses. Les recherches d’appartements, un travail ou l’on ne récolte le fruit de son labeur qu’à la fin. Continuer à se lever chaque matin pour affronter le monde…
  • Le courage dans les situations difficiles.
    C’est le courage dont on doit faire preuve dans les situations difficiles. Celui que l’on mobilise dans les drames de la vie. Les cas où il est nécessaire de tenir bon.  De ne pas abandonner.

On en a besoin pour : Affronter un deuil, combattre la maladie…

Faites comme si vous n’avez pas le choix.

C’est le principal secret du courage. Demandez aux mères célibataires qui cumulent les emplois et trouvent encore la force par la suite de veiller sur leurs petits. Le « pas le choix » signifie occulter toute autre alternative que de faire des efforts.  Non, l’abandon n’est pas envisageable, répétez après moi, l’abandon n’est pas envisageable.

Occultez volontairement les risques

Parce qu’il y en aura. La seule chose à faire, c’est de prévoir un maximum de plan B.  Et de vous lancer quand-même.  N’envisagez pas l’échec. Anticipez les soucis mais restez principalement concentré sur votre objectif et non les platanes qui bordent votre chemin.

C’est ce que me disait Noémie, 25 ans, graphiste en freelance.

« Quand j’ai plaqué mon  job de conseiller financier pour me lancer dans mon métier actuel, c’était une question de survie. J’allais travailler à reculons et mon désir d’ailleurs était de plus en plus viscéral. Quand j’ai annoncé ma décision à mon entourage et à ma mère, elle s’est empressée d’énumérer tous les risques qu’il comportait. Je lui ai répondu que ça devait marcher et qu’il était hors de questions que j’envisage les choses autrement. Et que ce n’est pas en me faisant peur que j’allais être plus heureuse.

Bien sûr des galères, j’en ai eu. Des soucis d’argents, des refus, des jours sans. Et si l’on m’avait expliqué ce par quoi j’allais passer, j’aurais sans doute trop eu peur pour me lancer. Mais j’ai su faire face et aujourd’hui, je ne regrette pas mon choix »

Le premier pas est souvent le plus dur.

Voyez votre démarche comme un saut à l’élastique. Sauter demande beaucoup de courage, mais c’est l’effort qui coute le plus. Il en va de même pour un premier passage sur scène, une première journée de travail, un premier jour de régime. Jusqu’au moment où l’effort devient une habitude et ou le risque est intégré comme une part de notre vie.

Vous lancez votre entreprise ? Très bien. Vous êtes peut-être dans tous vos états aujourd’hui mais dites-vous qu’un jour, vous dormirez bien, mangerez à votre faim et gérerez les impondérable sans sourciller. Parce qu’ils feront partie de votre quotidien.

Faites–vous confiance.

Par là j’entends de faire confiance en votre instinct de survie. N’avez-vous jamais remarqué ? Un entretien d’embauche va nous faire paniquer durant ses premières minutes. Mais nous sommes par la suite maintenus dans un état d’alerte qui multiplie nos facultés. Pour preuves nos réponses qui nous impressionnent nous-mêmes. La peur a le mérite d’améliorer notre concentration.  Et c’est cette concentration qui va vous permettre de rebondir dans les situations compliqués ? L’ adrénaline sera votre amie.

Savoir apprécier la vie que l’on mène.

L’éternelle insatisfaction est une prémices de l’auto-sabotage.

Un dicton dit que «l’on ne prend conscience de l’importance d’une chose qu’au bruit qu’elle fait quand elle s’en va.» Il est tristement vrai.

La vie que vous menez aujourd’hui vous a couté beaucoup d’efforts. Pour séduire la femme avec qui vous êtes, vous avez dépensé 150 euros en fleurs, 450 messages de toutes sortes, une bonne quarantaine d’heures à imaginer ce que vous lui direz et quand vous le lui direz.

Durant la cour que vous lui avez faites, vous l’avez imaginé dans toutes les situations que les couples traversent (ne me regardez pas comme ça, on le fait tous…). Ces mêmes situations, vous avez exulté lorsque vous les avez vécus pour la première fois… Pour finalement les considérer comme acquises.

Rappelez-vous du périple qu’a été l’achat de votre maison. Aujourd’hui, vous la traversez négligemment sans plus vraiment vous en rendre compte. Elle possède toujours ce style ancien qui vous avait tant plut la première fois que vous l’avez visité, mais vous êtes habitué à ce joli cadre.

C’est un défaut du genre humain. On peut se créer la vie la plus agréable possible, on finit anesthésié par les jours qui passent et l’on oublie qu’un jour, on a désiré ardemment la vie que l’on a.

Le rapport à l’auto-sabotage ? Il est simple. L’expression «accroc au drame» vous est-elle familière?

Faute de savoir apprécier ce que l’on a, on s’ennuie. Alors on va, plus ou moins consciemment, se créer des soucis pour enfin se sentir «vivant». Mais se mettre en danger inutilement ne sert à rien.

Imaginez votre vie sans toutes ces sources de bonheur.

Que serait votre vie sans la personne qui la partage ? Celle-là même qui reprend sans cesse vos fautes de langages ? Si l’on vous annonçait sa disparition du jour au lendemain ? Croyez-moi que vous donneriez n’importe quoi pour l’entendre à nouveau vous glisser «Elles voient, et pas elles voyent». Et si l’on vous privait de votre emploi, de vos enfants ? De votre toit ? Les réveils en trompette en plastique du samedi matin, le parquet qui grince et le RER risquent tout à coup de vous manquer…

Et si vous vous rendez compte que, privé de ces choses, vous ne vous en porterez pas plus mal, demandez-vous si vous êtes vraiment heureux(se)…

Prenez le temps d’apprécier ce que la vie vous offre

Prenez un instant, lorsque vous êtes avec vos proches, vos amis, vos enfants, lové dans votre canapé, ou à une terrasse de café, d’apprécier l’instant. Savourez chaque fou-rire. Chaque victoire professionnelle. Chaque rayon de soleil, bouchée de votre diner.

C’est ce que l’on fait naturellement quand on a traversé une épreuve difficile qui nous a mis la tête sous l’eau. Toutes les personnes victimes de traumatismes et rescapées en tout genre vous le diront. Quand on revient à l’équilibre, on regarde d’un œil neuf tous ces détails qui nous font nous sentir bien.

N’attendez pas de tout perdre une fois pour vous déclarer «privilégié».

Si votre vie vous convient, vous l’êtes. Au travail, vous appréciez vos collègues, votre mission est intéressante, vous aimez votre amoureux(se), vous ne tombez pas souvent malade, vous êtes proche de votre sœur/ mère/tante…

 

Louise, 25 ans vous raconte son petit bonheur hebdomadaire

Ma famille est modeste. Mais nous sommes nombreux et très soudés. Je m’en suis rendue compte lorsque j’ai présenté mon fiancé à ma tribu. Il avait un regard extérieur sur ce que je considérais comme «normal». Or lui n’a qu’un membre dans sa famille: Sa maman.

Lorsqu’il a vu tout ce monde autour d’une même table et riant aux mêmes blagues, il m’a fait prendre conscience du caractère exceptionnel de ma situation.

Alors tous les weekends, mon clan se réunit chez ma tante. On mange bien, on se raconte nos semaines respectives, je danse le boogie-woogie avec mon oncle, m’isole avec ma cousine pour me confier, et tout le monde se moque de la dernière gaffe de ma mère. Mon fiancé et moi rentrons de ces diners avec le plein de bonnes ondes et je suis ravie de le faire entrer dans cette famille.

On a tous des raisons de se réjouir. Une histoire d’amour merveilleuse, une passion dont on a fait son métier, une chouette bande d’amis…

Fabriquez-vous des moments de bonheurs.

Même quand les tourments vous empêchent de dormir ou de profiter de l’instant. Quand on ne va pas bien on s’«interdit» de profiter de la vie. Mais ce n’est parce que votre dernière négociation client n’a pas été concluante que vous n’avez pas le droit de vous faire livrer des pizzas ! Bien au contraire. Pour apporter une note positive à cette journée pleine de  désagréments, il faut agir.

Organisez-vous des journées/après-midis/ soirées «endorphines». Soit quelques heures ou vous allez cumuler un max de petits plaisirs: Prendre un bain, déguster votre plat préféré devant votre série préférée, déboucher une bonne bouteille de ce que vous voulez, faire l’amour et/ou la sieste… Ces bulles ne coutent pas très cher, voire rien du tout.

Ces petites respirations seront l’occasion de vous requinquer. De compenser les difficultés. Peut-être pensez-vous que vous n’avez pas le temps, mais ces moments sont aussi importants que le reste. Il en va de votre équilibre. Il faut les prendre, ces quelques heures. Une seule fois tous les quinze jours si vraiment vous êtes débordés. Si vous allez bien, elles sont l’occasion de savourer l’instant. Et en cas de coups durs, elles vous permettront de reprendre votre souffle pour agir plus efficacement par la suite.

Soyez le Monsieur ou Madame Bonheur de votre entourage.

Celui ou celle qui organise les sorties, qui déniche des places du concert de l’année, qui cuisine des plats succulents, qui se réjouit des bonnes nouvelles. Les moments agréables vont se multiplier ainsi.

Et si la vie que vous menez ne vous rend pas heureux?

Plus facile à dire qu’à faire mais: Changez-en ! Il vaut mieux traverser un fort état d’insécurité pour finalement accéder au vrai bonheur que de rester dans une vie, certes confortable mais qui ne vous satisfait qu’à moitié et qui ne couvre pas vos aspirations.

Pensez à ce que vous vous direz lorsque vous aurez 70 ans et regarderez en arrière.

A condition d’avoir clairement identifié ce qui ne vous convenait pas. Je ne vous propose pas de fuite en avant, mais de définir clairement l’idée que vous vous faites du bonheur.

Parce que quand on sait ce que l’on veut, on le reconnaît plus facilement. Même quand on l’a déjà…

 

Renverser chaque situation à son avantage

Cynisme? Je dirais plutôt : Sens pratique.

Quand j’ai cherché un mot exact pour définir cette philosophie de vie, un ami m’a dit « opportunisme ». Je n’aime pas ce mot car il est péjoratif et souvent confondu avec le cynisme.

Je ne vous parle pas de tirer parti du malheur des autres ou d’agir sans prendre en considération les dégâts que vous pouvez causer chez autrui. Je ne vous parle pas non plus de transformer systématiquement vos malheurs en argent.

Je vous parle d’une philosophie de vie. Qui consiste à transformer chaque évènement, déconvenue ou bâton dans les roues en opportunité. Vraiment tout. Même ce qui nous semble être une vraie mauvaise nouvelle.

Beaucoup de grands hommes ont su transformer leurs problèmes en quelque chose de positifs :

  • Les plus belles chansons d’amour viennent des ruptures les plus douloureuses. Les artistes les plus talentueux sont souvent des âmes torturées qui ont fait de leur mal-être et de leur besoin de plaire un moteur pour composer et émouvoir.
  • Le désespoir d’une situation (précarité, survie approximative) peut  apporter une énergie folle qui peut amener loin. On appelle ça « l’énergie du désespoir » ou encore « La rage au ventre ».
  • Les associations les plus actives ont été créées suite à un drame. Ces associations luttent pour que ce drame ne se reproduise pas, et parfois sauvent des vies. Beaucoup plus de vie que celles que l’on a perdues. Un Leitmotiv entendu souvent dans ce genre de situation est : Il/elle ne sera pas mort pour rien.

Si les personnes affectées d’un deuil transforment la mort d’un de leurs proches en Organisation à but Non Lucrative, vous pouvez bien tirer avantage d’une mauvaise situation!

Une question simple à garder en tête quand un souci survient : « comment pourrai-je transformer cette déconvenue en chance ».

Chercher les réponses autour de soi.

Un véritable recyclage de problèmes et d’informations. Nous avions vu dans l’article sur la Wish List que quand on savait où l’on allait, on était plus prompt à reconnaitre ce qui était susceptible de servir nos intérêts. Il est important de garder en tête ses objectifs. Ainsi, même les pires problèmes feront « Tilt » quand ils vous rapprocheront de vos objectifs.

 Trois façons de transformer une situation malheureuse:

  1. La création :
    Une fondation, une chanson qui vaudra des millions, un film… Lorsqu’une situation vous a réellement ébranlé, la transformer en création peut apporter une vive émotion et toucher ceux qui la recevront. Et plus les émotions ont été fortes, plus la démarche sera empreinte de sincérité, plus elle sera marquante. C’est vos tripes que vous mettez sur la table. Votre douleur.Un drame peut être aussi devenir un témoignage. Et je ne parle pas uniquement des livres-choc proposés à la FNAC. Mais d’un vrai message d’espoir à porter à ceux qui traversent les mêmes tourments que vous et qui ont besoin de preuves concrète que l’on peut s’en sortir.C’est vrai pour : Les grands drames de la vie. Ceux qui vous ont atteints droits dans le cœur. Ceux qui vous ont bouleversés à jamais et faits de vous ce que vous êtes. Transformer le mort en vivant est une façon de refermer une plaie. De donner à cette injustice une vraie raison d’avoir été.
  2. L’opportunisme, le vrai. Le dicton dit que lorsqu’une  porte se ferme, une autre s’ouvre.  C’est d’autant plus vrai lors du sempiternel licenciement.

    Comme l’explique Sandra :

    Il y a deux ans et demi j’ai tout perdu. J’ai été virée, j’ai plaqué mon copain et dans la foulée, j’ai dû quitter mon appartement et je suis tombée malade. Une Horreur. J’ai pris le temps de me demander comment est-ce que tout ça a pu m’arriver ?

    J’ai compris que si ma vie s’était effondrée, c’est qu’elle ne me convenait pas.  J’ai alors pris le temps de me demander ce que je voulais faire de cette fameuse vie. J’ai profité de mes allocations chômages pour laisser mûrir mon projet professionnel. Puis j’ai monté mon entreprise. J’ai aussi pris le temps de décortiquer ma précédente relation pour me rendre compte que mon ex et moi n’avions pas une relation équilibrée, cela m’a servi pour comprendre ce que je ne voulais pas.

    J’ai alors décidé que je saurais reconnaître une relation basée sur le même schéma que la précédente et quand mon nouvel amoureux est arrivé dans ma vie, j’ai su le reconnaître.

    Aujourd’hui je ne regrette rien et je suis heureuse d’un jour avoir tout perdu.

    C’est vrai pour : Les situations pratiques du style « impasse ». Les mauvaises nouvelles qui nous tombent dessus un beau jour qui affectent les domaines importants de notre vie 

  3. Le regain d’énergie dû au « Ras-Le-Bol » :Particulièrement utilisé dans les situations que l’on subit. Mais auxquels on ne touche pas car elles ont le mérite d’être confortables.
    Jusqu’au stade ou la colère dépasse le confort  et ou on la transforme en énergie. On observe les faits et ils nous révoltent avec une telle profondeur qu’un bouillonnement interne constitue un moteur. « C’est plus possible » se dit-on. Notre instinct de survie reprend le dessus et nos facultés sont multipliées sous l’effet de l’urgence.C’est vrai pour : Les situations qui durent (pauvreté, obésité…) Et que l’on a longtemps cru comme « fatales ». Celles dans lesquels l’on s’est laissé embourber sans vraiment s’en rendre compte.

 

Les pires ennemis de la réussite

Lorsque vous vous élancez dans la vie et entreprenez des « chantiers ». Vous risquez de rencontrer sur votre parcours des obstacles. Mais la majorité de ces obstacles auront été mis sur votre chemin par… Vous-même. Vous constaterez que la majorité des ennemis que je vais énoncer vous sont intérieurs. Heureusement, quel que soit leurs natures, il est possible de les neutraliser avec des moyens simples.

La peur de l’échec

Comme je l’ai expliqué dans mon précédent article sur l’échec, il est un mirage. Son simple spectre vous suffit à ne rien entreprendre. Vous avez peur de vous planter et de ne pas supporter vos tentatives infructueuses.

La parade: Lire cet article et vous rappeler que l’échec, c’est vous qui le décidez. Vous souvenir également qu’échouer et ne rien tenter apporte strictement les mêmes résultats. A la différence que tenter votre chance multiplie vos chances de réussite. Comme le disait l’ancien slogan du LOTO : 100% des gagnants ont tenté leurs chances. Il en va de même pour tout le reste.

Les aigris

Les aigris sont une catégorie de personnes dans laquelle je classe :

  • Les gens qui vous envient et qui vous feront payer votre bonheur
  • Les gens qui sont malheureux tout court et qui se défoulent sur vous (il y a une nuance)
  • Ceux dont l’intérêt n’est pas dans votre réussite (concurrents, personnes sans scrupules…)

La chose la plus révoltante c’est que ces personnes-là, même si elles ne compromettent pas vos projets, épuisent votre temps et votre énergie. Vous dépensez ces derniers à réparer les dégâts occasionnés.

La parade : Partez du principe que ça fait partie du jeu : Les bâtons dans les roues doivent être pris en compte dans votre timing lorsque vous montez un projet. Une très bonne façon de renverser la situation est de transformer cette colère en volonté de leur rabaisser leurs caquets, à ces saletés. Se rappeler qu’un héros n’est pas un héros sans ennemi juré.

Comme l’explique Laure, 22 ans, ancienne vendeuse :

-Mon dernier poste était dans une boutique exclusivement tenue par des filles. La jalousie ambiante rendait le travail impossible. Et elles passaient plus d’énergie à se torpiller les unes-les autres qu’à progresser. J’avais très envie de les quitter mais j’avais besoin de ce CDI pour trouver un appartement et passer mon permis. Alors j’ai tenu bon dans cette athmosphère et je me suis concentrée sur ma recherche d’appartement. Une fois le nid installé et mon permis passé, je suis partie  à la recherche d’un autre poste.

C’est avec un malin plaisir que j’ai posé ma démission et que je les ailaissé s’écharper entre elles.

Il m’est arrivé de repasser dans cette boutique. Je me rends alors compte qu’elles n’ont pas avancé. Et que je suis loin, loin, loin…

Ces moments où toutes les petites contrariétés vous tomberont dessus en même temps.

Il y a des jours ou rien ne se passe comme prévu : Vous travaillez comme un(e) forcené(e) et le retour que l’on vous fait vous déprime, Et puis il ne fait pas beau, votre banquier vous refuse LE prêt dont vous avez besoin pour votre mariage, votre fer  à repasser crame le jour de votre entretien d’embauche, et puis la poste est « exceptionnellement » fermée  le SEUL jour de la semaine ou vous pouvez passer récupérer votre recommandé.  Vous avez l’impression que le karma ne veut pas vous voir avancer et vous êtes tentés d’abandonner tout ce que vous entreprenez. Sur le coup, étonnement,  vous vous sentez rassurés.

La parade : Transformer cette avalanche de problèmes en défi. Intégrer que les contrariétés sont une étape obligée dans la réalisation d’un projet.

La peur de la réussite

Parce que la peur de l’échec n’est pas le schéma le plus vicieux que vous pourrez rencontrer dans votre vie.

Comment se présente-il ? Vous êtes sur le point d’atteindre les buts que vous vous serez fixés. Tous les obstacles précédents ont été vaincu, la voie éclaircie

et il ne manque plus qu’un ultime effort pour parvenir à vos fins.

Et bien. Pétrifiés par la peur de la suite des évènements, vous reculez à la dernière minute. J’appelle aussi ça : La trouille-pré-exams.

Pourquoi agir ainsi ? Pour plusieurs raisons :

  • Parce que réussir implique de devoir poursuivre ses efforts : C’est mathématique : Réussir ses examens inclut que la suite des évènements… C’est chercher un emploi. Réussir un entretien d’embauche… Implique de travailler. Etc. …
  • Parce que vous aurez l’impression de ne pas être à votre place dans celle du winner. Et que vous aurez la douloureuse impression d’être un imposteur

La parade : Vous dire que vous n’aurez volé aucune victoire si vous l’avez acquise de façon honnête,

La flemme…

La flemme est un ennemi d’autant plus fourbe qu’il a l’air inoffensif. Mais il transforme le temps en ennemi. Il fait surtout partie de la palette de l’auto-sabotage.

La parade : Prendre le temps de se souvenir des résultats amenés quand ils seront terminés, et surtout, surtout entamer le premier pas. Parce que dans le fond, il est le plus dur à initier…

Découvrez et cultivez vos talents cachés

On a tous un trésor caché. Une somme de qualités qui méritent d’être admirée. Même toi là-bas qui lit cet article un Samedi soir après ton rituel Koh-Lanta-Nouilles asiatiques à 60 centimes.

Je n’ai pas l’habitude de vous materner, mais cette fois, c’est un message d’amour que j’envoie. Je vous invite à aimer ce que vous êtes. Qui que vous puissiez être.  Avec le « bougez-vous » qui caractérise mes articles mais en substance, je vous dis qu’il existe des belles choses en chacun de nous. Non, je n’ai pas été approchée par aucune secte.

Regardez du côté de vos défauts.

J’en parlais dans mon article sur les défauts avec lesquels composer. J’expliquais en substance que chacun de nos mauvais côtés renfermaient une qualité. Les défauts c’est comme les bonbons à la réglisse de votre sachet d’Haribo. C’est inclus dans le package mais y a toujours quelqu’un pour les aimer et terminer le paquet parce qu’il sait les apprécier.

Les défauts sont des traits de caractères qui souffrent d’un mauvais marketing…

Votre trésor caché se trouve quelque part dans vos défauts de fabrications. Dans vos rêvasseries perpétuelles (pleins d’imagination), dans votre côté borné (persévérant), ou dans votre naïveté (un dicton dit que seul le mal reconnait le mal…).

Eh bien ces trois traits de caractères peuvent être votre plus grande force ! Que peut-on faire avec une volonté de fer, une imagination sans limite, et un grand cœur ? De très grandes choses. Certaines personnes sont même sans doute moins loties. Optimisez-vous ! Tout chez vous, même le pire, sont des ressources que vous pouvez utiliser pour accomplir ce que vous voulez…

Quels sont les objectifs positifs les plus utilisés quand on parle de vous ?

Si, on en a tous. Même d’aussi simples que « gentil ». La qualité que même votre pire ennemi vous concède. Si vraiment aucun ne vous vient, demandez à votre entourage.
Certes la question est déconcertante mais quand les réponses viennent de personnes qui vous veulent du bien (ou pire, de votre mère), elles peuvent changer une vie.

Regardez également du côté de vos moments de gloire…

Quels étaient les moments où vous êtes le plus sentis fiers dans votre vie ? Le jour de la soutenance de votre thèse ? Le jour où vous avez organisé de bout en bout un anniversaire surprise pour votre meilleur ami ? Ou le jour ou, dans un élan d’héroïsme, vous avez sauvé cette femme d’un accident de bouche d’égout (bah elle portait des talons de douze. Ça ne pardonne pas…).

Prenez une feuille de papier et listez tous ces moments où vous avez clairement assurés. Je vous mets au défi d’arriver au bas de la page. On a tous, l’espace de quelques instants, été Barack Obama dans nos cœur. Eh bien ce moment de liesse ou vous avez eu l’impression d’être le roi du monde, vous ne le devez qu’à vous. Parce que vous avez assurés.

Regardez cette page et prenez conscience de ce que vous avez réussi à accomplir. Oui, la buche faite maison à Noël et la manucure de votre sœur pour son rencard comptent aussi. Même les petites choses quotidiennes que vous faites correctement ont leur valeur. Vous vous rendrez bien vite compte que vous semez plus de bonnes choses que de mauvaises.

Mais les mauvaises étant les plus remarquées, on est tentés de focaliser dessus.
Vous avez atteint le bas de la page ? Bien. Maintenant, mettez à coté de toutes vos bonnes actions les qualités que vous avez déployées pour mener à bien vos actions. Parmi celles-ci, certaines vont vous étonner car vous ne vous les êtes pas appropriées comme votre. Et pourtant. C’est bien du courage qu’il a fallu à ma copine Marie pour se défendre face à un garagiste.

Une fois identifié, que fait-on ?

Maintenant que vous vous êtes rendu compte que votre trésor à vous c’était votre rigueur et votre sens du devoir. Il va falloir décider ce que vous allez en faire.

Ces talents cachés, c’est un capital que vous allez faire fructifier en les plaçant dans des actions. Sauf qu’au lieu d’actions, il s’agira… d’actions.

Dans mon article sur la Wish List, je vous incitais à vous demander ce que vous vouliez faire de votre vie. Vous avez votre réponse. Ces trésors seront mis au service de votre développement personnel.

Maintenant laissez-moi vous raconter une histoire…
Quand j’étais commerciale, j’avais deux collègues, très différents.

  • Le premier, François, n’était très « sociable », un comble pour un commercial. Mais il était passionné par les produits que nous vendions (de l’informatique), et possédait une rigueur extraordinaire. Son agenda et le bureau de son ordinateur me faisait rêver.
  • Le second, Flavien, était beaucoup plus dispersé. Il était souvent en retard au bureau et n’avait qu’une connaissance succincte des produits que nous proposions.

Et bien ils étaient les deux meilleurs commerciaux de mon équipe.

Ils avaient des qualités bien différentes mais les utilisaient aux même fins. Le résultat était le même. Un chiffre d’affaire qui faisait manger l’intégralité de mon entreprise.

La morale de cette fable est : Quel que soit les talents que vous aurez découverts, c’est à vous de décider ce que vous voudrez en faire. C’est à vous de définir vos projets. Vos talents ne sont que des armes. Les connaitre c’est bien, mais souvenez-vous que c’est vous qui shootez…

Obtenir une promotion

Le bruit court depuis quelques jours et une réunion informelle de la direction le prouve : Un poste de N+1 est à pourvoir et l’entreprise privilégierait le recrutement en interne. A cette idée, vos joues prennent feu et vos doigts tremblent. Vous avez trimé toute cette année et cette dinde de Maeva (votre Binôme) cumule son troisième congé maladie ce mois-ci. Vous êtes donc en lice pour une promotion…

Faites un bilan de vos compétences et celles à acquérir

Connaissez-vous le principe de Peter? Je l’ai découvert en première année de Management. Il explique que chaque individu s’élève jusqu’à son niveau d’incompétence pour une raison simple:

Stade 0 Vous démarrez au bas de l’échelle, vos compétences sont sous-exploitées. Vous triez des trombones, vous classez des dossiers Excel, vous notez les comptes rendus de réunions. C’est bien évidemment en dessous de vos capacités réelles. Vous le faites en chatant sur Facebook. Mais vous êtes payé au tarif d’un ouvrier indien.  Vous tenez bon.
Stade 1  Vous êtes promus une première fois et vous atteignez des missions à votre mesure : Vous montez des projets, faites des propositions, les défendez etc…Vous êtes passionnés par ce que vous faites, prenez des initiatives, ramenez du travail à la maison. Vous brillez par votre assiduité et votre rigueur. Vous êtes à votre apogée professionnelle.
Stade 2 C’est donc tout naturellement que vous atteignez votre ultime promotion. Celle de trop. Vous n’avez pas les épaules ni les compétences nécessaires pour gérer votre nouvelle mission, vous manquez de confiance en vous, le stresse vous empêche de prendre du plaisir à ce que vous faites, vous  commencez à appréhender le moment d’aller travailler. Vous quittez votre emploi ou êtes licenciés

Quand vous briguez une promotion, nous sommes d’accord pour dire que votre principale appréhension, c’est de ne pas la mériter et de perdre toute crédibilité. Quelle est le meilleur moyen de parer à ce souci ?

Eh bien faire le point sur les compétences à acquérir si vous ne voulez pas vous planter.

La première action se fait bien en amont. Sollicitez un premier entretien-point avec votre supérieur bien avant cette promotion et regardez ensemble votre évolution.

Commencez par les compétences et les victoires accumulées. Cela vous permettra d’évaluer votre chemin parcouru, votre vitesse de progression et surtout de vous donner confiance sur le fait que vous avancez dans le bon sens.

Ensuite faites le point que les qualités et les compétences à acquérir pour une promotion. Soyez honnêtes avec vous-même. Vous êtes la seule personne à n’avoir pas vu vos défauts.

Cette réunion aura plusieurs but :

  1. Annoncer la couleur et faire comprendre que vous avez l’intention de prendre votre carrière en main de façon sérieuse.
  2. Faire écho dans l’esprit de Duboss quand cette promotion arrivera sur le tapis.
  3. Vous donner une ligne directrice à observer pour, le moment venu, être prêt.

Toujours pas de secret : l’effort

Une fois cet entretien passé, on relève les manches et on se transforme en Rocky. Pour obtenir une promotion, il ne suffit pas de faire son travail correctement et d’y ajouter des initiatives bien senties sauce-vous-même.

Vous devrez aussi travailler sur les compétences à acquérir et prouver par des actions concrètes qu’elles ont été assimilées.

Une arme à double tranchant : Les périodes de crises de votre service.
On traverse tous des jours en entreprise ou les choses vont mal. C’est la folie, les gens restent plus tard, le mot charrette est un mantra, et puis le boss n’est pas là, et vous êtes très tentés de vous rouler en position fœtale sous votre bureau.

Et bien le moment est venu de transformer ces moments de crise en « occasion de sauver votre service. » Profitez de la torpeur de tout le monde pour prendre la situation en main. Pensez Urgence, pensez Batman, pensez solution pertinente. Ne laissez transparaitre aucune nervosité et contentez-vous d’agir. Si vous en êtes capable. Vous connaissez votre métier, vous avez les compétences nécessaire, l’heure est venue de s’affirmer.

Au retour de Duboss, vous serez érigé en héros au sang-froid indéniable et il en prendra note. Et plus ces occasions se multiplieront, plus vous sortirez du lot et vous imposerez en Leader. Ne les provoquez pas pour autant, hein ? Si ça vient à se savoir, vous risquez des ennuis…

Pour obtenir une promotion, il faut être le meilleur de sa catégorie. C’est d’une logique implacable. Lors de votre entretien individuel, vous devrez être celui ou celle qui aura apporté le plus de résultat. Et celui qui aura fait preuve des qualités nécessaires à cette promotion.

Le coup de grâce : L’entretien individuel à N+1

Nous y sommes : Les budgets ont été votés pour la création du poste, vous avez préparé le terrain, apporté de très bons résultats, acquis des compétences. Vous êtes donc le candidat désigné pour obtenir cette promotion.

Commencez par exposer vos résultats (chiffre à l’appui), puis vos axes de progressions. Faites tranquillement le parallèle entre le poste à pourvoir, le savoir-faire et le savoir être engrangé depuis votre dernier entretien de carrière. Demandez très sérieusement les modalités de formation, les délais de réflexion et une date à laquelle vous pouvez espérer une réponse.

Quitter le bureau avec une poignée de main. Faites un mail récapitulatif de l’entretien et laissez cuire à feux doux pendant quelques jours. C’est cuit. Ne me remerciez pas. Vous ne le devez qu’à vous-même…

Reconnaitre le moment de quitter son emploi

Cela fait quelques semaines qu’un mal de ventre inexplicable vous étreint quand vous pensez à votre travail. Vous vomissez les dimanches soirs, votre compte-à-rebours du weekend… commence Lundi. Vous vous interrogez. Votre travail commence à vous sortir par les yeux mais l’insécurité vous fait peur. Qu’allez-vous devenir ? Ne risquez-vous pas de regretter votre choix ? Ou serait-ce au contraire salutaire ?

Voici les signes qui annoncent le non-retour au plaisir de travailler :

Vous allez travailler à reculons.

Le matin est pour vous une véritable torture. Pas seulement l’idée de mettre un orteil en dehors de votre lit douillet, mais la perspective même de la journée vous semble aussi insurmontable que de gravir l’Annapurna à la seule force des dents.

Je ne vous parle pas de la lassitude habituelle à la perspective d’une journée pleine d’efforts. Même les gens qui vivent de leur passion on parfois envie de prendre du temps pour eux. Je parle d’un réel dégout, voire d’une montée de rage qui monte en vous. La première chose que vous faites est de vous tourner vers votre conjoint(e) qui a sa tête enfoncée dans l’oreiller et de lui dire « je veux pas y aller… » Et la première chose que vous dites à vos collègues en arrivant : « J’ai failli ne pas venir… »

Vous ne comprenez plus l’intérêt de votre mission

Vous répétez les activités qui composent votre poste sans passion. Tous les processus que l’on vous impose vous semblent décousus. Pur produit de la « génération Y », vous avez du mal à effectuer une tâche quand vous ne saisissez pas son sens.

C’est une des caractéristiques de notre génération : Nous cherchons un métier dont nous saisissons l’utilité. Notre carrière est plus qu’un moyen de payer notre crédit auto. Ce métier doit correspondre à nos aspirations profondes. Alors un job que l’on ne comprend pas, qui ne nous intéresse pas ou qui est en contradiction avec nos principes ne nous motive pas.

Vous n’avez plus aucun levier de motivation

La sécurité financière ? Vous êtes en CDI. Indécrottable, donc. Faire le minimum syndical vous apporte autant que si vous donniez tout ce que vous avez. L’envie de plaire à votre équipe ? Vous avez déjà fait vos preuves, Votre unité sait de quoi vous êtes capable. L’approbation de votre patron ? Il n’a pas la vôtre alors… La passion du métier ? Si vous trouvez passionnant de reporter des données sur un tableur Excel…

Plus RIEN ne vous pousse à travailler. D’ailleurs ça se ressent…

Vous n’aimez pas parler de ce que vous faites

Les gens passionnées par ce qu’ils font sont aisément reconnaissable. Ils en parlent avec passion, utilisent un jargon spécifique ; Non-pas pour étaler leur compétences mais parce qu’il leur semble in-con-ce-vable que leur domaine ne vous intéresse pas.

En ce qui vous concerne, vous n’en parlez pas. Vous écoutez vos amis vous raconter les projets sur lesquels ils sont

Vous préférez déjeuner seul

Parce qu’entre Martine qui demande des réunions spéciale avec pour ordre du jour « Je ne veux pas dire qui c’est mais y a Jérôme qui vole les agrafeuses », Jérôme qui passe le plus clair de son temps à baver sur le pantalon de tailleur de Nathalie et Mathilde dont les ragots divisent l’intégralité du groupe, vous vous sentez perdu.

Plus exactement, vous ne vous reconnaissez pas dans l’atmosphère général et vous faites même office d’extra-terrestre. Si déjeuner seul n’était pas un signe de misère sociale, vous le considéreriez comme un privilège. Chacun de vos collègue ressemble à vos yeux a un cliché digne du pire épisode de « Camera Caché ».

Un autre signe qui ne trompe pas : Vous redoutez de vous rendre compte, lors du trajet du retour, que votre itinéraire est le même que celui de Josiane. La perspective de l’écouter parler des jours fériés de Mai (alors qu’un IPod pleins de promesses cliquète avec vos clés dans votre poche) vous donne des envies de meurtres…

Vous redoutez les réunions, les comptes rendus et les entretiens individuels

C’est toujours la même histoire : Les réunions vous ennuient d’autant plus que les autres semblent, eux, impliqués. Vous vous dites que c’est une heure de moins à devoir faire semblant de travailler. Mais faire semblant d’écouter n’est finalement pas plus évident.

Mais votre pire hantise, c’est les entretiens individuels. Ceux qui mettent en exergue toute votre inactivité. Celle où vous devez des comptes. Les chiffres parlent à votre place. Ils crient « Plus envie ! ». Vous accusez le vent, la crise, le cours de la bourse, le RER en retard, Nikos Alliagas, mais votre patron n’est pas dupe. Laissez Nikos ou il est s’il vous plait. C’est un très grand homme.

Vous multipliez les arrêts maladies.

C’est l’étape définitive qui doit vous faire impérativement réagir. Celle ou l’épuisement et la lassitude l’emporte sur l’instinct de survie. Vous préférerez avoir des soucis financiers qu’affronter une journée de plus. Vous vous faites porter pâle.

Cet arrêt vous fait trembler parce que c’est loin d’être le premier. Celui qui doit vous interpeller. L’arrêt- maladie appel au secours.

Heureusement pour vous, ce matin-là, je serai là pour vous accompagner dans la transition professionnelle

Ne pas se démonter face à une escroquerie

Coup de fil de mon amie Marie Lundi après-midi. Je ne reconnais pas sa voix quand elle me dit avec résolution : « Faut absolument que je te raconte ! »

Marie est une petite châtaigne discrète. D’habitude elle manque de confiance en elle et déteste faire de vagues. Alors la suite de son histoire m’a beaucoup surprise :

- Je suis allée réclamer l’argent d’une facture dans un Atelier automobile !

– Marie, t’as pas de voiture…

– Mais Sofiane (son mari), si ! Pour des essuie-glaces qui ne marchent plus, ils nous ont fait payer un diagnostic exorbitant qui en plus n’était pas bon. Nous avons payé 70 euros pour nous entendre dire qu’il fallait changer l’intégralité du mécanisme à essuie-glace alors que nous l’avons fait réparer chez un ami sans changer le mécanisme. Une simple manipulation était à faire, elle a pris 10 minutes en tout. Ils nous en demandaient 450 euros ! J’ai trouvé ça révoltant. J’ai eu envie d’agir.

– ça n’a pas dû être évident. Te connaissant tu as du appréhender…

– C’est vrai que ça m’a fait peur. J’y suis allée seule et j’étais confrontée au chef d’atelier et au mécanicien qui s’était occupé de notre voiture….

Prenez les renseignements nécessaires et préparez vos arguments :

Elle poursuit son récit :

- Heeresh, notre ami qui a réparé nos essuie-glaces, est mécanicien depuis 15 ans. Il m’a expliqué avec précision les manipulations qu’il avait effectuées pour réparer les essuies glaces. J’avais très peur de me faire embrouiller par une infinité de détails technique alors je tenais à me renseigner. Ensemble, nous avons aussi regardé la facture qui avait été adressée à Sofiane et il m’a fait remarquer des incohérences. Notamment le fait que sur la facture figurait un « essai sur route ». On ne fait pas rouler une voiture pour ausculter des essuie-glaces !

– ça me semble logique, effectivement.

– Alors comment pouvaient-ils justifier cette ligne sur la facture? C’est du bon sens! Le diagnostic, non content d’être faux, n’était pas approprié ! Si Je n’avais pas eu Heeresh, j’aurais fait appel à une association de consommateur. Mais il m’a assuré que j’étais en mesure d’aller contester cette facture avec tous les éléments que l’on avait.

Demandez à parler au directeur.

J’ai traversé le garage et j’ai demandé à parler au chef d’atelier. Il a voulu que son collaborateur s’occupe de moi mais j’ai répliqué calmement qu’il valait mieux parler à dieu qu’à ses saints et qu’il était sans doute la personne la plus appropriée pour répondre à ma requête. J’ai essayé de rester calme. De ne pas laisser transparaitre mon intimidation. J’ai fait porter ma voix et maitrisé mon débit de parole. Comme dans l’article sur « La confiance en soi en soirée ».

Ne vous laissez pas démonter si vous êtes dans votre bon droit.

- Je lui ai exposé la situation. Je lui ait dit que nous avons réparé le mécanisme à essuie-glace sans le changer « Qui nous dit que vous ne l’avez pas changé ? » m’a demandé le chef d’atelier, avec un dédain qui m’a un peu décontenancé. J’ai répondu que nous étions de bonne foi et que si le mécanisme est d’origine, il y a forcément un numéro de série qui le prouve et que nous étions en mesure de le faire expertiser. Ça l’a fait taire pour un instant. Il m’a dit que de toute façon le mécanicien en charge de notre cas était allé déjeuner. A quoi j’ai répliqué qu’attendre son retour ne me posait pas de problèmes.

– Bravo ! T’aurais pu te défiler…

– Je pense qu’il comptait effectivement là-dessus. Après une heure le mécanicien est arrivé et j’ai repris mon argumentaire.

Tenez bon. L’usure est une bonne technique de persuasion

J’ai dû surtout insister sur le fait que son diagnostic n’était ni correct ni pertinent. Il m’a dit que les « essais sur route » faisaient partie d’un forfait. Ce à quoi j’ai répondu que s’il faisait partie d’un forfait, ils auraient dû l’effectuer :

- Vous ne l’avez pas fait, l’essai sur route ?
– Bah non, pas nécessaire !
– Alors il n’a pas lieu d’être facturé! C’est d’une logique implacable ! Soit vous proposez un forfait de diagnostic complet auquel cas vous effectuez ce diagnostic, y compris le fameux essai sur route, soit vous ne facturez qu’une partie de l’analyse du véhicule ! On ne facture pas une prestation que l’on n’effectue pas ! Et je suis sure que face à la loi ce n’est pas très correct !»

Il ne faut pas se laisser démonter par l’aspect technique de certains commerces. Là, en l’occurrence c’était une simple affaire de bon sens.

Ne partez pas sans gain de cause. Ou un geste commercial. Ou une trace écrite.

Ça commençait à devenir long ! J’étais pas très à l’aise dans cet exercice. Il m’a sorti le dernier argument qui tue. Que s’il n’avait pas réparé le mécanisme de l’essuie-glace, c’est parce qu’il risquait d’endommager d’autres éléments. Je leur ai dit que la personne qui avait réparé notre véhicule n’aurait pas pris le risque de le réparer sinon. « Et si dans trois semaines le mécanisme a essuie-glace esquinte autre chose ? Vous faites quoi ? » M’a-t-il demandé. Il n’avait pas tort. Il y avait une chance que leur diagnostic dise vrai.

Et là j’ai eu une idée :

Ecoutez, je ne suis pas là pour escroquer votre garage, je suis là parce que j’estime que je ne devrais pas payer pour une analyse si elle se révèle fausse ! Engageons-nous sur une durée ! Si passé un certain délai le mécanisme à essuie-glace fonctionne toujours, cela signifiera que vous avez tort ! Auquel cas vous me rembourserez ma facture ! Sinon je repasserais faire réparer ma voiture et vous aurez gagné des clients fidèles et silencieux.

Je suis partie avec un engagement écrit et signé stipulant qu’ils s’engagent à me rembourser si je ne constate rien dans un délai de deux semaines. Comme ça s’ils sont de bonne foi, je m’en rendrais compte, et s’ils ne le sont pas, je repasse réclamer mon dû ! J’ai remercié poliment pour le geste, j’ai même fait un sourire, et je suis partie.

Demander une Augmentation

Face à la porte d’entrée du bureau du boss, vous tremblez.  Mais vous lui avez fait un mail pour solliciter un entretien. Vous ne pouvez pas conséquent plus reculer. A l’heure dite, vous frappez.  Il vous fait rentrer, puis asseoir. Mais il est au téléphone. Au moment de raccrocher il vous regarde comme un papa dérangé par son petit garçon devant son match de foot, et vous dit: « Vous vouliez me voir ? ». Va falloir respirer un bon coup : Vous êtes là pour une augmentation. J’espère pour vous que votre cravate est correctement mise : votre pomme d’Adam joue au trampoline et il vaut mieux que cela ne se voit pas…

Choisir soigneusement son moment :

Certaines conditions sont à réunir avant de vous lancer dans la gueule du loup :

  • Vous devez impérativement n’avoir commis aucune bourde majeure durant ces six derniers mois. C’est terrible mais si Duboss a une casserole en tête, il surfera dessus pour mener la négociation et vous refuser ce pour quoi vous êtes venus…
  • Vous devez avoir mis en avant vos valeurs ajoutées quel qu’elle soient et pris des initiatives qui ont été vues.
  • Votre bilan annuel doit faire l’état d’une évolution dans vos axes d’améliorations. (On en a tous, ne faites pas les vexés). Cela implique de les avoir pris en compte l’année dernière. Je vous ai assez répété que la clé du succès c’était l’action. Toujours pas de secrets…
  • L’idéal étant de solliciter cet entretien suite à un petit moment de gloire : Un dossier déterminant débouchant sur une victoire,  un projet à votre initiative qui a facilité la vie de l’entreprise (le nouveau logiciel de traitement des fiches de paye, c’était vous !).

Mettre en avant les résultats obtenus cette année.

Cette année, vous l’avez vu passer. A vos yeux elle a même duré 455 jours (sans les RTT). Vous n’avez pas compté les heures sup, ni les charrettes du Dimanches, ni vos devoirs du soir pour le dossier « occasion-de-faire-ses-preuves ». Alors mettez-le en avant.

Vous n’êtes pas un petit garçon venu faire un caprice. Vous êtes un professionnel qui apporte des résultats concrets.

Vous êtes en mesure de communiquer des données chiffrées quand à vos résultats ? C’est parfait ! Faites un résumé du chiffre d’affaire engrangé grâce à vous, des dossiers menés avec succès, de ce que vous avez apporté à l’entreprise,  et de votre montée en compétence. Vous avez acquis des connaissances et avec elles des nouvelles responsabilités ?  N’hésitez pas à le mentionner.

Votre requête ne doit pas ressembler à une envie subite. Vous-même aurez du mal à vous sentir légitime si vous ne pouvez pas justifier votre demande. Le but de l’exercice est aussi de vous donner confiance en vous lors de cet entretien.

Vous ne pouvez demander une augmentation si vous n’avez pas effectué votre travail de façon rigoureuse tout au long de cette année. Ne vous lancez pas si vous êtes perçus comme « le poids mort de l’équipe », hein ?

Visez légèrement plus haut pour vous laisser une marge de négociation.

Quel que soit la somme demandée, ajoutez-lui une marge de négociation de 30% environs. Au mieux votre patron estime que vous les méritez et dans un ultime élan de bonté, vous les accordes. Au pire vous acceptez de revoir ce chiffre à la baisse et vous passez pour quelqu’un de conciliant. Donnez un chiffre précis et au vus des éléments apportés, faites-le sans rougir.

Parlez en salaire brut. Ou parlez en augmentation/heure. Ne lancez pas un chiffre à la volée sorti de nulle-part. Il paraitra  aléatoire et ne sera pas pris au sérieux. Énoncez-le de façon déterminée. Si vous faites un métier commercial, mettez-le en parallèle de vos primes et votre chiffre d’affaire. Avec un pourcentage par exemple :
« Ma prime actuelle représente % du CA individuel engrangé à N-1. Ce qui m’a valu … d’euros. Hors, Comparé à N-1, j’observe une augmentation de 15% de mon chiffre d’affaire. Il me semble donc logique d’augmenter ma prime de 15% également».

Pragmatique, basé sur vos progressions. Logique.

S’il vous dit oui ?

Ne sourirez pas  comme si vous veniez d’apprendre que vous avez gagné au Loto. Remerciez votre patron pour cet entretien, et une fois dans votre bureau, faites lui un mail récapitulatif avec les montants sur lesquels vous vous êtes mis d’accord.

Et s’il vous dit non ?

Crise, récession, jeunesse en entreprise, budgets limités… Ces excuses peuvent être invoquées pour justifier un refus d’augmentation. Les motifs qu’il vous invoque sont extérieur à vous ?

Qu’à cela ne tienne, vous pouvez tout à fait négocier autre chose. Vous venez d’exposer votre travail accompli et il est plutôt bon. C’est le moment de faire passer une autre requête, moins importante  définie au préalable. Votre patron aura ainsi l’occasion de récompenser votre travail et de justifier sa bonne foi. Et vous ne sortirez pas de l’entretien avec la mauvaise impression d’être une bonne poire.

Et si ça fait longtemps qu’il dit non ?

Cela fait quelques années que vos efforts sont vains. Vous êtes un bon élément et vous le savez. Alors allez demander votre augmentation… Ailleurs.

Vous pouvez en toute bonne conscience déposer votre candidature dans d’autres entreprises. Vous pourrez recycler le compte-rendu de vos résultats lors de vos prochains entretiens d’embauche et négocier le salaire désiré. Après tout, vous cumulez plusieurs années d’ancienneté dans votre entreprise et avez un très bon logiciel de gestion de fiche de paye à leur proposer…

Réussir un Entretien d’Embauche

Un entretien ça se prépare

Il n’est pas toujours évident de faire preuve de confiance en soi lors d’un entretien d’embauche. C’est le moment ou notre parcours et notre profil sont soigneusement décortiqués pour mieux révéler leurs failles et négocier votre salaire. Il serait dommage de s’ajouter des oursins dans le caleçon avec des fautes d’orthographe ou de goût. Mais en portant attention à quelques détails simples, il est toujours possible de s’épargner un stress supplémentaire.

  • Une tenue impeccable, préparée, ourlée et repassée en avance. On pense à mettre de côté les chaussettes noires, une ceinture qui tient et le boxer short confortable (une heure et demi assis quand-même, je ne pense pas que se tortiller sur sa chaise-qui-tourne soit du plus bel effet). Les chaussures sont cirées, les talons sont réparés, les cheveux propres et les ongles coupés. Vous le saviez sans doute déjà, mais ça ne coute rien de le rappeler…
  • Le CV  est en couleur, il a été relu plusieurs fois d’affilés et doit être connu sur les bout des doigts. Vous en avez deux ou trois exemplaires pour le jour J, au cas où votre futur employeur l’aurait oublié ou qu’un stagiaire en RH « Faites comme s’il n’était pas là » soit en observation.

Les questions auxquels vous aurez systématiquement affaire

  • « Faites un bref résumé de votre parcours » : Vous devrez être en mesure de décrire les grandes étapes de votre CV. L’obtention de votre dernier diplôme, votre plus longue expérience, et la dernière. C’est le minimum.
  • « Citez-moi vos qualités et vos défauts… » : C’est la question la plus délicate car elle nous renvoie aux raisons pour laquelle on pourrait ne pas être recruté. Je vous redirige vers mon article qui aborde la question de composer avec ses défauts. La principale information à y retenir c’est : Vos défauts sont le nid de vos qualités et vice-versa. Une  seule directive : elle ne doit pas être incompatible avec le poste à pourvoir. Se déclarer timide quand on brigue un job de commercial n’est pas très pertinent. Quand à vos qualités, elles sont réelles. N’ayez pas peur de les donner avec conviction. Vous ne serez pas perçu comme arrogant ou prétentieux, puisqu’on vous a demandé de les citer !
  • « Pourquoi n’occupez-vous plus votre dernier poste ? » : J’en vois d’ici blêmir. Certes vous n’allez pas raconter à votre futur employeur que vous avez été licencié pour avoir été pris en flag avec la secrétaire sur le siège de bureau de Big Boss. Maintenant je ne vous conseillerai qu’une chose : On ne descend pas en flamme son ancienne entreprise. Et on valorise ce qu’elle nous a apporté. La réponse idéale étant « je suis arrivée aux limites de ma mission. J’ai beaucoup appris et je cherche désormais une mission qui me permette d’apprendre et de mettre à profit mes connaissances ».

Vous avez des compétences à apporter.

Mettons les choses en perspectives. Si l’entreprise qui vous reçoit est en recherche de personnel, ce n’est pas par hasard. Elle a besoin de compétences, Vous avez forcément des points forts à offrir. Quand bien même s’ils n’ont pas un rapport évident au poste.

Je vais prendre ici l’exemple des mamans qui font preuve de facultés organisationnelles exceptionnelles. Je suis toujours soufflée de voir toutes les qualités qu’elles développent et qu’elles ne mettent pas en avant. Si j’avais des enfants, lors de mon entretien je jouerai la carte de celle que les situations de crises n’effraient plus : « Je suis une mère, je suis capable de préparer un rôti en faisant réciter sa leçon de Geo au plus grand et en faisant chauffer le biberon de la petite dernière. J’ai à mon actif : trois varicelles,  sept gastros, cinquante-quatre roulages par terre au supermarché, dont dix-huit au rayon jouets, et j’ai survécu consécutivement à Bioman, Pokemon et Dora l’exploratrice. Alors vos conflits en réunion de personnel, ça sera mon bol d’air frais de la semaine. ».

Vous avez fait voyagé ? Pour en revenir entier, vous avez dû ouvrir votre esprit, parer à des situations délicates, vous adapter à votre environnement et apprendre l’indu, dont vous avez encore des notions. Sachez en rendre compte !

Assumer les fautes de parcours.

Complexer sur les trous de votre CV ne sert à rien. Tous les candidats en ont. Il est tout à fait possible de les expliquer de façon cohérente. Il faudra de toute façon s’attendre à les justifier. Mais les appréhender avec sérénité sera la preuve pour votre employeur qu’elles ne sont pas des raisons de s’alarmer.

Dans l’ordre :

  • Cette période de chômage de longue durée : « Je n’ai pas perdu espoir puisse que ma recherche d’emploi  m’a mené jusqu’à vous. D’autre part, j’en ai profité pour écrire un livre, aider mon épouse à monter son entreprise, faire ce tour du monde et je suis aujourd’hui pleinement disponible pour m’investir dans cette entreprise »
  • Vous n’avez jamais su rester plus d’un an au même poste : « J’ai appris la polyvalence, et à me familiariser avec plusieurs missions pour affuter mon choix. Multiplier les expériences m’a permis de développer une grande faculté d’adaptation.  Et je sais désormais ce que je veux. J’ai posé ma candidature au sein de votre entreprise en conséquence, et je suis d’autant plus sur de mon choix.»
  • Le congé maternité : « Je m’investis à fond dans tout ce que j’entreprends et j’ai abordé le « projet enfant » de façon très sérieuse. Cela impliquait de mettre ma carrière entre parenthèse durant les premières années de leur vie. Par conséquent je ne reviendrais pas sur le marché du travail si je n’estimais pas être en mesure de me consacrer pleinement à la mission que vous me confirez.»

Le recruteur aussi à un poste à vous vendre

Gardez bien en tête que les employés d’une entreprise sont un investissement et pas uniquement une charge. Même si vous n’êtes pas commercial, vous êtes un moyen indirect d’économiser ou de gagner de l’argent. Et pour cela vous allez devoir fournir une certaine somme de travail. Un emploi n’est pas un service que l’on vous rend. La mission que l’on s’apprête à vous donner aura ses mauvais côtés et il est tout à fait possible de le faire valoir en multipliant les questions à ce sujet. Vous avez également le droit de décréter que le poste proposé ne vous convient pas. Il serait dommage d’accepter un poste qui n’exploite pas l’intégralité de votre potentiel. Si c’est pour vous y rendre à reculons et multiplier les arrêts maladies dans trois mois, épargnez-vous une mauvaise expérience…

Gérer les Échecs

La peur de l’échec est votre plus gros obstacle.

La question la plus importante que l’on m’a jamais posée a déjà été abordée dans mon article sur la Wish List. « Si vous étiez sûre de ne jamais rien rater, que feriez-vous de votre vie ? ». Quand on se la pose, on s’imagine tous des vies en couleur avec des carrières de folie, une maison dont Stéphane Bern parlerait avec enthousiasme, et des fans qui posteraient des Cover Version de nos propres chansons sur Youtube.

Mais qu’est ce qui nous empêche de se  lancer ? Souvent la peur de l’échec. De voir nos espoirs piétinés par la réalité. Il est moins douloureux de rêver sa vie et que la rater. Quitte à la cultiver en parallèle. Car se planter c’est – selon vous – se fermer au champ des possibles. Alors on se cantonne a une vie de second choix qui fait certes moins rêver mais qui a me mérite d’être accessible.

Maintenant, je vous propose ce petit tableau comparatif. Imaginons que votre grand rêve, c’est d’être le nouveau chanteur ou la nouvelle chanteuse français(e) intouchable et que vous vous soyez retrouvés employé(e) de bureau dans une société dans laquelle vous vous ennuyez ferme.

Qu’on se mette d’accord, je ne suis pas en train de snober tous les employés de bureau. Chacun voit midi à sa porte et la comptabilité ou les ressources humaines peuvent être un secteur épanouissant pour beaucoup de monde, hein ? Mais dans le cas que j’expose, ce monde, ce n’est pas vous :

 

Vous ne tentez rien

Vous tentez votre rêve :

Aujourd’hui

Vous restez comptable à la COFRATECH et chantonnez dans votre cuisine en essayant de faire mieux que votre radio. Vous rêvassez devant votre bouillabaisse. Et devant votre ordinateur. Et à la machine à café. Vous en bavez, courrez les castings des comédies musicales, prenez des cours de chant, faites des concerts à la salle polyvalente de trifoully-les-paupiettes. Votre mère se demande ce qu’elle a mal fait dans votre éducation… Vous faites un télé-crochet sans vous assurer de la maturité de votre talent

Le résultat

Vous recevez vos tickets cadeau du CE et vous décidez de vous offrir un karaoké maison avec l’intégrale instrumentale de Claude François. Vous êtes repéré par une maison de disque et vous signez vos premiers cachets. Votre mère chez Drucker. Vous atterrissez aux « inoubliables » d’une émission de télé. Ceux qui vous connaissent se moquent de vous pendant un mois.

A 80 ans

« J’aurais voulu être un artiiiiiiiiiiste… Mais bon, j’ai cumulé des points retraites. Enfin, heureusement que je suis propriétaire quand-même… » « J’aurais eu une folle vie ! J’ai touché du doigt mon rêve et vécu des instants incroyables. » « J’aurais voulu être un artiiiiiiiiste…. »(Vous pensez sérieusement que vous vous souviendrez de la honte de votre passage télé ?…)

Au final, vous n’avez pas plus à perdre à vous planter qu’à rester dans une vie qui vous convient qu’à moitié. Car à l’heure du bilan (qui arrive toujours trop vite), les souvenirs sont tout ce qu’il nous reste. Et je ne sais pas vous, mais moi, je préfère me prendre des murs que de ne pas savoir. Entendre « non » que ne rien entendre. C’est comme ça dans tous les domaines de ma vie. Bien sûr, je déguste régulièrement des refus, des râteaux, et j’ai dû à peu près commettre toutes les bourdes et les erreurs de la terre. Je vais alors me coucher déçue, mais fixée. C’est une question de survie. Dans un moule, j’étouffe, et le confort m’endort.

L’échec, c’est vous qui le décidez…

A partir de quand déclarez-vous être dans une situation d’échec ? Le plus souvent, on estime avoir « perdu » quand on a mené une action dans le but de réaliser ou d’obtenir quelque chose et que nos résultats n’ont pas été concluants. Vous vous étiez donnés un mois pour perdre 5 kilos. Vous avez entamé un régime, mangé tous vos légumes, avez bien tout fait vos abdos comme on vous a dit.

Seulement voilà, les pieds sur la balance, vous soufflez votre déception. La différence entre le dernier poids qu’elle a affiché et celui-ci est de seulement 2,7 kilos.

Considérez-vous avoir échoué pour autant ? C’est à personne d’autre qu’à VOUS de le décider (imaginez-moi vous pointer du doigt avec la voix grave et le regard inquisiteur).

Soit vous décrétez, abattus que vous n’avez pas atteint votre objectif et vous allez noyer votre amertume dans la mayonnaise, soit vous décidez que, quand même, plus de 50% de l’objectif a été réalisé, il serait dommage d’abandonner en si bon chemin, et vous entamez la phase deux qui consistera à perdre le reste. Certes, vous aurez mis deux fois plus de temps, mais le résultat sera le même et la satisfaction restera intacte.

Ça, c’est quand il s’agit de résultats mitigés, nuancés. Qu’en est-il de la recherche d’emploi ? Quand considère-t-on l’échec lors qu’une recherche d’emploi ? A partir du moment où notre candidature n’a pas été prise en compte? A partir du moment où le chargé de recrutement de la GHB Managment Corporation Entertainment est devenu injoignable après votre dernier entretien d’embauche? A partir de la quarantaine de CV sans réponse ? Au bout de 6 mois ? A la fin de vos droits ASSEDIC ? Et bien je vais vous donner la réponse :
L’échec se détermine à votre seuil de tolérance aux tentatives infructueuses.

Si vous n’abandonnez pas, vous n’êtes toujours pas en situation d’échec.

En exposant cette idée à un ami, il m’a fait remarquer :
– Bah si, l’échec existe ! Si tu rates ton permis. Et bien tu as raté ton permis. Tu ne peux pas avoir réalisé 50% de ton objectif. Tu réussis ou tu échoues, m’a-t ’il dit.

Et bien je ne suis toujours pas d’accord avec lui.
Si vous ratez votre permis, vous n’avez échoué que le jour où vous décrétez que vous cessez d’essayer. Mais lorsqu’enfin, vous l’avez (notez que je n’utilise pas «si » mais bien « lorsque »), même au bout de 10 tentatives, on ne comptabilise que celle-ci. C’est la magie de l’échec. On le fait disparaitre en allant jusqu’au bout de son idée et en passant outre les « non ». Certes, ce permis vous aura couté 5000 euros, mais, c’est à vous de cerner vos priorités…

Rebondir, rebondir, rebondir…

Savez-vous que Tomas Edison a essayé de fabriquer une ampoule électrique avec 6000 matériaux différents avant d’y parvenir avec de la fibre de Cotton ? A la 1000ème tentative, il a répliqué : « Je n’ai pas échoué milles fois. J’ai découvert milles façons de ne PAS inventer l’ampoule. » Et c’est une vision des choses qui l’a mené vers le succès. Il a utilisé ses tentatives précédentes pour améliorer son travail jusqu’à obtenir l’effet escompté. J’aime à le dire : «Les échecs sont des coups de pieds au fesses qui ont le mérite de te propulser en avant ». Et ils restent imprimés (dans l’esprit, hein ? Mon analogie s’arrête là…).

Rebondir, c’est regarder les résultats obtenus, comprendre la ou le bas a blessé, et corriger sa trajectoire pour se donner une chance supplémentaire de réussir. Mais pour cela il faut savoir se remettre en question.

L’inventeur de la Smartbox a monté sept entreprises avant de mettre au monde celle qui l’a rendue millionnaire. S’il s’était arrêté à la troisième, il serait au fond du gouffre et j’aurais reçu une énième paire de chaussures pour mon dernier anniversaire. L’histoire est essentiellement composée de grands hommes persévérants à qui tout le monde disait « c’est fini, monsieur, il faut partir maintenant ». Les ratés sont un élément essentiel d’une réussite.

Aucune décision n’est irréversible.

C’est un autre précepte à intégrer. Que faire si vous vous trompez ? Bah faites machine-arrière. Nos décisions sont moins définitives que l’on ne le croit. Moi-même je n’exclue pas de redevenir commerciale en cas d’urgence. Et rien ne vous empêche de prévoir une solution de secours, j’ai dit « Osez », je n’ai pas dit « Prenez des décisions inconsidérés ». Vous avez aussi le droit de changer d’avis et de décider que finalement, être chanteuse connue ça craint, que les bus de tournée ça vous épuise et que Arthur, en vrai il est moins cool qu’à la télé…

Mais vous aurez le mérite d’avoir fait le tour de vos envies et vous pourrez vous offrir le luxe de dire « Star internationale ? Pas pour moi. Ce n’est pas faute d’en avoir eu l’occasion, hein ? Mais j’aspire à mieux ». Après tout, chacun sa définition du bonheur…

S’affirmer au travail

Faites-vous confiance !

Il arrive parfois que l’on ait du mal à croire en soi. Et que par conséquent nous n’osions exprimer notre point de vue ou une initiative. C’est une erreur car l’expression de ses opinions ou de ses idées est une preuve de confiance en soi au travail. Avant de vous rouler en boule sous votre bureau pour faire le moins de place possible, je vous propose de mettre les choses en perspective :

Si vous occupez votre poste actuel c’est que sur toutes les candidatures proposées, la vôtre fut la plus pertinente. Vous avez su la défendre avec conviction et prouver que vous possédiez les compétences nécessaires pour mener votre mission à bien.

Et si vous occupez toujours ce poste c’est que vous avez su faire vos preuves non ? A moins que vous soyez encore en période d’essai auquel cas je vous renvoie au premier paragraphe et vous recommande chaudement de fermer cette page et de vous remettre au travail. Vite.

Dans tous les cas si vous occupez votre poste ici et maintenant, c’est que l’on vous fait confiance. Vos supérieurs investissent sur votre potentiel et sont convaincus que vous leur apporterez un retour sur cet investissement. Plutôt que de transformer cette idée en pression (« Je suis un imposteur, tout le monde va s’en rendre compte et je vais me faire virer après avoir été pointé du doigt par toute mon équipe! Bouhou… ») Dites-vous qu’ils savent forcément de quoi ils parlent, qu’ils ont l’œil pour ces choses-là, soyez flattés et décidez de leur donner raison.

Une autre piste de réflexion: Depuis combien de temps exercez-vous votre métier ? Et quand bien même si vous débutez, nous sommes en France, il y a donc de grandes chances pour que vous ayez dû valider vos compétences par un diplôme (parce que nous sommes un pays ou les études sont considérés comme la voie royale de l’emploi). Vous avez travaillé dur pour acquérir vos compétences.  N’est-ce pas ? Nous sommes donc en mesure de dire que votre métier «c’est votre rayon». Alors gardez bien en tête que vous êtes parfaitement bien placé pour appréhender vos méthodes de travail et éventuellement apporter des solutions innovantes.

La compétence est nécessaire pour être crédible

C’est la première clé qui vous permettra d’être écouté. Parce que ceux qui voudront remettre en cause vos idées vous attaqueront sur ce terrain en premier lieu.
Si vous apportez des résultats positifs et concrets, vous serez forcément perçut comme un bon élément. Quelqu’un de professionnel soucieux de son travail et de la bonne marche de son service. Par conséquent ce que vous direz sera difficilement remis en cause. Vous affirmer au boulot ne signifie pas imposer son avis sur tout et n’importe quoi. Mais défendre son travail et ses conditions de travail.

Savoir dire non.

C’est un des soucis du monde du travail. Certains collègues vont agir comme des enfants et tester vos limites. Si vous ne préservez pas vos intérêts en refusant certaines tâches qui ne sont pas dans vos fonctions, personne ne le fera pour vous.

Dire non à un collègue : Utilisez des arguments pragmatiques et impersonnels. Valérie vous demande d’exécuter le compte rendu du dossier sac-de-nœud alors que cela relevait de sa mission, et vous êtes submergé par le dossier « attendu-au-tournant-par-le-patron » ? Evitez de vous énerver en lui disant que «quand-même t’exagère y a pas écrit esclave ici ! » en désignant votre front. Parce qu’elle sera bien capable de vous faire une réputation de tire-au-flanc par la suite.

La parade la plus efficace : Exposer les faits de façon claire, sans s’énerver : « Je suis désolée Valérie, mais la Dead line pour le dossier Pression-de-la-mort est Jeudi et au vu de son importance, je me dois de rester concentrée dessus ».

Valorisez l’intérêt de l’équipe plutôt que le vôtre (« Le service compta a besoin de ce rapport ce soir, je ne peux pas me permettre de faire autre chose cet après-midi »). Et évitez de renvoyer votre collègue à sa propre paresse ou à sa propre incompétence. Ça ne fera pas avancer le débat.

Il est important de rester ferme et si elle objecte, dites-lui que c’est à charge de revanche et que vous l’aiderez avec plaisir lorsque que vous serez disponible.  Cette dernière phrase devrait la convaincre qu’elle ne doit pas prendre ce refus personnellement et que ce sont bien les circonstances qui vous amènent à dire non.

Dire non à son supérieur : C’est un exercice périlleux, mais parfois nécessaire. Car là aussi, si vous ne savez pas dire non, il sera très tentant d’abuser de la situation et de vous confier toutes les tâches ingrates de la boite. Votre patron doit pouvoir compter sur vous pour effectuer un travail bien fait et être impliqué lors de votre temps de travail. S’il s’agit de refuser un remplacement, il suffit simplement de justifier par un engagement donné au préalable : « Je suis désolé, je ne pourrais pas être présente samedi, j’ai déjà un engament à cette date ». Ne révélez pas de quoi il s’agit sauf si c’est vraiment sérieux (enterrement, votre propre mariage ou celui d’un de vos enfants, rendez-vous avec un médecin prit y a plus d’un mois…)

Le mieux est encore de proposer une situation alternative pour prouver votre bonne foi : « Je ne suis vraiment pas en mesure de partir plus tard ce soir pour terminer le dossier Duchmol mais je viendrai en avance demain matin afin que mes obligations extérieurs ne soient pas un souci ». Bien sûr, ne proposez qu’un compromis que vous êtes en mesure de tenir.

Il est aussi important de justifier le fait de refuser une mission : « Je suis désolé, mais cette mission requiert des compétences que je n’ai pas. Je n’ai pas été formé pour cette activité-là ».

Ou encore : « Désolé, mais j’ai déjà en cours le dossier X, le dossier Y et le dossier Z. Et j’ai l’intention de les traiter avec soin». Evitez des suggestions du genre « Martine peut le faire, elle ! » Si elle occupe le même poste que vous, ça devrait effleurer l’esprit de votre boss sans que vous ayez le besoin de lui dire.

Un refus justifié est une preuve de confiance en soi et de réalisme. Ce n’est pas une preuve de faiblesse que d’admettre qu’on ne peut pas tout faire. Il vaut mieux refuser une mission et la voir exécutée par une personne disponible et qualifiée plutôt que de l’accepter et de rendre un travail bâclé qui vous discréditera.  Dire « non » donne de la valeur à votre « Oui ».

Une gestion intelligente des conflits.

Intérêts divergents

Il arrive très souvent que vos intérêts divergent avec vos collègues. Parce que parfois, la couverture est trop courte et qu’on a tous à cœur de tirer dessus pour avoir chaud. Jacqueline vous en veux d’avoir barboté  25% du budget de votre boite pour votre service, alors que son budget est soumis à restriction ? C’est logique qu’elle soit irritée par cette nouvelle mais ce n’est pas une raison pour répéter à tout le monde que pour gagner ce budget vous avez dû passer sous le bureau. Si Jacqueline n’est pas encore allée loin, je vous suggère régler le conflit de visu.

  • Exposez la situation
  • Ecoutez son point de vue (toujours en premier, ce qui vous permettra d’objecter plus efficacement par la suite)
  • Expliquez votre point de vue en mettant toujours en avant la bonne marche de l’entreprise.

Solliciter soi-même la communication permet de prouver que vous êtes de bonne volonté et ouvert à la réflexion. De même, si vous faites une erreur, reconnaissez-la.  Nier vos faux pas laisse à penser que vous n’êtes pas capable de vous remettre en question, et que vous n’avez rien appris de vos erreurs. Or un élément qui ne s’améliore pas, à terme, devient un poids. Et défendre votre position quand vous avez raison fait comprendre aux autres que vous ne vous laisserez pas marcher sur les pieds. Mais quel que soit la situation, il ne faut jamais, je ne dis bien jamais, laisser transparaitre d’affect. Vous êtes en entreprise, pas dans un dîner de famille avec votre mère qui vous répète que vous avez « encore grossi ».

Le conflit personnel.

Un conflit personnel est toxique et n’a PAS sa place en entreprise. Si un (ou une) collègue s’engage sur ce terrain et provoque un conflit qui n’a aucun rapport avec le travail, la première chose à faire est de le (ou la) renvoyer à son manque d’attitude professionnelle. Face à face, avec du flegme et quelques phrases bien envoyées qui nous font nous sentir plus responsable des lorsqu’on les sort :

  • « Nous ne sommes pas dans une cours de récré »
  • « Nous sommes collègues. Nous ne sommes pas là pour nous apprécier mais pour travailler ensemble, non ? »
  • « Ce comportement nuit à l’équipe. »
  • « La seule chose sur laquelle j’accepte d’être jugé(e), c’est mes compétences. Je ne te permets pas d’émettre de critiques sur le reste »

On pari que Martine ira trimballer sa face toute fripée ailleurs, non mais! Oui, refuser les attaques personnelles n’empêche pas de penser que franchement, un petit coup de repassage ne lui ferait pas de mal. Dans ces cas-là, on pense à voix basse. C’est tout…

La clé de la confiance en soi: L’action.

La confiance en soi ne s’obtient pas uniquement grâce aux mots.

Il est des gens qui ont acquis une confiance en eux très jeunes grâce à des parents formidables qui les ont regardés comme s’ils étaient la huitième merveille du monde.

Mais si vous vous retrouvez face à cet article c’est que ça n’est pas votre cas.

Malheureusement, beaucoup d’entre nous ont eu à essuyer les maladresses de nos géniteurs. Entre leurs coups de sang ou ils laissaient parfois échapper un « t’es nul ! », Papa qui a déserté la maison, nous laissant penser que c’est peut-être de notre faute  (Barney Stinson en a fait son fond de commerce) et Maman qui avait tant à faire avec le petit dernier si mignon qu’elle nous considérait comme «assez grand pour se débrouiller tout seul, le micro-onde, c’est pas si compliqué ».

Alors on est tous tentés de se tourner vers maman, de pointer vers elle un doigt accusateur et de lui jeter en pleine figure notre mal-être et les conséquences que son éducation a eu sur notre vie.

Identifier les racines de votre manque de confiance en vous, c’est bien. C’est même nécessaire parce que cela permet de comprendre que l’image que vous avez de vous-même est fondé sur… rien.  Ce n’est pas parce que votre famille disait toujours que « les maths c’est pas ton truc » que cela signifie que vous n’avez pas les capacités pour résoudre une équation.

Si cela peut vous rassurer il est tout à fait possible d’atteindre le même niveau de confiance en soi que ces chanceux qui ont toujours été encouragés. Mais les gens se trompent de méthode.

On a tous essayé cette séance d’auto-persuasion face à son miroir, à se répéter qu’on « peux le faire » que ça soit réussir un entretien d’embauche, ne pas vomir sur les chaussures de cette ravissante brune qui a accepté un rencard, ou préparer un porc aux morilles à belle-maman.

On a aussi tous essayé la playlist de chansons qui disent que « t’es trop super, tu vas y arriver » et ça peut être efficace de façon ponctuelle et couplé à d’autres mesures. Mais le temps passé devant la glace ou en train de chanter à tue-tête « Eye of the Tiger ! » à travers la maison est du temps que vous pourriez mettre à profit de façon plus efficace.  A réviser votre CV, à potasser votre recette de cuisine ou encore à chercher un pub sympa et un peu atypique ou l’inviter.
Je vais vous affranchir une fois pour toutes. Le secret de la confiance en soi n’est pas une formule magique répétée dans sa salle de bain, ce n’est pas ce porte-bonheur acheté sur un marché en Vendée estampillé « Made in China » (Si vous le perdez, vous n’êtes pas sortis de l’auberge).

Le secret, c’est l’action.

On est ce que l’on fait : Les rapports de causes à effets pris dans le mauvais sens.

En principe nos actes sont le résultat de notre personnalité. On est généreux, donc on va donner nos vêtements à la croix rouge. Et ces actions vont être la preuve concrète de nos traits de caractère.  Quelqu’un que vous allez faire rire va en conclure que vous êtes marrant. Et si vous  dépannez Martine de votre carte de cantine, elle va en déduire que vous êtes gentil.

Il est tout à fait possible de prendre l’équation dans l’autre sens : On donne à la croix rouge. Donc on va s’apporter une preuve de notre générosité. Donc on va intégrer la générosité comme un trait de caractère qui nous est propre.

Pour reprendre l’exemple donné dans mon article sur « l’auto-sabotage » : Ce n’est pas parce que je suis sportive que je fais du sport. Etre « sportif » n’est pas un trait de personnalité inné et immuable. C’est le fait d’avoir débuté le sport qui m’a permis de m’approprier l’adjectif « sportif ». Je l’ai adopté lors de ma dernière visite médicale, au moment où j’ai dû répondre à des questions sur mon hygiène de vie.

Le médecin à pris son stéthoscope et répliqué « effectivement, vous avez un cœur de sportive ». Le mot était lancé. C’était la première fois qu’on me l’attribuait. Et il s’est imprimé dans mon esprit comme une de mes caractéristiques.

Cet exemple, en dehors du bien qu’il fait à mon égo, est là pour illustrer ma théorie selon laquelle « l’action crée le caractère ».  C’est en accomplissant des choses en adéquation avec une bonne image de vous que vous acquerrez cette image positive.

Vous voulez être généreux ? Soyez-le. Faites des petits cadeaux, soyez présent pour vos proches, agissez de façon désintéressée. Rien ne vous en empêche ! Vous voulez être déterminé ? Ayez des actions de personnes déterminées : N’abandonnez pas vos objectifs,  ne vous démontez pas face aux difficultés et réitérez vos tentatives après un échec.

Même l’humour est une qualité qui se cultive ! Peut-être nécessite-t’elle des efforts plus soutenus sur la durée, mais il est tout à fait possible de « devenir » quelqu’un de drôle.  Il en est de même pour le charisme, l’ouverture d’esprit ou l’honnêteté.

Bien.

Imaginons que tout le monde, y compris vous-même, vous qualifie de feignant et que cela vous mine le moral. Si vous avez décidé d’agir en vous levant tôt et en effectuant des travaux de longue haleine, vous serez en mesure d’apporter des preuves, à vous comme aux autres, de votre caractère bûcheur : « Comment ça feignant ? Qui est resté jusqu’à minuit seul au bureau à boucler le dossier tirage-de-cheveux ? Hein ? ». Bah c’est vous. Vous êtes un bosseur et ce dossier de 43 pages hors annexes prêt dans les temps est là pour en attester.

Il en est de même pour la gentillesse. Si vous êtes réputés et intimement persuadé de « ne pas être sympa ». Comportez-vous comme quelqu’un de gentil. Souriez, intéressez-vous aux autres, rendez-leur service, souhaitez-leur un joyeux anniversaire.

Qui pourra encore vous traiter de con / conne dans votre service au boulot quand vous serez arrivé avec une tournée de croissants ?

Et plus vous vous apporterez des preuves de ce dont vous êtes capable et plus votre confiance en vous augmentera. Si vous êtes convaincus que vous « ne terminez jamais ce que vous débutez » Au bout du trois ou quatrième défi relevé jusqu’au bout, cette conviction ne sera plus fondée.

Les actions que l’on va commettre auront des répercussions sur l’estime en soi.

Ce que vous ferez sera cumulable, un peu comme les points de votre carte Total (sauf qu’une belle estime de soi est un bien meilleur cadeau qu’un service 24 pièces en porcelaine. Ou alors chacun ses priorités…).

Un peu comme ceci :

Actions

Image de soi

Passer son jour de l’an à servir la soupe aux sans-abri Han mais je suis la personne la plus altruiste du monde ! Et puis ce petit vieux a l’air adorable, et s’il avait des dents, sont sourire serait l’ultime source de reconnaissance qui illuminerait ma soirée (mais faut pas pousser)
+ 30 points
Préparer sa thèse avec soin et rigueur : Je suis tellement assidu et doué! Cette thèse, c’est mon bébé, mon fils, ma bataille.
+20 points
Larguer sa copine par SMS Je suis une pourriture dépourvue de testicules…  
-10 points
Courir le semi-marathon Cette endurance, cette grâce, même pendant l’effort. Je suis « l’homme aux 15 kilomètres ».
+25 points
Reposer ce sachet de bonbons Je suis determinatoooooor !
+5 points

Vous avez saisi le principe.

Une autre chose à faire lorsque vous aurez accompli de bonnes choses : félicitez-vous. Prenez le temps de vous dire que vous êtes quelqu’un de bien et que vous êtes capable du meilleur.

Non ce n’est pas de l’autosuffisance. C’est prendre conscience de sa valeur, de ses capacités et de ses qualités. Complimentez-vous comme vous complimenteriez un ami qui aurait fait ce que vous venez de faire. Car cela est le Leitmotiv dans mes articles : Avoir confiance en soi c’est aussi agir comme étant son propre meilleur ami.

Bien-sûr, il ne s’agit pas d’étaler ses exploits à qui passe par là (encore que, il m’arrive de ne pas me gêner, toutes proportions gardées, ça fait toujours du bien). Mais de relever leurs caractères exceptionnels ou du moins positif. Parce que ces actes font partie de vous et signent votre personnalité.

[Pratique] Faites votre Wish-list: ce que vous voulez vraiment.

A l’heure où j’écris cet article, Noël approche et le mot « Wish List » se dégaine comme on dégainait le mot « Buzz » y a encore 6 mois.

Et comme je  suis un peu une version Do It Yourself du père-Noël, je vais vous proposer de me rédiger une liste un peu particulière. Cette liste se situe entre la liste de cadeaux et celle des bonnes résolutions.

Mais la personne qui va vous gâter… C’est vous-même.
C’est un conseil que j’ai péché dans un vieux bouquin d’Anthony Robbins (Le genre vendu à 7,50 € à la Fnac), avant de découvrir qu’il était le secret de réussite de beaucoup de gens célèbres (Y a pas que Steve Jobs dans la vie).

Je l’ai appliqué dans un moment particulier de mon existence et cela  m’a plutôt réussi.

 « Si vous étiez sur de ne traverser aucun échec, qu’aimeriez-vous faire de votre vie ?… »

C’est une question que m’avait posé un coach en personal branding et c’est la question que vous posent tous les bons bouquins de développement personnel. Si vous rêviez votre vie, à quoi ressemblerait-elle ?

C’est à votre tour de prendre un papier et un stylo et de faire votre propre Wish List. Notez-y l’endroit où vous voulez vivre, qui fera partie de cette vie, votre situation amoureuse et professionnelle. Ainsi que toutes les petites choses que vous espèreriez acquérir avec le temps. Même les plus insignifiants (comme des jolis ongles ou la maitrise de plus de trois accords à la guitare).

Ne vous censurez pas ! Si vous avez envie de  devenir le meilleur joueur de Poker de tous les temps ou l’inventeur du dénoyauteur électrique avec système Bluetooth qui le relie avec votre téléphone, notez-le

Et si vraiment vous avez peur de ne pas l’assumer, cachez-là où personne n’ira la chercher.

Et relisez-là souvent.

Parmi les éléments de cette liste, déterminez :
– Les points les plus importants
– Les non-négociables
– Ceux pour lesquels vous êtes capables de concessions, voire quelques alternatives,
– Et ceux que vous avez déjà. (Si par chance vous avez déjà rencontré l’amour de votre vie, vous pouvez aussi le garder).

Faire cette liste ne signifie pas forcément tout plaquer pour tenter sa chance à Broadway. Mais juste cerner ses vrais désirs et déterminer le chemin à suivre pour être plus heureux.

Il est très important d’être précis.  Tout simplement parce que visualiser clairement votre réussite vous permettra de la reconnaitre.

Deux actions possibles après avoir rédigé cette wish List :

Parce que cet exercice n’a aucune utilité  si elle n’entraine pas d’action concrète. Même la plus discrète. Quitter le confort d’une vie dont on est habitué (même si elle ne nous convient pas) est une démarche très délicate et effrayante. Mais il n’y a pas de secret : L’action est l’unique clé du succès. Un pas en avant entraine toujours un déséquilibre mais il est nécessaire pour avancer. Alors au boulot !

La  méthode radicale « Eye of the Tiger ! » :

Cette méthode est particulièrement efficace quand il est question de réaliser de gros défis. Comme de perdre 20 kilos, monter sa boite, ou se dépatouiller d’une situation financière désastreuse. Mais cette méthode, pour fonctionner, ne se contentera pas  de l’unique Wish List. Elle sera accompagnée d’un  plan complet avec les actions à mettre en place, les délais, et les plans B.

Prenez chaque détail de ce qui sera désormais le  «projet vous-même ». Décortiquez chaque objectif. Déterminez le temps nécessaire pour le réaliser. Imaginez une ou plusieurs façons d’arriver à votre but.  Une fois ces actions notées, éteignez cette télé et décidez que toutes vos actions devront tendre vers votre épanouissement. Ça peut vous sembler compliqué à faire, mais croyez-moi, le plus dur, c’est de se lancer.

Un petit conseil qui a son importance en cas de gros chantiers : Un seul combat à la fois. Valider sa période d’essai en plein régime Dukan tout en passant son permis et en cherchant un appartement ne vous fera pas avancer plus vite (croyez moi, j’ai testé, et tout ce que j’ai récolté, c’est un malaise dans des escaliers en colimaçon dont mon coccyx se souvient encore.).

La méthode plus douce du « pas à pas »

Celle que j’ai adopté lorsque les défis me faisaient peur. A utiliser lorsque vous supportez tout-de-même votre situation actuelle ou que l’idée de l’échec  vous tétanise.
Il s’agit de mettre en place au fur et à mesure des petites habitudes et de prendre des  décisions de faibles portées, mais qui vous dirigeront vers la bonne direction. Comme de remplacer systématiquement le sucre par de la Stevia, de prendre les escaliers à la place de l’ascenseur, de se lancer dans un hobby en corrélation avec notre ambition professionnelle (j’ai écrit sur un site communautaire durant trois ans avant d’en faire mon métier).  Ou prendre une demi-journée « salle de bain » durant laquelle on ne s’occupera que de soi.

Le but du jeu est de se donner des objectifs atteignables qui seront autant de petites victoires. Et ces victoires vous mettront en confiance. Pour devenir une sorte de « version améliorée de vous-même »

Vous serez surpris des résultats obtenus avec des petites mesures comme : prendre le temps de préparer sa journée de demain, dormir avec de la crème dans les cheveux (notamment si l’un de vos objectifs à long terme est de vous transformer en bombe).

Décidez d’être ce que vous voulez. Le double avantage de cette Wish-List

La plus formidable leçon de cette liste est : vous avez un plus grand pouvoir d’action que vous ne pouvez l’imaginer. Et chacune de vos actions, qu’elle soit exceptionnelle ou basique entrainera un résultat.  Ces résultats vous rassureront sur le fait que vous êtes en mesure de prendre votre vie en main.

La deuxième morale de l’histoire est : On va plus vite lorsque l’on sait où l’on va. Si vous savez que votre grande aspiration, c’est d’aider les autres, vous serez plus enclin à tiquer le jour où l’on vous proposera un job de contrôleur de gestion qui n’aura aucun rapport avec vos envies. Car prendre une décision en désaccord avec votre liste créera une dissonance cognitive. La dissonance cognitive est un sentiment de mal-être dû au fait que vos actions et vos actes soit en contradiction. Cette dissonance sera votre « puce à l’oreille » quand vous aurez des choix à faire.  Et à contrario, lorsque vous entendrez parler de cette mission-cadeaux-de-Noël-pour-les-démunis dans votre quartier, votre esprit fera le lien avec cette Wish List.

C’est plus ou moins conscient.  Mais imprimer cette liste comme un but à atteindre est déjà un pas vers une vie qui vous ressemble.  Et trouver sa place sur cette planète, ça n’a pas de prix.